dimanche 15 décembre 2024

Diététique chinoise du diabète

 Cette alimentation doit venir en complément d'une activité physique quotidienne.

La médecine chinoise reconnaît le rôle essentiel que jouent l’alimentation et l’hygiène de vie dans l’apparition du diabète, mais dans une perspective différente de celle de la médecine occidentale. Sur la base des caractéristiques cliniques et du mécanisme de la maladie, la récupération par un régime alimentaire approprié joue un rôle très important dans le soulagement des symptômes des patients.

On éliminera, partiellement ou totalement, de notre alimentation les aliments favorisant le diabète: les céréales (blé, maïs, riz…), les légumineuses (haricots blancs, rouges, noirs…), la viande rouge, le sucre, les graisses saturées. À l’inverse, on favorisera quotidiennement les produits frais ainsi que les fruites et légumes de saison dont le chou rave, le céleri branche, les oignons, les épinards, etc. Éviter tant que possible les produits reconstitués (industrialisés).


Principes du régime alimentaire

  • L'alimentation doit être la plus saine possible en évitant les sucres, les produits sucrés et les graisses saturées. 

  • Il est recommandé de privilégier les produits frais ainsi que les fruits et légumes de saison. Les aliments des circuits courts sont meilleurs aussi pour la consommation et pour l’environnement. Éviter tant que possible les produits reconstitués (industrialisés).

  • Apport normal en protéines, 

  • Manger des glucides complexes et apport abondant de fibres alimentaires (céréales complètes, légumineuses, légumes et fruits)

  • Réduire ou éliminer la consommation d’alcool, de caféine et de tabac

  • L’huile pour la cuisson doit être de l’huile végétale et il faut être conscient de la quantité quotidienne et contrôler strictement la consommation d’aliments gras. Les personnes qui ne sont pas en surpoids peuvent choisir des arachides, des noix et d’autres noix comme aliments d’apaisement de la faim.

  • Manger à des heures régulières

"Que ton alimentation soit ta première médecine ". Hippocrate

Le Diabète en médecine chinoise Xiao Ke 消渴

Le diabète, ou plutôt les diabètes, est un terme générique utilisé pour décrire les maladies se caractérisant par une sécrétion insuffisante d'insuline et une miction excessive. 

C'est dans le pancréas qu'est maintenu le taux d'insuline qui aide à la stabilisation du taux de sucre dans le sang. S'il est en déséquilibre survient alors le diabète ou l'hypoglycémie.

Cette pathologie entraîne une augmentation du taux de sucre dans le Sang, créant un état que l'on appelle hyperglycémie et la présence de glucose dans les urines (glycosurie), survenant lorsque l'hyperglycémie augmente.   

Une   glycémie   trop élevée provoque une mauvaise circulation du Sang dans les extrémités, affectant les vaisseaux capillaires les plus petits se trouvant dans les doigts et les orteils.

Le diabète se caractérise par trois « poly- », ou trois états d'Excès : la polydispsie (soif excessive), la polyphagie (appétit excessif), et la polyurie (émission excessive d'urine).

Dans les anciens textes chinois, la maladie décrite avec des signes et des symptômes similaires au diabète s’appelle en chinois Xiao ke消渴ou littéralement «Etancher la soif» ou "soif d'émaciation"
xiāo        disparaitre / dissiper / disperser / supprimer / détruire

          avoir soif / être assoiffé / désirer ardemment / bruler de

 Il est remarquable de constater que les causes sont déjà identifiées, à l’identique de celles que l’on connaît aujourd’hui pour le diabète de type 2 : « Typiquement, celui qui souffre de cette maladie est riche. […] Il s’adonne facilement à l’alcool, aux aliments doux, sucrés et gras. Il faut lui demander de s’abstenir d’une alimentation trop riche à laquelle il doit résister. »

Le Diabète au cours de l'histoire

Huangdi Nei Jing (黄帝内经) ou Classique interne de l’empereur Jaune (400 av. J.C) décrit longuement le diabète et observe avec pertinence « qu’un patient qui souffre du diabète a certainement l’habitude de consommer beaucoup de sucreries et de graisses. »

Les connaissances vont évoluer au cours des différentes dynasties et surtout lors de la dynastie Tang (589-907). En effet, de nouveaux symptômes sont décrits et, pour la première fois, on parle de l’importance de se former en diététique chinoise : « Chez ceux qui adoptent un régime alimentaire correct, la maladie peut s’améliorer sans préparation médicinale ou d’autres traitements. A défaut, la meilleure thérapeutique ne pourra les guérir. Il faut y songer et veiller à ce point. »

La dynastie Song (à partir de 960) marque un nouveau tournant dans l’évolution des connaissances sur le diabète : en effet le médecin WANG HUAI met en avant la notion des différents types de diabètes selon leur localisation.

