lundi 30 décembre 2013

Le concept de qi

Il est une notion essentielle de la culture chinoise qui est parfois difficile à appréhender pour un esprit occidental. La notion de QI n'a aucun équivalent précis en Occident. On peut toutefois noter de nombreux liens de convergence avec la notion grecque de pneuma πνεμα(traduite par « souffle »), et dans la même optique avec la notion d'esprit, en latin « spiritus » (dérivé de spirare = souffler) qui signifie souffle, vent. Le concept de la philosophie indienne prana s'en rapproche
 
Si l'on s'en réfère à l'étymologie du caractère, les choses se compliquent et dévoilent alors toute la richesse et la complexité de la langue chinoise.

1.     Définition étymologique du qi 

Représentée par le caractère chinois Qi / ( en caractère simplifié), cette notion est souvent traduite par les acupuncteurs en français par le mot énergie depuis qu'elle fut introduite chez nous par George Soulié de Morant, grand traducteur et pionnier de la médecine chinoise en France. Nombre de sinologues (Maspero, Granet, Wieger) préfèrent traduire cette notion par le mot souffle, qui représente mieux l'idée du caractère chinois, sans toutefois y apporter aucune explication.
Le signe le plus ancien pour « Qi » a été découvert sur des os qu’on utilisait comme oracles durant la dynastie Shang (1600-1028 avant Jésus –christ) et sur des inscriptions sur du bronze de la dynastie Zhou (1028-221 avant Jésus-Christ) composés de trois lignes horizontales , symbolisant les courants atmosphériques, semblable au caractère moderne chinois utilisé désignant le nombre trois.
Le caractère chinois « Qi » était à l’origine formé des caractères Wu (sans ou rien) et Biao (feu ardent), ce qui pourrait avoir pour signification que tant que rien ne brûle, tout va bien. Le Qi était vu à l’antiquité comme l’équilibre des forces Yin et Yang, comme un moteur qui tourne à un régime économique. Lorsque la roue du char tourne trop vite, la chaleur risque de déformer le métal et causer la rupture de l’essieu.
Selon le livre « Pour mieux comprendre le Qi, » écrit par les chercheurs en médecine chinoise, Zhang Yu Huan et Ken Rose, le plus ancien caractère chinois signifiant « Qi » décrivait à l’origine , « la brume s’évaporant de la terre pour former les nuages ».

Cette forme idéographique a été conservée jusqu’au début de la dynastie Zhou occidentale (1066-770 avant Jésus Christ) Ce caractère représentait également les nappes de chaleur qui s’élèvent de la surface surchauffée de la terre et, ultérieurement, le souffle expiré visible par grand froid.
Selon Madame Catherine Despeux (dans "Traité d'alchimie et de physiologie Taoïste", Les deux océans, Paris, 1979):
"D'après le shuowen (NDT : Shuowen jiezi, un des  premiers dictionnaires datant du 1er siècle de notre ère, donnant l'explication détaillée de chaque caractère), ce terme désigne les vapeurs qui s'élèvent. On peut noter quatre graphies différentes de cette notion.
  • La première est formée de l'élément vapeur () avec, au dessous, le feu (). Elle se trouve dans l'inscription des Zhou sur la circulation du souffle, publiée et étudié par Guo moruo
  •  La deuxième () est une ancienne graphie, formée en haut de la négation et en bas du feu. A partir de la dynastie des Song, cette graphie est utilisée pour désigner le souffle du ciel antérieur par opposition au souffle du ciel postérieur, écrit selon la graphie courante de ce terme.
  • La troisième graphie est uniquement constituée de l'élément vapeur, elle était surtout employée dans le style calligraphique Lishu.
  • Enfin, la dernière graphie et la plus courante est formée de l'élément vapeur avec au dessous l'élément riz (). C'est le souffle dans sa fonction nourricière..."
Idéogramme chinois symbole du "Chi" ou "énergie" représente un grain de riz en train de cuire et si on le décompose en partant du bas
  • un grain de riz qui éclate, séparé par le battage , soit la matière, la terre, l'énergie qui provient du bas d corps, la racine du principe vital
  • le Feng, le vent, qui représente le souffle. Sans le souffle, il n'y a pas de vie. Il représente aussi  la cuisson, a transformation (le travail de l’homme)
  • la vapeur qui se dégage de la cuisson (énergie subtile), qui est à l'image de la conscience, le Shen, fondement et force créatrice de la vie.
L’Energie peut être aussi matière (Yin) que le grain de riz, aussi dynamique que la cuisson et aussi subtile et immatériel (Yang) que la vapeur qui s’en échappe. Le Qi est donc, "ce qui nait lorsque l'on place le feu sous l'eau".
 « Qi », peut être traduit par la vapeur qui s’élève de la cuisson d’une céréale et donc, une forme de transformation de la matière en énergie.
Mais il est extrêmement difficile de traduire le terme de Qi, car aucune ne traduit de façon exacte la vraie nature du Qi, que ce soit les termes "d'énergie", de "force matérielle", de "matière", "d'éther", de "matière-énergie", de "force vitale", de "force de vie", de "puissance vitale", et de "puissance dynamique".

