mardi 28 mai 2019

Le ventre, notre deuxième cerveau

Le ventre, c’est notre deuxième cerveau. Les connaissances en neuro-gastro-entérologie permettent depuis le siècle dernier, de comprendre pourquoi les chinois ont parlé de « second cerveau ». 

L'intestin grêle et les circonvolutions du cerveau ont des similarités anatomiques,ont tous deux un système nerveux, possèdent des millions de neurones et agissent sur notre santé.

      
C’est relativement tard, au 19ème siècle, qu’une présence neuronale à été détectée dans nos intestins par Léopold Auerbach,un anatomiste allemand.Depuis ces deux dernières années, la médecine occidentale étudie de plus en plus le fonctionnement du deuxième cerveau, poursuivant les connaissances plus anciennes sur l’axe système nerveux central/système nerveux viscéral (autonome),notamment aux USA.  

Cependant, à la fin du siècle dernier, de nombreuses recherches sur les liens des intestins avec le cerveau font état d’un axe encéphale/système digestif de plus en plus évident. Il y a eu un tournant en 1998 avec la publication d’un livre intitulé : The Second Brain ou « Your gut has a mind of itsown » (1998) par Michael D. Gershon, neurogastroentérologue, directeur du département d’anatomie et de biologie cellulaire à l’Université de Columbia à New-York.  et professeur d'anatomie et de biologie cellulaire au Centre médical Columbia Presbytérien de New York. Dans son ouvrage, l’auteur décrit l’existence de neurones et de neurotransmetteurs dans les intestins identiques à ceux présents dans l’encéphale. Ils ont à peu près les mêmes fonctions, en particulier en ce qui concerne les émotions. Ce n’est que très récemment que les médias, la grande presse, la radio et la télévision parlent de « second cerveau », que des articles saluant l’émergence d’un « nouveau concept » grâce à la recherche scientifique. Depuis les travaux du Dr Gershon, Il semble donc bien établi maintenant que l’intestin comme un deuxième cerveau.

La médecine occidentale s'intéresse de plus en plus à la médecine fonctionnelle, parce que les médicaments seuls n'opèrent plus suffisamment.  Déjà des médecins de plus en plus nombreux conseillent donnent des conseils de diététiques  pour la tension, pour la digestion.

Nous avons plus de bactéries dans notre ventre que de cellules dans notre corps. L'intestin héberge 10 fois plus de bactéries notre organisme ne possède de cellules, soit 100 milles milliards de bactéries.

Depuis quelques années, les chercheurs se sont beaucoup intéressés à ces bactéries qui peuvent modifier le comportement humain.Un important programme de recherche tente de séquencer l’ensemble du génome (appelé métagénome ou microbiome) de cet écosystème. Le but est de comprendre les interactions existantes entre les bactéries intestinales et leurs relations avec le génome humain.

Car ces bactéries en effet interagissent avec l’organisme qui les héberge. Elles interviennent dans la digestion, synthétisent certaines vitamines, contribuent au bon fonctionnement du système immunitaire et protègent contre des bactéries pathogènes.

Chaque individu héberge un microbiote qui lui est propre, en fonction de son génome, de son environnement et de ses habitudes alimentaires. Cet écosystème individuel devient l’objet de toutes les attentions car le profil génétique de notre microbiote pourrait jouer un rôle majeur à côté de notre propre génome dans le développement de pathologies telles que les maladies inflammatoires ou l’obésité, ou dans la réponse aux traitements médicamenteux. Elles jouent un rôle sur de nombreux désordres dont l’origine de certaines pouvait auparavant être attribuée à des pathologies du cerveau.

Des recherches encore plus récentes datant de 1, 4 ans suggèrent que la nature de la flore intestinale va influer sur le fonctionnement du système nerveux central. Ces études réalisées à partir de souris sans germe dans le système digestif, puis ensemencées avec des flores déterminées montrent des variations dans le comportement suivant la nature des bactéries de la flore. Ces résultats indiquent l’importance de l’équilibre de la flore intestinale et donc de la diététique.