Etiologie

Selon la médecine traditionnelle chinoise, le diabète est une maladie du métabolisme causée par une faiblesse du Qi de la Rate et du Pancréas et une insuffisance du Yin des Reins, causée par une Déficience du Yin du Poumon, la Chaleur de l'Estomac et/ou par une Déficience de Yin des Reins et Déficience du Qi des Reins

Ces déséquilibres sont dus à une consommation excessive de sucre ou d'aliments gras, d'alcool ou de certains médicaments, mais peuvent aussi être d'origine génétique ou résulter d'un mode de vie trop sédentaire. Ces troubles entraînent l'accumulation de Chaleur toxique dans le corps.

Les deux causes principales du diabète proviennent d'un vide de yin qui engendre une chaleur pathogène interne affectant les poumons, l'estomac et les reins, et d'un facteur héréditaire direct.

Dans « Tai Ping Sheng Hui Fang » (« Recettes compilées de Cour Impériale", Dynastie Song 960-1279), ont été posés les trois diagnostics  d'après les trois parties du corps (Trois Xiao) , à savoir :

  • le diabète du réchauffeur supérieur (poumon), avec les symptômes « boire beaucoup d'eau mais peu d'urine » ;

  •  celui le diabète du Réchauffeur moyen  (estomac et rate), signifiant « manger beaucoup » et boire peu d'eau" ; 
  • et le diabète du Réchauffeur inférieur (Reins), avec « Uriner juste après avoir bu de l'eau,   urine douce et trouble, muscles   maigres du dos et des Jambes".

  • Le poumon gouverne les liquides organiques dans le corps. S'il est affaibli, le patient aura une sensation de soif et des urines fréquentes. La stagnation se transforme en chaleur qui assèche ensuite les fluides des poumons, provoquant une soif excessive. Les symptômes qui l'accompagnent peuvent inclure la propension à attraper un rhume ou une toux sèche.

  • Lorsque la rate est déséquilibrée, elle devient congestionnée et peut être à l’origine du surpoids, de l’augmentation des triglycérides, d’un mauvais rapport du cholestérol, mais aussi de la progression du diabète 

L'estomac est couplé à la rate et si son yin est en vide, alors l'estomac ne pourra faire son travail. Il n'assimilera pas les aliments et ne dirigera plus les sucres extraits au bon endroit. Les symptômes qui l'accompagnent peuvent inclure une faim excessive, des douleurs abdominales, de l'anxiété et d'autres problèmes digestifs.

  • Mais c'est le rein quant à lui gère l’énergie vitale et ancestrale de la personne et  est le centre de régulation du yin et yang pour la totalité du corps, qui est le principal moteur du diabète. 

Si le yin du rein est déficient, à cause du vieillissement, d'une mauvaise alimentation ou d'un déséquilibre émotionnel,  une chaleur interne s'accumule, qui entretient un feu à l'intérieur du corps et est également la cause de la sensation de soif, responsable de la sensation de soif, de palpitations, d'd'irritabilité et d'amaigrissement. Les symptômes qui l'accompagnent peuvent comprendre des mictions fréquentes, des lombalgies, des genoux douloureux et des sueurs nocturnes.

La maladie se présente dans les débuts avec des signes légers, il peut n’y avoir rien de plus que du surpoids, parfois de la fatigue, une soif intense ou des mictions fréquentes. Toutefois, pour un praticien en médecine chinoise, le maître mot étant équilibre, il se préoccupera déjà de ces manifestations qui signalent un déséquilibre. Par conséquent, il n’attendra pas que la glycémie soit élevée pour instaurer un traitement.

Pour la médecine chinoise, un même trouble peut résulter de multiples formes de dysharmonies différentes et il est essentiel de comprendre les processus pathologiques propres à chacun. Une personne peut présenter un surpoids et avoir des lourdeurs digestives et de la fatigue, tandis qu’une autre peut avoir un corps plus sec, les mains et les pieds qui transpirent et des douleurs lombaires.

Dans le premier cas, cela signe un déficit de la rate en lien avec l’humidité et dans le second un déficit en Yin (l’énergie « féminine » par opposition au Yang, de nature « masculine ») dont l’origine est dans le rein.

Dans la Chine d’aujourd’hui, en se basant sur les textes traditionnels, plusieurs recherches ont caractérisé le diabète comme provenant d’une carence de Yin. Il se manifeste à l’extérieur par des symptômes de chaleur excessive, une chaleur qui à son tour endommage le Qi (l’énergie) et le Yin, entraînant une carence en Yin et en Yang.

Pour traiter le diabète, le praticien de Qi Gong va s'appliquer à renforcer la Rate et l'Estomac du patient, réguler le Qi du Foie, et tonifier le Poumon, l'Estomac et le Yin des Reins (qui a été consumé par la Chaleur toxique présente dans le corps). Il va également conseiller et contrôler les habitudes alimentaires du patient pour corriger le trouble de l'activité métabolique, et favoriser la régénération et la sécrétion de cellules des îlots de Langerhans (ou îlots pancréatiques).

