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dimanche 15 décembre 2024

Le diabète du point de vue de la médecine occidentale

En médecine occidentale, le diabète (du latin « diabètes mellitus ) est une maladie chronique métabolique caractérisée par l'insuffisance relative ou absolue de sécrétion d'insuline par le pancréas, ce qui provoque des problèmes dans le métabolisme du glucose entraînant une glycémie anormalement élevée (hyperglycémie hyperosmolaire (hyperglycémie sévère, déshydratation extrême, augmentation de l'osmolalité plasmatique et altération de l'état de conscience) et prolongée dans le sang. 

Cette hyperglycémie peut entraîner des symptômes communément appelés « les quatre P » :polyurie (mictions fréquentes et abondantes), polyphagie (appétit excessif),polydipsie (soif excessive), une perte de poids et des urines troubles et sucrées.

Le diabète survient principalement pour deux raisons : soit le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline, soit les cellules ne sont pas sensibles à l’insuline.

La maladie est diagnostiquée lorsque le niveau de glucose dans le sang reste trop élevé. Le taux moyen de sucre est de 1 g par litre de sang, mais il est loin d’être constant. Après avoir mangé, la glycémie peut grimper jusqu’à 1,2 g, puis en principe elle revient à un niveau normal quelques heures plus tard grâce à l’action régulatrice de l’insuline. L’insuline est cette hormone sécrétée par le pancréas qui agit comme une clé chimique qui facilite l’entrée du glucose dans les cellules, là où il est utilisé comme carburant.

Le prédiabète se caractérise par des anomalies ponctuelles de la tolérance aux glucides (glucose ou saccharides), déclenchées par certaines situations de surcharge glycémique, de stress, etc. Le diabète léger est asymptomatique et est généralement découvert lors d'examens médicaux de routine.

Le diabète survient lorsqu’il y a un défaut de fabrication de l’insuline ou lorsque la cellule devient insensible au signal de l’insuline. Chez beaucoup de personnes, le problème commence par une résistance à l’insuline dans le foie. Le foie continue à fabriquer du glucose même quand il y en a déjà trop dans le sang,  libère donc du sucre pendant la nuit. Résultat : 👉 la glycémie à jeun augmente progressivement.

Le pancréas (qui produit l’insuline) tente de compenser en fabriquant de plus en plus d’insuline. ¨Pendant plusieurs années, la glycémie peut rester presque normale. Mais au bout d’un certain temps , les cellules du pancréas s’épuisent, la glycémie devient trop élevée, le diabète apparaît officiellement.

Certains chercheurs disent aujourd’hui que le diabète de type 2 est souvent d’abord une maladie du foie avant d’être une maladie du pancréas.


Du point de vue de la médecine occidentale, il existe deux types de diabètes sucrés : le diabète de type 1 (diabète dit « juvénile » ou « insulinodépendant ») et le diabète de type 2 (diabète dit « de l'âge mûr » ou « non insulinodépendant »).

1.  Diabète de type 1, insulinodépendant absolu (ou diabète juvénile ou à début précoce): généralement héréditaire, ce type de diabète représente près de 6 à 8 % % des cas. une maladie auto-immune qui survient durant l'enfance et qui détruit les cellules du pancréas responsables de la production d’insuline. On l’appelle aussi « diabète insulinodépendant », car pour compenser la défaillance du pancréas, des injections d’insuline sont nécessaires à vie.

On ignore actuellement la cause de ce type de diabète

.L'insuline est une hormone qui permet au glucose de pénétrer dans les cellules pour leur fournir de l'énergie. En l'absence d'insuline, la glycémie est trop élevée et, à terme, cette hyperglycémie peut entraîner de graves problèmes cardiaques, oculaires, rénaux, nerveux, gingivaux et dentaires.

Il est causé par une insuffisance, voire une absence d'insuline due à un déclin du nombre de cellules présentes dans les îlots de Langerhans produisant cette hormone (ce déclin est souvent causé par une maladie auto-immune génétique, le plus souvent déclenchée par une infection virale), quand bien même les cellules-cibles contiennent des récepteurs de l'insuline. Cette maladie survient généralement avant l'âge de 20 ans et persiste tout au long de la vie. La prise d'insuline est nécessaire pour survivre. 