2.     Le Qi est à la base de tout être, toute chose et de tous les phénomènes de l’univers

Les anciens maitres chinois, qui pratiquaient la guérison ésotérique, il y a plus de 5000 ans sont parvenus à la conclusion que chaque chose, y compris les minéraux, les plantes et les animaux, était composée d’une même substance énergique qu’ils ont appelé le Qi (prononcer « Tchi »). 
« Il n’y a qu’une énergie qui est la matière fondamentale constituant l’univers et toute chose au monde est le résultat de ses mouvements et transformations ».  
 
En effet, en Chine, les notions de matière et d'énergie sont indissociables. En fait, la matière elle-même est énergie dans la mesure où le Qi est présent en toute chose. Ainsi le Qi primordial se manifeste au ciel comme une substance abstraite alors que sur terre, il se transforme en une substance concrète; La formation du monde vivant résulte de l'interaction de ces deux substances. La matière inerte n'est donc qu'une manifestation de l'énergie, comme l'énergie, fluide et invisible en est une autre. En regard de ces degrés de manifestation, la matière est une énergie manifestée, ou plus différenciée (plus lourde, plus yin) et "l'énergie" abstraite, de l'énergie moins manifestée ou moins différenciée (plus légère plus yang).
Les êtres vivants sont eux même une manifestation du Qi et sont donc soumis aux grandes lois qui régissent l'énergie.
"Quand un être prend forme, cela veut dire que l'énergie se transforme, cela correspond à une mutation de l'énergie" Su Wen, chapitre 66.
 
Le concept de transformation de la matière en vapeur se rassemblant pour produire les nuages devint emblématique d’un processus de transformation universel bipolaire tel qu’il apparaît dans les théories du Yi Jing (classique des mutations). Le qi prit alors le sens d’un principe omniprésent, en permanente mutation à l’origine de tous les phénomènes et fut à ce titre, intégré aux théories et à la pratique des arts martiaux, de la peinture, de la calligraphie, de la médecine et de bien d’autres disciplines.
 
« Le qi est quelque chose d’invisible qui est toujours en mouvement et qui compose l’univers ».  Au même titre que l’électricité, on ne peut le voir ni le toucher, mais n’en percevoir que ses effets. Dans la pratique du qi gong, les effets de l’énergie sont parfois ressentis dans le corps, comme des sensations de chaleur, fourmillements, force, légèreté, vitalité. L’énergie produit aussi des effets plus subtils comme l’expression du visage, l’éclat des yeux, l’élan des émotions.
Toute mutation se produit sous son influence : la naissance, le vieillissement et la mort dans le ciel et sur terre, y compris le vent et les nuages, la pluie, l’eau et les montagnes, les forêts, les déserts et les océans, les humains, les animaux et les insectes.  La variété infinie des phénomènes de l’univers est le résultat de l’agrégation et de la dispersion du qi. Le Qi est le constituant universel de toute chose, qui se manifeste sous des formes physiques (« xing ») lorsqu’il se condense, et sous des énergies immatérielles, lorsqu’il se disperse. La vie humaine n’est rien d’autre qu’une condensation de Qi, et la mort représente la dispersion du Qi. .
Bien que l’énergie puisse apparaître sous diverses formes, chaque présence dans la nature est intrinsèquement reliée, nous rassemblant ainsi symbiotiquement dans une unité avec l’univers par l’intermédiaire du Qi. Le Qi est le catalyseur permettant à chaque existence d’être reliée et d’interagir à l’intérieur de l’univers .
Zhang Zai (1020-1077) a poussé plus loin le concept de Qi. Il a émis l’idée que le « Grand Néant » (WU JI) n’était pas uniquement constitué de vide, mais  est composé de QI englobant tous les éléments et ne laissant rien en dehors de ses limites.
« Le grand néant est composé de Qi. Le Qi se condense pour donner la multitude des choses. Nécessairement, ces choses se désintègrent et retournent au Grand Néant »
 
Le Qi est la catalyseur permettant à chaque existence d'être reliée et d'interagir à l'intérieur de l'univers. Les Anciens Chinois croyaient que le Qi du Yin et du Yang remplissait "le Vide Ultime"(Wu Ji / Wú Jí), englobant tous les éléments et ne laissant rien en dehors de ses limites.