Le diabète du point de vue de la médecine chinoise
De nos jours, la majorité des patients atteints de diabète de type 2 sont en surpoids ou obèses. Cela semble contradictoire avec l’apparence du patient, qui présente souvent une constitution obèse et un métabolisme faible, signes qui correspondraient à un excès de Yin et à un vide de Yang.

Cependant, les patients atteints de diabète à un stade précoce ont en fait un métabolisme hyperactif qui ne fournit pas d’énergie utile. Par conséquent, les nutriments ne sont pas utilisés avec succès, la faim persiste, le sucre se déverse dans l’urine, la soif se développe et il peut y avoir une transpiration facile.

Cette déficience en Yin génère alors une chaleur qui devient pathologique et dessèche le Yin. Le déséquilibre du Yin – Yang finit par se dégrader et inhiber le Qi, de sorte qu’il y a coexistence de vide du Qi et du Yin. À ce stade, des effets secondaires, tels que la stase de sang et l’humidité-chaleur, se manifestent, provoquant de nombreux symptômes graves.

Si le Qi et le Yin ne sont pas correctement nourris, le Yang finit par s’altérer et le patient, dont la maladie est maintenant avancée, présente une déficience combinée du Qi, du Yin et du Yang.

Facteurs de déclenchement du diabète
Quatre facteurs principaux peuvent contribuer au déclenchement du diabète de «l'âge mûr» : une mauvaise alimentation, des facteurs émotionnels,  une prédisposition héréditaire et le sexe :

mauvaise alimentation

C'est l'un des principaux facteurs aggravants dans les diabètes de type 2.

Des habitudes alimentaires et de boisson inadéquates et/ou irrégulières nuisent à la fonction de transport et de transformation de la rate et de l’estomac.

La consommation excessive de sucre, d'alcool, d'aliments gras, acres, épicés, acides ou forts en goût épuisent la rate. Consommés de façon excessive, ces aliments peuvent entraîner des Stagnations dans le Réchauffeur moyen (qui abrite l'Estomac et la Rate), et rendent la Rate et l'Estomac incapables de transporter la Chaleur accumulée dans le corps. Cela génère à son tour une humidité-chaleur/chaleur interne qui consume les liquides, lésant le Yin. De ce fait, les Liquides organiques Yin du corps ne parviennent plus à nourrir le Poumon et les Reins, provoquant alors un diabète .

Facteurs émotionnels

Les bouleversements émotionnels constants peuvent aussi être une cause du diabète de type 2.

Une vie émotionnelle instable, une perturbation émotionnelle prolongée ou un choc psychologique perturbe la circulation du Qi dans le corps peuvent entraîner une Stagnation du Qi, entraînant un feu interne, qui à son tour affaiblit les Liquides organiques. Ils provoquent une Déficience du Yin avec une hyperactivité du Feu, provoquant alors un diabète. Schématiquement, les pensées excessives endommagent la Rate. 

Les émotions refoulées peuvent être à l’origine de perturbations de notre équilibre interne et altérer la circulation du Qi, l’équilibre des organes internes (le foie en particulier) et l’harmonie entre le Qi et le Sang.  Il faudra exprimer ses émotions ressenties pour avoir un bon équilibre émotionnel

prédisposition héréditaire

Un facteur aggravant du diabète de type 2 est une prédisposition génétique qui peut finir par se révéler si le patient a de mauvaises habitudes alimentaires et ne prend pas soin de sa santé émotionnelle.

Lorsqu’un individu présente une déficience constitutionnelle en Yin. Il en résulte un vide du Yin des reins qui peut être associée à des symptômes de vide du Yin du poumon et de l’estomac.

L'abus sexuel

Des rapports sexuels excessifs, épuisent le Yin et le Jing (Essence) des reins, altérant leur capacité à fournir du Yin à l’ensemble du corps.

Chez l’homme les fluides sexuels sont la manifestation externe du Jing des reins. Chez la femme, un nombre excessif de grossesses peut sérieusement affaiblir le Jing et le sang de celle-ci.

 En médecine chinoise, une vie sexuelle excessive fait partie des causes pouvant provoquer des maladies.

Schéma de l'étiologie du diabète en médecine chinoise

Des études ont montré que le travail de nuit induit un risque accru de diabète de type II. Les rythmes circadiens perturbés, la réduction de la durée totale du sommeil, les modifications du métabolisme en sont la cause.

La réduction ou l’absence d’une l’activité physique due souvent à une fatigue chronique augmente le risque d’apparition du diabète.


Syndromes et symptômes

Le diabète se caractérise généralement par la soif, la faim, des mictions fréquentes et l’affaiblissement. Des urines troubles et la présence de sucre dans les urines peuvent également accompagner ces symptômes.

Les syndromes des diabètes peuvent varier en fonction des causes de la maladie.

