lundi 26 janvier 2015

Conseils pratiques pour la cinquième saison

La cinquième saison est en correspondance avec la rate et l’estomac, les deux principaux piliers de la digestion. D’où la nécessité, à cette période, d’être beaucoup plus vigilant sur la qualité de cette dernière. Comment ? En allégeant son corps autant que son esprit. Ces quelques principes clés de la philosophie de bonne santé chinoise, ou yang sheng, permettront à chacun de traverser avec plus de légèreté cette cinquième saison. 
Tout ce qui vient de l’extérieur doit être « digéré » par l’organisme. Les aliments, bien sûr, mais également l’air que l’on respire, les matières que l’on touche, les images que l’on voit, les sons que l’on entend. Aujourd’hui, la surabondance d’informations et de choix à faire pèse et épuise l’énergie de la rate et de l’estomac. La médecine chinoise conseille des gestes simples pour retrouver l’harmonie et tonifier son Qi pour améliorer sa capacité d’assimilation et de transport des nutriments.
C’est le moment de :

L'alimentation dans la cinquième saison

S'alimenter selon les principes taoïstes à l'intersaison
La régulation interne (de notre organisme) est en rapport avec le principe central de la théorie taoïste. Toute chose nait du vide et c'est du vide qu'est issue l'énergie qui meut l'univers. Le vide avec lequel un taoïste cherche à devenir intime, à fusionner, n'est pas liée au phénoménal, il le précède et l'engendre, c'est pourquoi on l'appelle "le vide", "le non être". Bien que la nature du « vide » n'ait donc rien à voir avec les notions d'espace, de vide ou de plein, dans le concret cependant, le vide ressenti physiquement, la vacuité interne (les vacances de notre organisme), lui permettent de rester au centre des événements. C'est pourquoi il est toujours recommandé, considérant ce principe, d'entretenir une part de vide dans bien des activités humaines. C'est une pratique de modération, extrêmement bénéfique, qui fait que l'on se retrouve toujours heureux d'obtenir moins qu'il n'est possible d'avoir !
Dans l'alimentation, cette modération par le vide prend principalement deux aspects :  Ne pas manger jusqu'à éprouver la satiété et jeûner régulièrement.
Toujours manger un peu moins que sa faim ou que son appétit, c'est garder un espace vide pour inviter le non-être à prendre place au centre du processus de transformation conduisant les opérations de digestion et d'assimilation. Biologiquement, cela permet aussi tout simplement aux organes digestifs de n'être pas toujours pleins, et donc de ne pas s'épuiser en s'activant sans arrêt pour assurer leurs fonctions. Car si le bol alimentaire remplit complètement l'estomac, celui-ci ne peut se vider complètement et renouveler son énergie propre avant la prochaine prise de nourriture. Ensuite, ce sont les intestins qui se retrouvent surchargés et qui n'arrivent plus à assimiler convenablement, d'une part, et à rejeter, de l'autre.
Ne pas manger jusqu'à plus faim est une attitude saine pour le quotidien, mais une autre pratique, toute aussi salutaire, est celle des régimes spécifiques d'intersaisons. A la fin de chaque saison, l'énergie du mouvement lié est normalement épuisée et doit laisser la place à celle du mouvement suivant.

Action des aliments sur notre corps selon la diététique chinoise

L'analyse de la classification chinoise des aliments, par nature et par saveur, précise de manière significative leur action sur notre corps .

·       Le froid refroidit l'estomac, les intestins et, par voie de conséquence, le corps entier. Il rafraichit le corps et apaise, amis aussi, il ralentit, contracte et peut entrainer la stagnation.
Quelques aliments de nature froide ou fraîche : haricots verts, orge, avoine, sarrasin, tofu (fromage de soja), concombre, aubergine, épinard, tomate, oseille, bette, cresson, pousse de bambou, poire, orange, citron, pomme, kiwi, banane, pastèque, fraise, mûre, menthe, blanc d'œuf, lapin, crabe, huitre, coque.
 

·       Le chaud apporte de la chaleur dans l'estomac et dans tout le corps. IL combat la frilosité et la rétention d'eau. Consommé en grande quantité, le chaud assèche, active et agite.
Quelques aliments de nature chaude ou tiède : gingembre, oignon, échalote, ail, poivre, piment, cannelle, coriandre, basilic, carotte, asperge, persil, poireau, navet, potimarron, céleri, jujube, raisin, miel, noix, châtaigne, cerise, bœuf, poulet, mouton, thon, crevette.
 