Une déficience d'insuline va accélérer la dégradation des réserves de lipides du corps, résultant de la production des acides organiques appelés « corps cétoniques ». Cela crée une forme d'acidose nommée « acidocétose (taux élevés d'acides dans le sang appelés corps cétoniques)» qui fait baisser le pH du sang et peut entraîner la mort. Le catabolisme des protides et des lipides entraîne également une perte de poids.

Lorsque les lipides sont transportés dans le sang depuis leurs zones de stockage vers les cellules, les particules lipidiques se déposent sur les parois des vaisseaux sanguins, entraînant une athérosclérose et des problèmes cardio-vasculaires (cardiopathie ischémique, et à long terme une insuffisance cérébrovasculaire (AVC), des maladies cardiovasculaires, maladie artérielle périphérique, et gangrène).

Les diabètes peuvent éventuellement provoquer des lésions au niveau des vaisseaux sanguins des Reins, entraînant un grave dysfonctionnement rénal, l'insuffisance rénale chronique, 

De plus, le diabète peut provoquer des lésions des vaisseaux sanguins situés au niveau de la rétine et entraîner une perte de la vision liée à des cataractes ou une vision floue.

2. Diabète de type 2, non insulinodépendant ou diabète de l'adulte: ce type de diabète est de loin le plus fréquent et représente près de 90 % des cas et survient fréquemment chez des patients en surpoids. 

La différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 réside dans le fait que, chez les personnes atteintes de diabète de type 1, l'organisme a perdu la capacité de produire de l'insuline suite à la destruction des cellules des îlots de Langerhans du pancréas.

La maladie progresse sournoisement, généralement après 40  ans, mais de plus en plus de personnes jeunes, parfois même avant 20 ans, sont touchées.

Dans le diabète de type 2, le pancréas produit de l’insuline, mais le problème, c’est que les cellules ont perdu leur capacité à répondre correctement aux signaux. 

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique. Il se caractérise par une hyperglycémie, principalement due à une résistance anormale (les cellules ne répondent pas normalement à l'insuline), alors que le pancréas lui-même est sain et à une production insuffisante d'insuline, à mesure que la maladie progresse.

Le diabète de type 2 est causé, entre autres, par une consommation excessive d'aliments riches en acides gras trans (graisses saturées hydrogénées industriellement). 

Selon certaines études, l'obésité est la principale cause de cette résistance à l'insuline (qui survient lorsque les cellules des muscles, du tissu adipeux et du foie répondent mal à l'insuline et absorbent difficilement le glucose sanguin). En conséquence, le pancréas produit davantage d'insuline pour faciliter l'entrée du glucose dans les cellules. Le sucre s’accumule donc dans la circulation sanguine. En réaction, le pancréas s’évertue à fabriquer tant et plus d’insuline et progressivement, il finit par s’épuiser complètement. 

On parle aussi de diabète gras, du fait de son lien étroit avec l’obésité, et des modifications radicales du régime alimentaire et de l’hygiène de vie sont indispensables pour retrouver le contrôle de la glycémie. Ses causes résultent de l'interaction de facteurs liés au mode de vie, à l'environnement et à la génétique.

On peut le maîtriser grâce à un régime alimentaire et un exercice physique régulier. Chez ce type de diabétiques, les symptômes cliniques sont généralement bénins.

Des facteurs pathogènes comme des prédispositions génétiques, un stress lié à l'environnement dans lequel le patient évolue, l'alimentation, l'obésité et la consommation d'alcool, peuvent être la cause d'un diabète de type 2.Ces personnes souvent de fatigue et de léthargie.

De nos jours, la majorité des patients atteints de diabète de type 2 sont en surpoids ou obèses. Cela semble contradictoire avec l’apparence du patient, qui présente souvent une constitution obèse et un métabolisme faible, signes qui correspondraient à un excès de Yin et à un vide de Yang.

Cependant, les patients atteints de diabète à un stade précoce ont en fait un métabolisme hyperactif qui ne fournit pas d’énergie utile. Par conséquent, les nutriments ne sont pas utilisés avec succès, la faim persiste, le sucre se déverse dans l’urine, la soif se développe et il peut y avoir une transpiration facile.

3. Les principaux symptômes d’un diabète de type 3 sont un surpoids dû à une résistance à l’insuline assez marquée. Parmi chaque groupe découvert par les scientifiques, le diabète de type 3 est celui qui a l’insulino-résistance la plus élevée. Mais s’il existe une relation avec la maladie d’Alzheimer, ce n’est pas sans raison.