3.     L’univers est rempli d’énergie

" Il n’y a pas de vide, l’Energie est partout, on est toujours en contact avec le "Chi" universel".
Tout dans l’univers est énergie. Le corps et aussi le reste de l’univers sont remplis d’énergie, ou Souffle…et, en chinois, Qi.
Selon la mécanique quantique, l'univers est constitué d'un nombre infini de particules énergétiques dont le mouvement vibratoire est constant. Le Qi désigne le flux énergétique omniprésent qui anime toute chose. De nos jours, les lois de la physique ont permis de démontrer que la matière et l’énergie sont interchangeables et que la première correspond simplement à un état différent de la seconde sous l'aspect de particules ou d'ondes de formes. En constante métamorphose, la matière influe sur l’énergie ou interagit avec elle.

4.     Au commencement, seul le qi préexistait

Au commencement du ciel et de la terre, il n’y avait que les énergies primordiales du ciel et de la terre. Au premier moment du cosmos aurait existé une forme indifférenciée, nommée Wú Jí (無極), durant lequel le qi originel (Yuán Qì 元气) était encore unaire, indifférencié.
Dans la cosmologie chinoise, le souffle (Qì ), ou parfois énergie vitale (Yuán Qì 元气, littéralement souffle primordial), précède la scission binaire du yin et du yang, elle-même à l'origine des « dix-mille êtres » ( Wàn Wù 万物), c'est-à-dire de tous les êtres et les choses qui composent le monde. Car dans la pensée chinoise, le Qì est à l'œuvre dans le règne du vivant et dans le règne minéral.
Yuan Qi lun, app. Yun Ji Qi Qian, j. 56, 1 b : « Quand les souffles ne s’étaient pas encore séparés en prenant forme, ils étaient noués et ressemblaient à un œuf, les souffles étaient un globe de forme parfaite, c’est ce qu’on appelle le Grand‑Un. Le Souffle Originel (c’est‑à‑dire ces souffles encore unis en œuf‑chaos), étant d’abord pur, monta être le Ciel ; le Souffle Originel, étant ensuite trouble, descendit et fut la Terre. »
Il est dit dans le « Zhou Yi Xi Ci : « Tout être et toute chose résultent du Qi du ciel et de la terre ».
 
 Les philosophes et les médecins chinois considéraient que les relations entre l'univers et les êtres humains, de même que le Qi de l'être humain, étaient le résultat de l'interaction du Qi de la terre et de celui du ciel. 
La médecine chinoise conçoit les êtres et les choses dans une continuité entre ciel et terre, dans un mouvement de régulation harmonieuse et de transformation continue sous l’incitation du qi ou énergie qui les anime et les renouvelle à chaque instant. 
Le Souffle Originel,  Yuanqi, est chez l’homme le souffle résultant des souffles primordiaux lors de la création formèrent le Ciel et la Terre.
 
QI est l’élément fondamental de l’univers qui a engendré le ciel, la terre ainsi que les innombrables énergies présentes dans la nature.

5.     Genèse de l’homme

« Un être humain provient du qi de la Terre et du qi du Ciel » Suwen 25.
Lie Zi, philosophe taoïste qui visait aux environs de 300 avant J-C, disait :
 « les éléments les plus  purs et les plus  légers, qui ont tendant à s’élever, ont formé le ciel. Les éléments les plus grossiers et les plus lourds, qui ont tendance à descendre, ont formé la terre. Les souffles intermédiaires en se mélangeant harmonieusement produisirent l’homme »
L’homme et constitué du mariage équilibré et harmonieux entre l’énergie du ciel symbolisée par le yang, représentant la chaleur et la lumière, et l’énergie de la terre symbolisée par le yin, représentant l’aspect nourricier de la matière.
Tout notre système biologique est ainsi composé d’un support matériel, les tissus vivants avec leur physiologie et d’un système énergétique complet qui permet aux tissus de se nourrir, d’échanger et de communiquer.
L’équilibre énergie/matière existe donc au niveau cosmique comme au niveau humain : de l’atome à l’étoile, tout est lié.  Au XXème siècle, les physiciens ont démontré qu’énergie et matière sont inséparablement liées et se transforment sans cesse l’un l’autre.