  • Les diabètes impliquant le Réchauffeur supérieur ou Diabète de la Soif (Xiao Ke 消渴; traduction littérale étancher la soif) ou encore Diabète supérieur (Shang Xiao 上渴 ). 
Cette maladie est caractérisée par une chaleur / plénitude du poumon qui assèche les liquides organiques entrainant un vide du Yin du poumon
 
Les symptômes associés sont :  la soif excessive, la gorge et la langue sèches, nez sec, une douleur dans la gorge, qui est aussi rouge et gonflée, une envie d'uriner assez fréquente, agitation, toux sèche, peau sèche, enrouement, langue rouge et sèche avec ou sans fissures, enduit fin et jaune sur la langue. Si l'urine est peu fréquente, la chaleur s'accompagne d'un vide de yin du rein.

==>Traditionnellement, il est dit qu’il faudra humidifier le poumon et clarifier l’estomac..

  • Les diabètes impliquant le Réchauffeur moyen Zhong Xiao 中消: cette maladie se caractérise par un Feu de l'Estomac qui blesse le Yin et se traduit par un appétit excessif au cours des repas, une faim continuelle, une mauvaise haleine, les lèvres sèches, le gonflement douloureux/saignement des gencives, une sensation de brûlure dans l’épigastre la soif, une préférence pour les boissons froides, la constipation, la langue rouge avec un enduit épais, une miction fréquente et la maigreur. La personne mange beaucoup, mais boit peu et ses urines sont peu abondantes et jaunes.

==>Traditionnellement, il est dit qu’il faudra clarifier l’estomac et nourrir les reins.

  • Les diabètes impliquant le Réchauf­feur inférieur  appelé diabète du rein Xiao Shen ou diabète inférieur Xia Xiao 下消: Lorsque Xiao Ke touche le Foyers Inférieur, il est caractérisé par une chaleur-vide des reins.

Les symptômes associés sont : une miction fréquente aussitôt après avoir bu, avec une urine   sucrée et laiteuse, polyurie, urines troubles, douleurs lombaires ou par une cholurie (présence de parti­cules graisseuses riches en cholestérol et triglycérides dans les urines, qui sont alors troubles), et par un affaiblisse­ment et un ramollissement de la taille et des genoux, une bouche sèche la nuit, une transpiration nocturne, des acouphènes, une langue rouge. ’il se produit un amaigrissement des membres inférieurs, qui dénote une faiblesse du yin , les mictions fréquentes et abondantes soulignent  un vide de Qi du Rein

Il peut être associé à un vide du Yin des reins ou à un vide concomitant du Yin et du Yang des reins.

==> Traditionnellement, il est dit qu’il faudra nourrir les reins et tonifier le poumon.

Bien que cette maladie soit divisée en Foyer Supérieur, Médian et Inférieur, ils existent le plus souvent simultanément et se manifestent à des degrés différents.

Syndrome Xiao Ke et diabète sucré
Le syndrome Xiao Ke est étroitement corrélé au diabète sucré dans la plupart des cas, mais pas dans tous.

Les similitudes sont :

  • Polyurie (miction excessive)
  • Polydipsie (soif excessive)
  • Polyphagie (faim excessive)
  • Perte de poids

Les différences quant à elles sont :

  • Augmentation du taux de glucose sanguin dans le diabète sucré, ce qui n’est pas nécessairement observé dans le syndrome Xiao Ke.
  • Diverses complications associées au diabète sucré telles que les troubles visuels, l’impuissance, les infections et les neuropathies ne sont pas nécessairement observées dans Xiao Ke.
  • De nombreuses conditions peuvent provoquer une polyurie ou une polydipsie appartenant à Xiao Ke, comme la fièvre, la déshydratation et les maladies rénales, qui ne sont pas nécessairement observées dans le diabète sucré.

En réalité, il existe généralement un mélange de tous les symptômes, même si l’un d’entre eux prédomine souvent légèrement. En analysant les symptômes, on devrait être en mesure de déterminer quel organe, que ce soit le poumon, l’estomac ou les reins, est le plus déficient en Yin, et donc d’orienter le traitement

Protocole de traitement pour le diabète en médecine chinoise
« Il ne s'agit pas seulement de niveaux de sucre dans le sang », commente l’auteur principal, le Dr Zhang de l’Université Edith Cowan. Les autres facteurs comprennent les troubles de sommeil, l'hypertension artérielle ou encore le stress. 

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) propose une approche holistique pour la gestion du diabète, intégrant plusieurs modalités thérapeutiques en complément d'un régime alimentaire selon la diététique chinoise, non seulement par la prise de pharmacopée mais aussi par l’acupuncture, l'acupression (article à venir), la réflexologie plantaire, la moxibustion (technique de stimulation par la chaleur de points d’acupuncture) , le sommeil, le repos, l'arrêt du tabac et de l'alcool ,le Qi Gong thérapeutique, voire le Tai Ji Quan sans oublier  des conseils sur le mode de vie.  Tout ces moyens permettent de réduire ces facteurs et travailler de manière holistique à apporter un équilibre de vie.