Lorsqu’on regarde l’activité du cerveau, on s’aperçoit que chez les personnes souffrant de cette pathologie, le métabolisme du sucre dans le système cérébral est anormal, c’est-à-dire qu’il est ralenti par rapport au cerveau des personnes saines.

De plus, on retrouve également ces signes chez les personnes ayant une prédisposition à la maladie.

On peut alors constater une chose : il y a une corrélation entre la Maladie d'Alzheimer et la difficulté d’utilisation de la glycémie au niveau cérébral. Aujourd’hui, il est même considéré comme étant le “diabète du cerveau”.

Côté alimentation, la priorité est d’adopter un régime pauvre en calories pour perdre du poids, d’éviter les mauvais glucides : céréales raffinées, sucreries, aliments industriels et de favoriser la consommation de fibres, légumes, fruits, noix et graines, etc.

Il est également indispensable de pratiquer une activité physique pour renforcer la masse musculaire. L'activité physique est essentielle dans le traitement du diabète. Elle aide à réguler la glycémie, réduit le risque de complications et améliore la qualité de vie des personnes atteintes de diabète

Voici les types d'activités recommandées pour les personnes diabétiques:

  • Activités de longue durée à effort modéré: marche à pied, monter les escaliers, mouvements réguliers.
  • Exercices en aérobie: marche rapide, natation, danse.
  • Exercices d'effort intense à courte durée: musculation.
  • Exercices de souplesse: étirements et stretching

Si ces mesures s’avèrent insuffisantes et au fur et à mesure que la maladie progresse, un traitement avec des médicaments qui font baisser la glycémie ou de l’insuline est instauré.

Un diabète peut aussi apparaître au cours de la grossesse et disparaît généralement après l’accouchement, mais peut augmenter le risque de développer un diabète de type 2 plus tard. On parle alors de diabète gestationnel. Il nécessite une surveillance accrue (risque d’hypertension chez la mère, d’accouchement compliqué…) et disparait en général après l’accouchement. S'il n'est pas traité, il peut se transformer en diabète pour vous et votre bébé.

Les complications du diabète

Le diabète est une maladie grave qui ne doit pas être ignorée, car éviter un traitement peut avoir des effets néfastes voire mortels par exemple une maladie cardiaque  ou un accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale, infections. Si le diabète fait si peur, c’est que ses complications sont dangereuses.

Le premier traitement du diabète est le contrôle de la glycémie par la médication, car si la glycémie est trop élevé, il peut s'ensuivre d'horribles complications. Même si la glycémie n'est pas trop élevée, mais qu'elle est instable, en raison des énormes fluctuations de la glycémie, cela peut également entraîner des complications, car la fluctuation de la glycémie pourrait endommager les parois cellulaires des vaisseaux sanguins et affecter le fonctionnement normal du système nerveux autonome. L'hypoglycémie pourrait être dangereuse, en particulier pour les personnes âgées ou les personnes avant un long historique d'hyperglycémie. Le taux de glycémie doit être abaisser régulièrement 

Sans traitement, l’espérance de vie d’un diabétique est courte car après quelques années, les déséquilibres de la glycémie ont des conséquences terribles pour l’organisme.

  • L’excès de sucre dans le sang abîme la paroi des vaisseaux sanguins et les nerfs, ce qui provoque des répercussions sur différents organes :
  •  Les plaies ne cicatrisent plus, avec des risques d’ulcération et d’amputation de l’extrémité des membres, surtout des orteils et des pieds.
  • Les atteintes aux nerfs (neuropathies) entraînent des douleurs de toutes sortes, du simple fourmillement aux douleurs qui remontent le long des membres, une cicatrisation lente et des démangeaisons cutanées.
  • Les diabétiques ont 2 à 4  fois plus souvent des troubles cardiovasculaires (infarctus et AVC).
  •  60  % des diabétiques ont des atteintes de la rétine et leur vue se détériore, pouvant aller jusqu’à la cécité. Ils souffrent aussi plus souvent de cataracte et de glaucome ou une vision floue.
  •  Les reins cessent peu à peu de fonctionner, ce qui conduit avec le temps à une insuffisance rénale chronique.