Le microbiote peut donc potentiellement influencer notre comportement par son action sur le fonctionnement du cerveau dit supérieur !


Nous avons plusieurs systèmes nerveux dont :
- le système nerveux central, le cerveau
- le système nerveux entérique : le système digestif, qui communique avec le cerveau.

Anatomie du système nerveux entérique
Le système nerveux entérique (SNE) tapisse tout le long de la paroi du tube digestif. 

Dire que le ventre est le deuxième cerveau du corps humain n’est pas qu’une expression. Notre système digestif compte en effet  un réseau  entre 100 et   200 millions de  cellules nerveuses ou neurones (autant que la moelle épinière, mais moins que le cerveau qui en contient entre 80 et 100 milliards) étroitement connectés entre eux.

et forme deux réseaux complexes appelés :
- le plexus myentérique ou d'Auerbach, qui contrôles les contractions musculaires
   (pour faire progresser le bol alimentaire ou provoquer les vomissements).
- le plexus sous-muqueux ou de Meissner quant à lui régule les sécrétions intestinales.
Le dessin ci-dessus représente ces deux plexus entourant une partie de l'intestin. Ils se situent tous deux entre les couches qui constituent nos organes digestifs.

Le système nerveux entérique est l'équivalent d'un cortex de chat ou de chien.

Les cellules nerveuses du Système nerveux entérique et du "cerveau principal" ont la même origine. Les neurones intestinaux sont issus de la même plaque embryonnaire que les neurones cérébraux , mais s'en séparent pour migrer vers le ventre et former le système nerveux entérique, entérique pour intestinal. La séparation entre neurones digestifs et cérébraux se fait pendant la gestation. Les neurones digestifs vont migrer dans le tube digestif dès la formation de celui-ci. Les premiers mouvements intestinaux ont lieu dès la sixème semaine, le 2ème mois de la grossesse.

Les neurones  sécrètent quelques 20 neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline, acétylcholine histamine,neuropeptides du système digestif, l’acide glutamique, des enképhalines et des endorphines, etc.)  dans le système nerveux central, ainsi que leurs récepteurs,  identiques à ceux  produits par le cerveau, toutefois  les  connexions des neurones intestinaux sont plus simples même s’ils utilisent aussi des neurotransmetteurs. La neuro transmission est le langage des neurones. Dans le cerveau cérébral, la sérotonine signifie bien être. Dans le cerveau entérique, elle rythme notre transit intestinal et régule notre système immunitaire. Ce sont eux qui sont impliqués dans le sommeil, l'humeur, l'appétit, la douleur, la dépression, l'obésité, l'agressivité, les insomnies et bien d'autres maladies.

Les neurones du système digestif sont particulièrement efficaces pour établir des connexions avec le reste des fonctions de l’organisme et rivalisent avec les capacités de connexion directe de l’encéphale avec elles. 

Autonomie de fonctionnement du Deuxième cerveau
Le Système nerveux entérique est parfaitement autonome  . Les deux cerveaux ont une autonomie d’action et seraient capables de procéder à des actions de leur propre chef, il pourrait aussi faire carrément de la rétention d’information. 
"Contrairement au reste du système nerveux, le système entérique ne suit pas  nécessairement les commandes qu’il reçoit du cerveau ou de la moelle épinière. Et il ne leur envoie pas forcément non plus les informations qu’il collecte. Le système nerveux entérique peut, quand il le choisit, gérer des données que ces récepteurs ont relevées par eux-mêmes, et agir sur la base de ces données pour activer un ensemble d’effecteurs qu’il est le seul à contrôler. Le système entérique n’est donc pas un esclave du système nerveux central, mais un opposant doté d’un esprit libre ", poursuit Michael Gershon.

Cependant le cerveau envoie des informations dans le système digestif, mais le système digestif envoie aussi des informations qui vont modifier le fonctionnement du cerveau.