Sun Si Mao dit sur le diabète " cela peut être guéri ou non cela dépend des patients si les patients savent être prudents dans leur mode de vie, cela peut être guéri en 10 mois si les patients ne prennent pas soin d'eux ils ne seront pas loin de la mort"

De cette citation, il est clairement indiqué que les diabétiques sont entièrement responsables de leur propre santé et doivent être prudents quant à leur propre style de vie.  

La recherche démontre que les facteurs psychologiques jouent un rôle très important dans la santé. Chaque bouleversement émotionnel augmentera votre taux de sucre dans le sang. Gardez votre humeur l

Contrairement au diabète, le prédiabète est réversible, avec des interventions sur le mode de vie telles que l’adoption d’une alimentation équilibrée et une pratique régulière de l'exercice. L’acupuncture est donc une option complémentaire, en particulier pour les nombreuses personnes ont du mal à adhérer à ces changements de mode de vie à long terme.

Finalement en parallèle des traitements conseillés par la médecine occidentale, on recommandera aux patients de consulter un praticien d’énergétique chinoise régulièrement pour :

-   Soit prévenir la maladie – la prévention est une notion primordiale en Médecine Traditionnelle Chinoise 

-   Soit l’aider, l’accompagner, le soulager dans les traitements importants et veiller à ce que la maladie stagne, voir régresse plutôt qu’elle accroit vers des troubles plus importants comme vus ci-dessus.


Faites attention à vos pieds et vos chaussures. Voyez un pédicure-podologue si un diabète vous a été diagnostiqué.

Prenez des bains tièdes (pas chauds).

Ne restez pas trop au lit. Etre actif peut aider à brûler le sucre ans le sang. 

Evitez les situations stressantes. Résolvez les problèmes avant de vous mettre en colère, ce qui élève le taux d'adrénaline dans le sang et augmente le taux de glucose

Evitez l'alcool et le tabac

Evitez toute lésion sur la peau . Pour un diabétique, il est très facile de souffrir d'une infection.


Sources : 

- Traité de qi gong médical d'Alan Johnson Volume 4  chapitre 47

Le Diabète vu par la médecine traditionnelle chinoise Kendreka

Le diabète du point de vue de la médecine occidentale

La maladie est diagnostiquée lorsque le niveau de glucose dans le sang reste trop élevé. Le taux moyen de sucre est de 1 g par litre de sang, mais il est loin d’être constant. Après avoir mangé, la glycémie peut grimper jusqu’à 1,2 g, puis en principe elle revient à un niveau normal quelques heures plus tard grâce à l’action régulatrice de l’insuline. L’insuline est cette hormone sécrétée par le pancréas qui agit comme une clé chimique qui facilite l’entrée du glucose dans les cellules, là où il est utilisé comme carburant.

Le diabète survient lorsqu’il y a un défaut de fabrication de l’insuline ou lorsque la cellule devient insensible au signal de l’insuline. 


La pharmacopée chinoise pour le diabète

 Les prescriptions à base de plantes pour le diabète sont formulées ou prescrites en fonction des symptômes prédominants du patient. Par exemple, un patient présentant principalement une soif excessive (déficience en Yin des poumons) peut recevoir une seule herbe, comme la racine de Radix Panax quinquefolius (Ginseng américain) ; ou une combinaison de plantes dans une formulation brevetée comme le « Yu chuan wan », qui est utilisé en général pour traiter le diabète de gravité légère à modérée et plus particulièrement pour traiter la soif excessive due à une déficience en Yin, et le « ba wei di huang tang » pilule à huit ingrédients dont Rehmannia glutinosa (digitale chinoise), qui était à l’origine utilisé pour traiter les personnes qui présentent une faiblesse, de la fatigue et une urine abondante peu après avoir bu de l’eau.

Bien qu’il existe des formules qui ciblent spécifiquement chacun des Réchauffeurs,  les formules suivantes  agissent sur un plan plus général.

Xiao Ke Wan

Largement prescrite aujourd’hui dans les hôpitaux et cliniques chinoises pour réduire le taux de glucose et soulager les symptômes du diabète et d’autres maladies connexes.

Xiao ke Wan s’est avéré particulièrement efficace pour traiter les cas légers et modérés de diabète dans lesquels le pancréas fonctionne encore partiellement. Les composants végétaux sont Shu Di Huang (Radix Rehmanniae Glutinosae Conquitae), Huang Qi (Radix Astragali) et Tian Hua Fen (Radix Trichosanthis) qui ont pour action de nourrir les reins et le Yin, de favoriser le Qi et de promouvoir la production de liquides organiques.

Berbérine végétale Huang Lian (Rhizoma Coptidis)

cette plante (Racine de Coptis chinensis [ une des cinquante plantes de base employées en médecine traditionnelle chinoise]) pousse partout en Chine et son principal principe actif est la berbérine.  

Une récente collaboration entre les scientifiques chinois, coréen et australien à Sydney Garvan Institute, a révélé que la berbérine végétale pourrait être un excellent remède contre le diabète de type 2. La berbérine améliore la sensibilité à l’insuline et facilite le transport du glucose dans les cellules. 