·       La nature neutre, harmonisante, n'engendre pas de réaction extrême de l'organisme. Elle peut être consommée quotidiennement.
Quelques aliments de nature neutre : riz, blé, maïs, millet, sésame, azukis (petits haricots rouges), petits pois, chou vert, pomme de terre, igname, patate douce, porc, canard, mirabelle, abricot, figue, calamar, carpe.

dimanche 25 janvier 2015

Le Qigong a de nombreux bienfaits pour les individus souffrant de cancer

Une équipe Australienne a découvert que la participation à un programme d’exercices de Qigong a de nombreux bienfaits sur la santé de patients atteints de cancer.
 
Quatre vingt un patients ont été répartis au hasard dans 2 groupes distincts : un groupe témoin recevant des soins habituels et un groupe dit d’intervention participant à un programme de 10 semaines de Qigong Médical (QM) : une combinaison d’exercices et de méditation.
 
 Les membres du groupe QM ont eux mêmes noté une amélioration significative de leurs fonctions cognitives et de leur qualité de vie, observations non notées sur le groupe témoin. De plus, on note sur le groupe QM un niveau réduit de la protéine réactive C dans le sang : un biomarqueur de l’inflammation.

(Effect of medical Qigong on cognitive function, quality of life, and a biomarker of inflammation in cancer patients: a randomized controlled trial. Support Care Cancer. 2011 Jun 19.

Le Qi gong aide les physiothérapeutes à lutter contre le « burn-out », l'épuisement professionnel

Une étude préliminaire réalisée au Portugal suggère qu’une pratique courte et quotidienne de Qi gong peut être un outil efficace pour l’autogestion de l’épuisement professionnel chez les physiothérapeutes. 

vendredi 23 janvier 2015

La Saisonnalité selon le calendrier solaire chinois

La rotation de la terre autour du soleil entraîne des changements de saison et stimule les mouvements métaboliques de l'organisme en affectant l'activité énergétique des organes et méridiens du corps.
Les quatre phases primaires
D'après la légende, en 2254 avant notre ère, l'Empereur Yao aurait ordonné que l'on définisse précisément les quatre saisons solaires afin que les fermiers de l'empire puissent établir les périodes de semence. C'est en distinguant les équinoxes et les solstices que les "Quatre Phases primaires" furent définies.

Quand le soleil se lève, la chaleur augmente et l'énergie se déploie, chauffant l'atmosphère; ce processus énergétique est symbolisé par le feu.  Quand le soleil se couche, la chaleur diminue et l'énergie s'évanouit. Ce processus énergétique est symbolisé par l'eau.

C'est en observant que la lumière est liée à la chaleur (yang) et l'obscurité au froid (yin) que les anciens Chinois ont divisé l'année en quatre pics de transition en fonction des saisons, qui correspondent également aux quatre phases principales de la journée.
L'année se répartit donc en deux parties essentielles puis en quatre parties complémentaires correspondant au  Shao Yang Petit (Jeune) Yang : Printemps; au  Tai Yang Grand Yang : Eté ; au Shao Yin Petit (ou Jeune) Yin : Automne et au  Tai Yin Grand Yin : Hiver. 
Deux saisons sont Yang : Printemps et Eté,
Deux saisons sont Yin : Automne et Hiver. 
Comme l'indique l'ancien Calendrier des rites, ces quatre passages ont une grande importance.
Les quatre directions primaires (Nord, Sud, Est et Ouest) sont connues sous ce nom des "Quatre phases primaires" et correspondent à nos quatre saisons : l'hiver, l'été, le printemps et l'automne. Chaque saison solaire est associée à certains changements atmosphériques, qui entraînent des conditions météorologiques spécifiques.

jeudi 22 janvier 2015

Les caractéristiques de la cinquième saison

La terre représente plusieurs choses dans la philosophie et médecine chinoise :
1.  5ème direction, le centre
Comme nous l’avions vu dans l’article sur le « concept des cinq mouvements », pour les chinois, il n’y a pas quatre directions ou orientations spatiales, il y en a cinq. Parce qu’il faut toujours un repère au milieu, le centre, qui est aussi une direction pour les chinois.  En effet, les quatre saisons –éléments placés sur un cercle selon les points cardinaux (le printemps et le bois à l’est, l’été et le feu au sud, l’automne et le métal à l’ouest, l’hiver et l'eau au nord) supposent un observateur central qui voit le soleil se lever à l’est le matin, culminer à midi en plein sud et se coucher le soir vers l’ouest. Cet observateur en déduit que derrière lui se trouve le nord qui correspond au plus profond de la nuit et à l’hiver.