  • Des maux de tête

  • Une faiblesse musculaire


Diabète : un tiers des Français à risque élevé

Le diabète est devenu l'une des maladies les plus répandues dans les pays développés et la troisième en matière de létalité. 

Les experts en diabétologie ont de quoi être inquiets. La maladie progresse inexorablement en France et à travers le monde, avec une tendance croissante à un âge de plus en plus précoce. Elle commence à être observée chez les adolescents voire les enfants !

Les derniers chiffres publiés par la Fédération internationale du diabète sont affolants :

  •  En 2019, un adulte sur 11 dans le monde (de 20 à 79  ans) était diabétique, d’ici 2045, l’on prévoit que ce sera un adulte sur 9.Dans le monde, le nombre de personnes atteintes du diabète a été multiplié par quatre depuis 1990, passant de 200 millions à plus de 800 millions en 2022.
  •  Le diabète pourrait être la 7e cause de décès d’ici 2030
  •  400 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour en France
  •   7 à 8 millions de français présente un risque. En France, en 2023, 4 à 4,3 millions vivent avec le diabète, soit environ 6,5 % de la population
Le diabète touchait jusque là plus fréquemment les personnes d’âge moyen et davantage les hommes que les femmes. 
Recommandations par la médecine occidentale pour le diabète

La gestion du diabète en médecine occidentale repose sur plusieurs piliers fondamentaux qui comprennent les modifications du mode de vie, la surveillance de la glycémie, les médicaments et l'éducation thérapeutique. Voici les principales recommandations :

1. Modifications du mode de vie
En médecine occidentale, les principaux traitements du diabète reposent sur l'alimentation.

Alimentation
  • Régime équilibré et sain : Consommer une variété d'aliments sains, incluant des fruits, légumes, grains entiers, protéines maigres et graisses saines. La consommation de protéines animales est augmentée au détriment des protéines végétales, ces dernières étant plus riches en acides aminés difficiles à assimiler par l'organisme. Réduction des produits ultra transformés (Exemples : plats préparés, fast-food, charcuteries industrielles, biscuits apéritifs), diminution des farines blanches. Souvent riches en sucres cachés, en graisses trans et en sel, ces aliments favorisent la prise de poids (surtout la graisse abdominale), ce qui augmente le risque de diabète.
  • Contrôle des portions : Veiller à la taille des portions pour gérer la consommation de calories et de glucides.
  • Glucides complexes : Privilégier les glucides complexes comme les grains entiers, les légumes riches en fibres (légumes, fruits, céréales complètes), et les légumineuses, tout en limitant les glucides simples .Les fibres ralentissent l’absorption des sucres et améliorent la sensibilité à l’insuline. Une alimentation pauvre en fibres accélère donc le risque de déséquilibre glycémique
  • Réduire les sucres rapide: Réduire la consommation de boissons sucrées, de desserts et d'aliments transformés contenant des sucres ajoutés. Suppression de certains types de sucres monosaccharides (dont les plus répandus sont le fructose et le glucose présents dans de nombreux fruits et légumes), ainsi que de disaccharides tels que le lactose, le saccharose et le maltose. Exemples : sodas, bonbons, pâtisseries, pain blanc, riz blanc. Ces aliments provoquent des pics de glycémie (taux de sucre dans le sang), forçant le pancréas à produire plus d’insuline. À long terme, cela peut entraîner une résistance à l’insuline, un facteur clé du diabète de type 2.
  • Index glycémique : Choisir des aliments à faible indice glycémique qui affectent moins rapidement la glycémie.
  • Elimination de la consommation de graisses de toutes sortes (Exemples : viandes grasses, fromages, beurre, crème). Ces graisses favorisent l’inflammation et la résistance à l’insuline, surtout en cas de surpoids.
Certaines personnes utilisent aussi des périodes de jeûne intermittent, sous suivi médical.

L'objectif est de parvenir à un poids normal et ne pas grossir . De plus, un corps bien nourri et apaisé permet d’avoir un sommeil réparateur. Le manque de sommeil et le stress chronique augmentent la glycémie via certaines hormones.

Perte de poids
Chez beaucoup de personnes, le diabète de type 2 est lié à un excès de graisse autour du foie et du pancréas.