Son efficacité et son mode d’action sont comparables à la Metformine, le médicament allopathique du diabète, effets secondaires en moins.  En bonus, elle agit aussi sur la régulation des lipides sanguins; Par précaution, elle ne doit pas être utilisée sans suivi de la glycémie et elle n’est pas recommandée aux femmes enceintes et aux enfants. Elle se prend à la dose de 500 mg 2 à 3 fois par jour avant les repas.

La berbérine se trouve dans les racines et l’écorce d’un certain nombre de plantes utilisées à des fins médicinales, y compris la cicatrisation des plaies et le traitement de la diarrhée.

Grâce à sa concentration en berbérine (16%), cette plante soutient l'appétit et la sécrétion des glandes digestives pour favoriser le transit intestinal. Ce complément traite le vide de yin engendrant un feu interne qui affecte les poumons, l'estomac et les reins. Les symptômes sont la sensation de soif, de faim et l'envie pressante d'uriner.

Yu Quan Wan
Cette formule nourrit le Yin, renforce les reins, le poumon et la rate et dissipe les mucosités-chaleur. Elle soulage la soif, fait circuler les liquides, régule l’appétit, calme l’Esprit. Elle pourrait  convenir à une personne qui souffrirait de soif excessive  (Réchauffeur supérieur) et 'un vide de Yin ou le Ginseng. 

Une formule classique pour la « maladie de l’urine sucrée », utilisée pour le diabète juvénile et insipide en Chine continentale.

Deux des formules les plus fréquemment utilisées à cette fin en Chine et au Japon aujourd’hui ont été décrites pour la première fois dans le livre Jin Gui Yao Lue – 金匮要略, écrit vers 200 de notre ère. 

  • La première est le Ba Wei Di Huang Tang, qui était à l’origine prescrite aux personnes présentant une faiblesse, une fatigue et des mictions abondantes peu après avoir bu de l’eau. Dans certains cas, il s’agissait peut-être du diabète tel que nous le connaissons aujourd’hui. Elle pourrait être prescrite à une personne qui présenterait un diabète avec un vide de Yin du rein (Réchauffeur inférieur) ainsi que les huit saveurs pour tonifier et nourrir le rein

  • L’autre formule est Bai Hu Jia Ren Shen Tang (Décoction du tigre blanc), qui était prescrite en cas de soif et de fatigue importantes. Cette formule, considérée comme idéale pour le diabète d’apparition récente, est aujourd’hui plus fréquemment utilisée à cette fin au Japon qu’en Chine.

  • Qing Wei San pourrait se voir prescrire pour calmer la chaleur de l'estomac pour une personne qui souffrirait d'un diabète avec sècheresse de l'estomac (Réchauffeur moyen)

Herbes individuelles
Voici une liste de quelques herbes pouvant être utilisées lors de diabète.

Rhizome de l’alisma orientale Ze Xie – 泽泻,
Le rhizome de l’alisma orientale (Alismatis Rhizoma) est de nature froide et de saveur douce et insipide avec un tropisme reins et vessie.
Favorise la miction, élimine l’humidité sans blesser le Yin, abaisse la tension artérielle et la glycémie. Dans les textes classiques, Ze Xie est recommandé comme herbe d’appoint pour le syndrome de Xiao Ke.


Rhizome d’anemarrhena Zhi Mu – 知母

Le rhizome d’anemarrhena (Anemarrhena Rhizome) est de nature froide et de saveur amère et douce avec un tropisme poumon, estomac et reins.
Il clarifie la chaleur, draine le feu et génère les liquides. Souvent associé avec Tian Hua Fen – 天花粉 (Radix Trichosanthis).


Tian Men Dong Tian Men Dong – 天门冬
La racine tubéreuse de Asparagi Cochinchinenses (Tuber Asparagi Cochinchinenses ou Asperge de cochinchine), est de nature (très) froide et de saveur amère et douce avec un tropisme reins et poumon.
Elle nourrit le Yin du poumon et des reins, génère les liquides organiques et rafraichit la chaleur due à un vide de Yin.
Elle nourrit le Yin du poumon et des reins, génère les liquides organiques et rafraichit la chaleur due à un vide de Yin.





La racine d’astragale (Astragalus membranaceus), anti-oxydante et antiinflammatoire est de nature légèrement tiède et de saveur douce avec un tropisme rate et poumon.  Elle renforce la rate et tonifie le Qi. Elle améliore la sensibilité à l’insuline et freine l’hyperglycémie, avec en prime la perte de poids Elle est utilisé lors de vide de rate et d’estomac avec fatigue et manque d’appétit. Elle permet de lutter contre le complications du diabète au niveau des reins et des yeux. Il tonifie le poumon et stabilise l’extérieur. La poudre brute d’astragale se prend à la dose de 3 à 7 grammes par jour, un extrait titré à 20 ou 30 % de polysaccharides à raison de 1 à 1,5 g par jour.  Associé avec Shan Yao (山药) et Sheng Di Huang (生地黄) lors de syndrome Xiao Ke.