Fonctions du Système Nerveux Entérique
Les neurones intestinaux interviennent aussi dans des domaines aussi différents que la régulation des cycles de sommeil, la régulation de la douleur et de l’anxiété, entre autres.

Le contrôle des fonctions digestives
Le deuxième cerveau contrôle l'ensemble des fonctions digestives de l’œsophage, de l’estomac, et des intestins jusqu’au rectum . Le Système Nerveux Entérique contrôle le système digestif (sécrétions, vascularisation, mouvements péristaltiques) et assure le transit intestinal (en contrôlant les contractions qui se propagent d’un bout à l’autre du tube digestif). Il régule les fonctions intestinales aussi diverses que la motricité digestive, sécrétion hydroélectrolytique de la muqueuse ou encore  la circulation sanguine, à la fois en physiologie et en physiopathologie.

S’il n’avait disposé que d’un seul cerveau, celui du « haut », l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d’autres activités intellectuelles. 

Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution. L’évolution a délocalisé le deuxième cerveau pour mieux nous nourrir. Sans cette division des tâches, nous consacrerions encore toute notre énergie à digérer, digérer, et digérer. La digestion demande une grande puissance nerveuse. Cette division des tâches a permis au système nerveux central de se développer. La flore intestinale protège et assure le bon fonctionnement du système digestif qui lui même assure une bonne santé physique et mentale.


Le deuxième cerveau est en lien étroit avec le système immunitaire
Le rôle de cette barrière  épithéliale intestinale est une fonction vitale du tube digestif.

Le système digestif  forme une véritable barrière grâce aux anticorps qu’il produit, ce qui lui permet de distinguer les bons des mauvais nutriments, de ce qui est toxique ou non. Il permet ainsi aux bons nutriments  (digestion et absorption des nutriments par les entérocytes qui sont protégés par les bonnes bactéries) de passer dans le sang à travers l'intestin pour être apportés aux organes qui en ont besoin et retient les mauvais nutriments qui, s’ils passaient dans le sang, pourraient être pathogènes ou toxiques  pour l’organisme. Si la flore est attaquée par des médicaments, des vaccins ou une mauvaise alimentation, les bonnes bactéries sont supprimées au profit de bactéries néfastes. Les entérocytes sont alors malades et ne protègent plus la paroi, c'est ainsi que de grosses molécules toxiques passent dans la circulation générale et crée des pathologies.Le système digestif est donc une espèce de stérilisateur géant qui élimine les bactéries nocives. En cas d’intoxications alimentaires, il peut parfois en laisser passer mais cela reste relativement rare si le microbiote est bien équilibré.


Le système digestif produit également de 70 à 85 % des cellules immunitaires de l'organisme. C’est lui qui produit le plus de macrophages, également appelés leucocytes ou globules blancs, qui servent  à protéger notre organisme contre des ennemis potentiels (bactéries, virus). Il sécrète également les immunoglobulines, appelés aussi anticorps, qui ont la même fonction que les leucocytes.

Si le système immunitaire est défaillant, c’est tout le corps qui va encaisser. Si notre alimentation et notre hygiène de vie ne sont pas corrects, c’est tout le reste qui ne fonctionne plus, et notamment notre système immunitaire.

Plus Il est exposé à une multitude de bactéries plus le système immunitaire est efficace.
 