6.     L’homme est en osmose avec l’univers

Les chinois soulignent l’interaction entre le qi de l’être humain et les forces naturelles de son environnement. Les anciens chinois maitrisaient des techniques spécifiques permettant d’équilibrer l’énergie du corps (le Qi) afin de promouvoir la vie en harmonie avec le Qi de l’environnement (le Qi terrestre) ainsi qu’avec le Qi universel (le Qi céleste).
L'homme et toute chose vivante, grandit au sein de la nature et est influencée par les cycles naturels des énergies du ciel et de la Terre. Ainsi, l'homme situé entre le ciel et le terre, est connecté et en interaction permanente avec les énergies qui viennent du ciel et de celles qui partent de la terre. L’homme n’est qu’un nœud de souffles momentanément manifestés (le temps d’une vie).

Ces énergies célestes et terrestres se rajoutent à l'énergie propre de l'homme. Par les pieds, c'est à dire les racines, l'homme reçoit l'énergie de la terre, par la tête, les énergies du ciel; sa colonne vertébrale est un pilier, un axe vertical autour duquel les choses s'ordonnent.

Tout, dans le corps d’un être, plénitude et vacuité, dépense et augment, tout est en harmonie, en équilibre, avec l’état du ciel et de la terre, avec l’ensemble des êtres qui peuplent le cosmos ».- Lie Zi.

7.     Le qi chez l’être humain

« Le qi est la base même de l’être humain » Suwen.

En philosophie et en médecine chinoises, le corps et l'esprit ne sont pas considérés comme un mécanisme, mais plutôt comme un tourbillon d'énergie et de substances vitales, qui, grâce à leur interaction, constituent un organisme. Le corps et l'esprit ne sont rien d'autres que des formes de Qi.
 
Zhuang Zi a déclaré: "la naissance de l'homme est la condensation du Qi. Le Qi se condense et donne naissance à la vie, Le Qi se disperse et cause la mort ».
Le qi circule partout, dans tout le corps jusqu’à la moindre cellule ; car il est dit que « sans qi il n’y a pas de vie ». Les anciens affirment que  « Si une zone quelconque du corps ne reçoit plus de qi, elle meurt »
«  Le jing(énergie originelle)  nourrit le qi(énergie vitale), le Qi retourne au jing » Su Wen 5
 Il est dit « Sans qi, il n’y a plus de vie, le Qi active le Jing ».

Le rapport sang-énergie (Qi – Xue) est important en médecine chinoise, car le Qi est le vecteur dynamique du sang.
Le Qi à l'intérieur du corps est emmagasiné dans des sortes de réservoirs, créant la matrice énergétique des organes internes. L'énergie de la force de vie du corps circule à partir de là, suivant des rivières et des courants constitués par les vaisseaux, les méridiens et les systèmes collatéraux du corps.
Le Qi est l’énergie ou le souffle qui nous anime et active toutes nos fonctions vitales (activité fonctionnelle des différents organes et entrailles, circulation du sang dans les vaisseaux sanguins, de l’énergie dans les méridiens, digestion, respiration). Dans le corps humain, c’est une substance invisible, qui, sans cesse en mouvement, irrigue le corps.
« l’homme réside dans l’énergie, l’énergie dans l’homme. « Le Qi est la base même du corps humain ».- Classique des difficultés
Le Qi assure le bon fonctionnement du corps et de l’esprit.
Ce Qi peut être comparé à un moteur qui mettrait en marche les processus vitaux ; C’est la base sur laquelle se fait l’assimilation du Qi acquis, lequel peut être comparé à un lubrifiant, qui sans arrêt, modifierait et complèterait le Qi initial.
Notre vitalité ne dépend pas seulement du flux et de l’équilibre du qi, mais aussi de son abondance.   Epuisé par les dépenses quotidiennes, le Qi est naturellement renouvelé par la respiration, la nourriture et tous les exercices qui peuvent l’accroître (méditations, Qi gong, tai chi, l’acupuncture marche dans la nature, ..).
Le Qi prend des formes différentes  selon son état d’agrégation et sa localisation.
Nous sommes avant tout Energie. C’est l’énergie qui est notre essence, et non la matière. Non seulement la matière, donc notre corps, dépend complètement de l’énergie, mais elle est énergie aussi. Ce sont donc les règles de l’énergie qui régissent notre vie et tout l’univers.
L’énergie est un courant ininterrompu qui relie entre eux les divers tissus, organes et fonctions cérébrales pour former une totalité unifiée ; l’être humain (essai de définition). L’énergie est également ce qui relie l’individu à son environnement.