Bai Zhu Bai Zhu – 白术
Le rhizome d’atractyle (Rhizoma Atractylodis Macrocephalae), est de nature tiède et de saveur amère et douce avec un tropisme rate et estomac.
Il tonifie la rate et le Qi, et assèche l’humidité. Il augmente l’assimilation du glucose et réduit le taux de glucose dans le plasma.

Dang Shen Dang Shen – 党参
La racine de Codonopsis (Radix Codonopsitis Pilosulae), est de nature neutre et de saveur douce avec un tropisme rate et poumon.
Il renforce le Qi, génére les liquides et tonifie le Foyer Médian. En général, les fonctions de cette herbe sont analogues à celles de Ren Shen (Radix Ginseng), bien qu’elles ne soient pas aussi fortes. Elle est utilisée cliniquement pour tonifier le Qi de la rate et du poumon. Dang Shen a un effet vasodilatateur sur les vaisseaux sanguins terminaux.

Shan Yao 山药

Il harmonise et tonifie le Qi et nourrit le Yin de la rate, du poumon et des reins.
La racine de l’igname de chine (Radix Dioscoreae Oppositae), est de nature neutre et de saveur douce avec un tropisme rate, poumon et reins. 

Le ginseng (Radix Panacis Ginseng), est de nature légérement tiède et de saveur légérement amère et douce avec un tropisme poumon et rate.
Il tonifie le Qi et génére les liquides, renforce la rate et le poumon, est bénéfique au coeur et calme l’Esprit (Shen).

Certains patients peuvent réduire leurs besoins en insuline en prenant cette plante.

La racine de réglisse chinoise (Radix Glycyrrhizae Uralensis), est de nature neutre et de saveur douce. Il est dit qu’elle entre dans les douze méridiens principaux (mais principalement celui de la rate et de l’estomac). Elle tonifie le Qi, clarifie le feu et humidifie la sécheresse.

 

Gou Qi Zi Gou Qi Zi – 枸杞子

Le fruit du lyciet commun communément appelé baie de goji (Lycium barbarum), est de nature neutre et de saveur douce avec un tropisme foie et reins.

Il nourrit et tonifie le foie et les reins. Il est utilisé lors de vide de Yin et de sang.

Mai Men Dong Mai Men Dong – 麦门冬

Le muguet du Japon (Tuber Ophiopogonis Japonici), est de nature légérement froide et de saveur douce et légérement amère avec un tropisme cœur, poumon et estomac.

Il nourrit le Yin de l’estomac, de la rate, du poumon et du cœur, clarifie la chaleur. Abaisse le taux de glucose sérique, accélére la récupération des îlots de Langerhans et augmente les niveaux de stockage du glycogène.

Huang Bai Huang Bai – 黄柏

Ecorce de phellodendri (Cortex Phellodendri), est de nature froide et de saveur amère avec un tropisme reins et vessie.
Elle clarifie la chaleur et élimine l’humidité dans le Foyer Inférieur, draine le feu et élimine le feu toxique. Elle augmente les sécrétions pancréatiques, diminue la pression




Plantes ayant des effets hypoglycémiants

 Wu Jia Pi – 五加皮 (Cortex Acanthopanacis)

Cang Zhu -苍术 (Rhizoma Atractylodis) : augmente d’abord la glycémie, puis la fait baisser de manière significative.

Bai Zhu (Rhizoma Atractylodis Macrocephalae) : augmente l’assimilation du glucose et réduit le taux de glucose dans le plasma.

Ze Xie – 泽泻 (Alismatis Rhizoma)

Ren Shen – 人参 (Radix Ginseng)

Di Gu Pi – 地骨皮 (Cortex Lycii Chinensis)

Mai Men Dong – 麦门冬 (Tuber Ophiopogonis Japonici)

Huang Bai -黄柏 (Cortex Phellodendri)

He Shou Wu – 何首乌 (Radix Polygoni Multiflori)

Huang Jing – 黄精 (Rhizoma Polygonati)

Sheng Di Huang – 生地黄 (Radix Rehmanniae Glutinosae) Digitale chinoise

Shu Di Huang – 熟地黄 (Radix Rehmanniae praeparata)

Xuan Shen – 玄参 (Radix Scrophulariae Ningpoensis) Scrophulaire

Guā Lóu瓜蒌 Racine de Trichosanthes kirilowii  ou Melon Trichosantes  [une des cinquante plantes de base employées en médecine traditionnelle chinoise]

Bouton de fleur de Lonicera japonica Dōng téng, littéralement « vigne qui supporte l’hiver » ou Jīn yín huā : « fleur d’or et d’argent  »  chèvrefeuille du Japon  

Galle de Rhus chinensis Wu Bei Zi Sumac de Chine 

Ginseng (Panax ginseng) ginseng asiatique ou coréen
Il a une longue histoire d’utilisation comme stimulant intellectuel et physique, mais c’est aussi un agent hypoglycémiant grâce aux ginsénosides qui le composent. Il stimule la sécrétion d’insuline, augmente la sensibilité à l’insuline et réduit la glycémie, le stress oxydatif et l’inflammation . Plusieurs études cliniques ont démontré qu’il abaissait la glycémie à des doses allant de 100 à 500 mg par jour

panax ginseng

Lagenaria sicecaria (Gourde, calebasse, courge ).