Une perte de 10 à 15 % du poids peut parfois permettre au pancréas de retrouver une meilleure production d’insuline.Dans certaines études européennes, environ 40 à 50 % des patients récents ont obtenu une rémission.

Exercice physique

  • Activité régulière : Pratiquer au moins 150 minutes d'exercice d'intensité modérée par semaine, réparties sur plusieurs jours – au moins 30 minutes par jour d’activité régulière d’intensité modérée telle que de la marche rapide, du vélo, de la natation et et la perte de poids aidera à stabiliser les niveaux de sucre dans le sang . L’idée est donc de ne pas faire travailler de manière trop renforcée le cardio qui pourrait appeler à une surconsommation d’aliments pour combler la perte de calories..
  • Exercices cardiovasculaires : Marcher, nager, faire du vélo ou d'autres activités cardiovasculaires pour améliorer la sensibilité à l'insuline.
  • Renforcement musculaire : Inclure des exercices de résistance, comme la musculation, au moins deux fois par semaine pour améliorer la composition corporelle et le métabolisme du glucose.
Même 30 minutes par jour améliorent la sensibilité à l’insuline.

2. Surveillance de la glycémie

  • Auto-surveillance : Utiliser un glucomètre pour surveiller les niveaux de glucose sanguin à des moments clés de la journée (avant et après les repas, au coucher).
  • Objectifs glycémiques : Travailler avec un professionnel de santé pour déterminer les objectifs glycémiques spécifiques et ajuster le traitement en conséquence.
  • Hémoglobine glyquée (HbA1c) : Effectuer régulièrement des tests d'HbA1c pour obtenir une moyenne des niveaux de glucose sur les 2-3 derniers mois. L'objectif est généralement un HbA1c inférieur à 7 %.
La rémission est beaucoup plus probable si le diabète est récent (moins de 6 à 8 ans). Avec le temps, les cellules du pancréas s’épuisent davantage.

3. Médicaments

Médicaments oraux
Les résultats obtenus sont satisfaisants et dépendent du médicament choisi, des caractéristiques du patient, de la durée du traitement et d'autres facteurs, mais présentent des effets secondaires.

  • Metformine : Souvent le premier médicament prescrit pour le diabète de type 2. Il aide à réduire la production de glucose par le foie et à améliorer la sensibilité à l'insuline.
Effets secondaires les plus fréquents : troubles digestifs : diarrhée, nausées, ballonnements; goût métallique dans la bouche ; perte d’appétit

Effets plus rares :carence en vitamine B12 lors d’un traitement prolongé; très rarement une acidose lactique (complication grave mais exceptionnelle)

👉 C’est le médicament le plus prescrit car il est efficace et généralement bien toléré.
  • Sulfamides hypoglycémiants exemples : Gliclazide, Glimepiride): Stimulent le pancréas à produire plus d'insuline.
Effets secondaires possibles : hypoglycémies (chute du sucre dans le sang); prise de poids; fatigue, vertiges
  • Inhibiteurs des alpha-glucosidases (Acarbose, Miglitol) : Retardent l'absorption des glucides dans l'intestin après les repas. Comme ils agissent directement dans l’intestin, leurs effets secondaires sont surtout digestifs. Particularité intéressante : ces médicaments ont l’avantage de très peu passer dans le sang, ce qui limite les effets généraux sur l’organisme.
  • Inhibiteurs de la DPP-4 : Augmentent les niveaux d'incrétines, qui augmentent la production d'insuline après les repas et diminuent la production de glucose par le foie.

Insuline
L'insulinothérapie consiste à administrer de l'insuline pour abaisser la glycémie ; cette insuline est généralement d'origine porcine. 

  • Injection d'insuline : Utilisée pour le diabète de type 1 et parfois pour le type 2 si les autres traitements ne sont pas suffisants. Il existe différentes formules d'insuline, y compris les insulines rapides, à action intermédiaire et longues.
Effets secondaires possibles : hypoglycémie; prise de poids ; réactions au point d’injection.
Autres médicaments
  • Agonistes des récepteurs GLP-1 : Stimulent la sécrétion d'insuline et ralentissent la vidange gastrique.
Analogues du GLP-1 (exemples : Semaglutide, Liraglutide) : Effets secondaires fréquents : nausées; vomissements; digestion lente ;parfois perte d’appétit importante. Plus rarement : inflammation du pancréas.
  • Inhibiteurs des SGLT2 (exemples : Dapagliflozin, Empagliflozin) : Augmentent l'excrétion de glucose par les reins.
Effets secondaires : infections urinaires ou génitales ; déshydratation; baisse de tension ; rarement : acidocétose diabétique

Ces médicaments sont toutefois intéressants car ils protègent le cœur et les reins.