Le deuxième cerveau, un rôle majeur dans la gestion de nos émotions
Notre ventre, extraordinaire écosystème bactérien en symbiose avec notre organisme, joue un rôle majeur dans nos émotions.
Les scientifiques se sont aperçus par exemple que notre cerveau entérique, celui du ventre, produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui agit au niveau du tube digestif, mais aussi elle va être libérée dans le sang par lequel elle transite vers le cerveau, particulièrement l’hypothalamus, qui est une zone qui gère les émotions.  Une fois dans le cerveau, lasérotonine est réutilisée par les neurones cérébraux comme messager pour réguler nos émotions, notre sommeil, notre anxiété, notre irritabilité, etc., Or il se trouve que l’excès de sucre entraîne un déficit en sérotonine. On comprend donc aisément que c’est toute cette régulation qui se trouve perturbée.
Longtemps on a cru que cette sérotonine servait simplement à rythmer le transit et réguler le système immunitaire.  La sérotonine participe à la gestion de nos émotions. On savait que les émotions pouvaient influencer notre ventre, maintenant cela démontre que le ventre est capable d’influencer nos émotions. La mélatonine, l’acétylcholine, l’épinéphrine, les nétrines, noradrénaline, GABA, les probiotiques proviennent aussi du deuxième cerveau (une trentaine de ces molécules ont déjà été découvertes à ce jour).
Dans le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) la sérotonine est impliquée dans la régulation de l’humeur, de l’appétit, du sommeil etc. Ayant été identifiée comme déficiente chez les individus souffrant de troubles dépressifs, des études sont actuellement menées sur son mode d'action pour tenter de guérir certains troubles psychiques par le ventre.

Si l’on sait depuis longtemps que notre cerveau et nos émotions influent sur notre ventre et notre système digestif, l’inverse serait également vrai notre deuxième cerveau est capable d’influencer nos émotions et notre cerveau.
Le syndrome de l’intestin irritable est l’exemple même du dysfonctionnement ventre-cerveau. Une personne sur 10  en est atteinte. C’est une anomalie de «relation». Le syndrome de l’intestin irritable pourrait trouver son origine dans la paroi de l’intestin. La peau de l’intestin est un système nerveux entérique (SNE). Le SNE contient des neurones. Le syndrome de l’intestin irritable est une communication défaillante entre les muqueuses et les nerfs. Les malades ont un SNE hypersensible. Une espèce de « névrose intestinale » comme une hyperactivité neuronale (système nerveux sympatique), souvent déclenchée par le stress ou un trauma. Selon le Pr M Gershon, le syndrôme du colon irritable produirait des syndromes anxieux et non l'inverse. Ceci serait également vrai pour la maladie de Crohn ou l'ulcère peptique
L'intestin est capable d'influencer notre cerveau en modulant nos émotions et à être amené au développement de certaines maladies du cerveau, que ce soit des maladies neuro développemental tel que l'autisme ou à l'autre extrémité de la vie participer à des pathologies neurovégétatives comme la maladie de Parkinson[i]


Selon le type de flore intestinale hébergée par notre ventre, on pourrait être prédisposé à certaines maladies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires.  
N'est-ce pas la clé de l'efficacité de la médecine chinoise face à la nôtre, impuissante à soulager bien des maux ? Plus surprenant, l'activité du ventre influencerait notre personnalité et nos choix, nous rendrait timides ou téméraires. Ces découvertes ouvrent d'immenses espoirs thérapeutiques. Des maladies graves, comme celle de Parkinson[i], pourraient naître et se développer dans le cerveau du bas avant d'atteindre celui du haut.
Le prozac à l'origine est un médicament pour la digestion. Mais les patients qui en prenaient ont trouvé que leur dépression allait mieux en prenant ce médicament. La médecine occidentale se sert désormais du Prozac pour traiter la dépression. 
Les problèmes émotionnels peuvent être réglés au niveau du deuxième cerveau. 
Un enfant, lorsqu'il est stressé, a mal au ventre. Ils n'ont pas vraiment mal au ventre, ils sont stressés. Il a un "papillon dans le ventre", dit on en Chine. Lorsque des événements sont désagréables ou difficiles à gérer, on ressent des tensions dans le ventre et des crispations au niveau du plexus solaire (situé en dessous du sternum). Le diaphragme va se mettre en tension, ainsi que toute la zone abdominale (juste en dessous), ce qui va « bloquer » l’ensemble. Or, pour fonctionner correctement, le ventre a besoin d’une certaine mobilité et d’une certaine souplesse. C’est pour ça que parfois on a mal au ventre, ou le ventre est « noué ».