Calebasse, administrée en décoction ou en comprimés. La dose recommandée est de 3 g/jour. Il a également été démontré que ce produit réduit la glycémie.

Momordica charantia (Margose ). 

Melonamer,  qui est séchée, réduite en poudre et transformée en pilules. Il a été démontré qu’une dose de 18 g/jour réduit la glycémie.

Psidium guajava (Goyavier)

pris sous forme de feuilles fraîches ou d’infusion et bu sous forme de thé. La dose est de 9 g/jour. Il agit sur la réduction de la glycémie.



Paires d’herbes ayant des effets hypoglycémiants:

A utiliser de préférence en cas de chaleur de l’estomac.

Xuan Shen – 玄参 (Radix Scrophulariae Ningpoensis) + Cang Zhu -苍术 (Rhizoma Atractylodis)

A utiliser de préférence en cas de vide de Yin avec présence d’humidité excessive.

Shan Yao – 山药 (Radix Dioscoreae Oppositae) + Huang Qi – 黃芪 (Astragalus membranaceus) Astragale de chine


A utiliser de préférence en présence de symptômes de vide de la Rate. Ne pas utilisez Mi Zhi Huang Qi (蜜炙黃芪) préparé au miel.

Pour le diabète sucré non insulino-dépendant, diabète de type 2 :

Les plantes prescrites en doses thérapeutiques, associées à un régime alimentaire sain et à un programme d’exercices, donnent des résultats cliniquement efficaces, souvent en 3 à 4 semaines. L’efficacité clinique est définie comme une réduction significative de la glycémie avec moins de fluctuations au cours de la journée.

Le traitement phytothérapeutique doit toujours se superposer au traitement médical occidental pendant au moins 1 à 2 semaines avant de pouvoir réduire la dose de tout médicament conventionnel contre le diabète.

Pour le diabète sucré insulinodépendant, diabète de type 1 : les plantes prescrites à des doses thérapeutiques peuvent aider à réduire la dose et la fréquence des injections d’insuline, mais elles ne peuvent jamais remplacer totalement le besoin d’insuline supplémentaire chez les patients insulinodépendants.

Est également cité  pour le traitement du diabète Jia Wei Bai Hu Tang (traduction : décoction de tigre blanc avec une adjonction de produits)

Caractéristiques des minéraux et des plantes utilisées dans la  formule Jia Wei Bai Hu Tang

Composition

SHENG SHI GAO Gypse
(Gypsum Fibrosum) 20-30g

ZHI MU 

(Rhizoma Anemarrhenae)
10-15g

GAN CAO
(Radix Glycyrrhizae)

5g

REN SHEN: racine du ginseng

3-10 g
(radix ginseng)

Origine:

Minéral de sulfate de calcium hydraté

Liliacée produit dans les provinces de shanxi et de hebei

Légumineuse cultivée dans la Mongolie, le Shanxi, le Gans et le Xinjiang

Araliacée cultivé dans le nord est

Saveur

Apre et sucrée

Amer et sucré

Sucré

Sucré et amer

Nature[i]

Froide

Froid

Neutre

Légèrement chaud

Actions

Lutte contre la chaleur et le feu, diminue l’agitation psychique, étanche la soif

Lutte contre la chaleur et nourrit le yin

Clarifie la chaleur

Active la production des liquides et étanche la soif

Indications

pour des chaleurs excessives.

Utilisé dans les cas de chaleur du poumon et de l’estomac avec soif extrême souvent associé avec gipsum fbrosum

Rafraichissement trop important

Soif sévère, sueur nocturne8

Ce mélange peut être préparé en décoction. On prend 400 ml d’eau, nous allons cuire REN SHEN (radix ginseng) à feu doux puis nous ajoutons les autres ingrédients et on augmente la cuisson. On la stoppe quand il reste 50 à 100 ml de décoction.

Il faut préparer une deuxième décoction dans 400 mL d’eau ; cuire à feu fort l’ensemble du mélange puis le stopper quand il reste 100 mL de décoction.


[i] Ce concept des quatre natures s’explique par le potentiel de la plante à jouer sur la

température corporelle. Dans le Su Wen, on parle de « chauffer ce qui est froid, refroidir ce qui est chaud ». La plante va être de nature froide, chaude, tiède ou fraiche

Le chaud et le tiède vont agir :

 en dispersant le Froid

 en aidant le Yang

 en reconstituant le Feu

 en dégageant les vaisseaux

Le froid et le frais :

 vont baisser la Chaleur

 disperser le Feu

 refroidir le Sang

 neutraliser les toxines

Source : 

- "les aliments qui soigent " de Philippe Sionneau

-  Le diabète par David Brun