4. Éducation et soutien

  • Éducation thérapeutique : Programmes d'éducation pour aider les patients à comprendre le diabète, ses complications, et comment le gérer efficacement.
  • Support psychologique : Conseils et soutien psychologique pour aider à faire face au stress et aux défis émotionnels liés au diabète.
  • Suivi régulier : Consultations régulières avec des professionnels de santé pour ajuster le traitement et surveiller les complications.

5. Prévention et gestion des complications

  • Examen des pieds : Surveillance régulière des pieds pour prévenir les ulcères et les infections.
  • Contrôle de la pression artérielle : Maintenir une pression artérielle dans les limites recommandées pour réduire le risque de complications cardiovasculaires.
  • Contrôle des lipides : Gestion des niveaux de cholestérol et de triglycérides pour prévenir les maladies cardiaques.
  • Soins des yeux : Examen annuel des yeux pour prévenir et traiter la rétinopathie diabétique.
  • Soins des reins : Surveillance régulière de la fonction rénale pour prévenir la néphropathie diabétique.
Comme fumer augmente le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires, il est recommandé de s’abstenir de fumer 

Un effet de l’activité physique indépendant de la diététique
Dans les études c’est l’effet combiné de la diététique et de l’activité physique qui a été étudié.

Seule l’étude chinoise (Da Qing IGT and Diabetes Study) (3) a étudié un groupe exercice seul puisque les sujets avaient été randomisés en 1 groupe témoin et 3 groupes bénéficiant d’une prise en charge active avec soit : diététique, exercice ou diététique plus exercice. La prévalence du diabète au bout de 6 ans était réduite de 46 % dans le groupe exercice, 42 % dans le groupe diététique plus exercice et de 31 % dans le groupe diététique, démontrant un effet significatif de l’activité physique per se. Afin de préciser ces résultats et de rechercher des effets indépendants de l’activité physique, une analyse post-hoc a été réalisée sur la cohorte de l’étude finlandaise (2). L’étude de suivi et de prise en charge a été prolongée d’un an et les sujets ont été réévalués au bout de 4 ans (au lieu de 3 ans dans (2)) (7).

L’adhésion aux recommandations internationales d’activité physique ([1] 2,5 h/semaine) était de 62 % dans le groupe intervention et de 46 % dans le groupe contrôle. Quand l’ensemble des sujets est pris en considération (n= 487 sujets, 249 dans le groupe intervention et 238 dans le groupe contrôle), les résultats montrent que marcher au moins 2,5 h par semaine diminue le risque de DT2 de près de 65 %, et ceci indépendamment des effets de la diététique ou de l’IMC (de départ et de sa variation au cours du suivi). Ce qui ressort aussi de ce travail c’est que l’efficacité porte à la fois sur l’activité physique d’intensité modérée à intense (marche rapide, natation, vélo, jogging, jeux de balle) mais aussi sur l’activité physique de faible intensité (marche ou vélo à allure faible, jardinage) et ceci toujours indépendamment de la diététique ou de l’IMC. Ce qui suggère que sur ces populations à risques métaboliques élevés, sédentaires et le plus souvent obèses, c’est plus le temps ou l’énergie totale dépensée pour l’activité physique qui compte plutôt que l’intensité à laquelle cette activité physique est réalisée.

Conclusion

La gestion du diabète implique une approche globale incluant des modifications du mode de vie, une surveillance régulière de la glycémie, l'utilisation de médicaments et un suivi médical continu. Une éducation thérapeutique appropriée et un soutien psychologique sont également essentiels pour aider les patients à vivre avec le diabète et à prévenir ses complications.

Des études ont montré que des changements dans l'alimentation et le mode de vie peuvent réduire le poids et le risque de développer un diabète de type 2.

Avec une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, un bon suivi médical, beaucoup de personnes diabétiques vivent presque aussi longtemps que les autres.


cf article "
La méthode venue d’Orient pour combattre le diabète" dans alternative bien être n° 178"

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