8.     Origines du qi

Le Qi a deux origines : le Qi inné et Qi acquis.  
Le Qi inné représente à la fois l’hérédité que nous portons de génération en génération et un facteur cosmique, lié au ciel.
Les énergies originelles sont issues du « Ciel antérieur », qui désigne tout ce qui est avant notre venue au monde. Par opposition, le « Ciel postérieur » représente le monde manifesté avec tout ce que l’on va acquérir dans notre vie.  Les énergies originelles constituent notre capital d’énergie, qu’il nous faut préserver.
Le qi acquis est  issu des Jing Wei (essence subtile des aliments ou nutriments) venant de la nourriture, auxquels il faut ajouter le qi de l’air, absorbé par la respiration, qu’on nomme Ging Qi (souffle pur).  Ce sont eux qui entretiennent notre vie, tant physique que psychique.  C’est pourquoi la qualité de la nourriture, la pureté de l’air, mais aussi notre façon de manger et de respirer sont si importants pour la santé. C’est la qualité, la quantité et l’équilibre du Qi qui décide de l’état de santé et de la durée de vie.
Les exercices de Qi gong servent à augmenter les apports extérieurs, notamment par une meilleure respiration et à améliorer le fonctionnement des différents systèmes de transformation comme la digestion et à recharger l’énergie innée par l’énergie acquise, élaborée à partir de l’alimentation et de l'air que nous respirons

9.     Les applications du qi en médecine chinoise

La racine théorique de la médecine chinoise est que toutes les formes de vie dans l’univers sont animées de Qi.
 Dans le corps humain, c’est une substance invisible qui, sans cesse en mouvement irrigue le corps. Au même titre que l’électricité, on ne peut le voir ni le toucher mais n’en percevoir que ses effets. Il est indispensable à la constitution de l’organisme et à l’entretien de son activité vitale. Le qi est la force motrice qui perpétue la vie. Les activités vitales de l’homme sont dues à la production et aux variations du QI
Le qi regroupe un grand nombre de notions différentes :
·         L’Activité physiologique des organes : Chacun des organes internes du corps humain possède une fonction et une vitesse de vibration énergétique particulière
·          L'énergie qui circule dans les méridiens et leurs ramifications
·         les 6 énergies climatiques, pouvant se transformer en énergies pathogènes
·          Les 4 étapes de la pénétration des maladies de chaleur
 
·         La force de contention et de propulsion du sang

A la base de toute chose se trouve le Qi : toutes les autres substances vitales ne représentent, en fait, que des manifestions du Qi selon des degrés de matérialité variables, qui peuvent aller de la matérialité la plus totale, comme celle des liquides organiques, à l'immatérialité la plus pure comme celle de l'Esprit, le Shen. Les substances vitales ne sont que des manifestations plus ou moins matérielles du qi. Il s’agit:
§  Du Qi, ou Souffle.
§  Du Xue, ou Sang.
§  Du Jing, ou Essence.
§  Des Jin Ye, ou Liquides organiques.
§  Du Shen ou de l’esprit 

Ainsi, la médecine chinoise (MTC) met l'accent sur la relation entre les êtres humains et leur environnement et en tient compte dans l'étiologie, le diagnostic et le traitement.
 En médecine chinoise, le Qi revêt deux aspects principaux :
§ Tout d’abord il représente une essence pure produite par les organes internes, qui a pour fonction de nourrir le corps et l’esprit. Cette essence prend différentes formes selon sa localisation et sa fonction
§ Deuxièmement, le Qi représente l’activité fonctionnelle des organes. Par exemple, lorsque nous parlons du Qi du foie, nous n’évoquons pas la quantité de Qi qui se trouve dans le Foie, mais bien l’ensemble des activités fonctionnelles du Foie, comme, par exemple, sa capacité à assurer la libre circulation du Qi.  
 
Ces deux aspects ont des relations réciproques : le premier est l’aspect matériel du second, le second est la manifestation de l’activité du premier.
Le corps humain, selon les chinois, est constitué de matière, d’atomes, de particules énergétiques du sommet de la tête à la plante des pieds.

Le qi humain est unique mais se manifeste sous des formes variées. Les différentes formes de qi ont leurs lieux et leurs fonctions spécifiques.
D’autres articles aborderont ultérieurement :
·         Les différentes manifestations du qi
·         Les différentes fonctions du Qi
·         Les différents mouvements du qi dans l’organisme
Lire aussi l'article : Les cinq domaines énergétiques

dimanche 29 décembre 2013

Les 4 phases de l'état de Qi Gong



Les 4 phases de l’état de Qi qong :
équilibre; calme; vacuité; inspiration...
 

Si le mental est calme et que l’énergie circule bien, l’adepte de Qi gong parvient à état de paix intérieur, de détachement par rapport au monde extérieur l’état de Qi gong. Nous les ressentons, lorsque, lors d’une méditation ou d’une posture, notre esprit se stabilise sur une seule pensée