En Chine, on dit d'une personne qui a beaucoup de sagesse, de mémoire, qui a beaucoup de choses de la tête, qu'elle a "beaucoup de choses dans le ventre".

Un médecin occidental, le Dr Devroede, s'est également intéressé sur les liens entre le physique et le psychique. Pour ce médecin, le ventre représente le centre d'archives de notre vie émotionnelle. Ce qu’il appelle les "mots de ventre", conséquence d’émotions refoulées et dont la manifestation physique peut-être une douleur abdominale lors d’un moment de grand stress ou de trouble émotif.

Le stress aurait également des effets sur l’équilibre de la flore. Un stress chronique, au-delà de ses effets oxydatifs, favorise le développement et la prolifération de champignons, de bactéries et de parasites dans l’intestin grêle. D’où l’importance de soigner son stress et son anxiété.

Le deuxième cerveau, la majeure partie de notre mémoire
La mémoire du premier cerveau représente une part très faible de la mémoire ( 20 à 30 %). Si vous n'activez pas le deuxième cerveau, vous avez des risques d'avoir la maladie d'Alzheimer. La plus grosse partie de la mémoire est dans le ventre. C'est là où vous vous souvenez de la cuisine de votre mère.

En Chine, on dit cette chose là m'inquiète au niveau du deuxième cerveau. Ce n'est pas une inquiétude légère, mais c'est très sérieux.

Traiter le deuxième cerveau permet de traiter le premier cerveau. Le deuxième cerveau, s'il fonctionne très bien, va raconter chaque nuit au premier cerveau une histoire pendant le sommeil.

Si vous êtes insomniaque, le deuxième cerveau est tellement bloqué, que le feu dans la tête ne peut pas descendre. Si vous êtes âgé, si vous ne voulez pas finir avec la maladie d'Alzheimer, il faut activer le deuxième cerveau.

L'espace dans le cerveau est limité. Lorsque tout est utilisé, c'est fini. L'ordinateur, diàn nǎo  电脑en chinois,  est appelé le cerveau électrique. Si l'espace est limité, s'il est plein, l'ordinateur va ralentir ou "bugger". Il existe deux solutions pour accroître la mémoire de votre ordinateur:
- éliminer les programmes inutiles
- trouver plus de mémoire système

Si l'espace est limité, tous les jours vous aurez du stress. Petit à petit votre cerveau va ralentir. être gêné ou explosé, c'est à dire qu'il peut survenir des émotions négatives, des maladies .

Le Qi gong, par le travail respiratoire, permet d'éliminer le superflu et en même temps d'activer le deuxième cerveau pour ajouter de la mémoire. Avant le Qi gong, votre premier cerveau sera peut être occupé à 90 %. Ensuite, après l'activation du deuxième cerveau, sa capacité va peut être très fortement augmenté. Après il sera possible de développer sa créativité. 




On devra travailler de plus en plus le deuxième cerveau , parce que la vie moderne nous apporte beaucoup trop d'informations que le cerveau ne peut pas gérer, ce qui entraînent de plus en plus de stress, d'émotions négatives et de maladies. Une fois le deuxième cerveau activé, il va aider, régler les problèmes de mémoire et tous les problèmes associés à la vie moderne.  

Travailler le deuxième cerveau est une alternative judicieuse à la prise de  médicament à vie, tel celui pour l'hypertension, qui ne permet pas de guérir, mais seulement de contenir la maladie. Il est à noter qu'en cas d'arrêt des médicaments, la maladie empire très souvent, notamment  en cas de dépression.

Toutes les sortes de médicaments se trouvent dans le deuxième cerveau et permettent de régler petit à petit tous les problèmes .

Selon le professeur Michael Gershon, le Système Nerveux Entérique serait non seulement capable de se souvenir, mais participerait à la phase de rêves pendant el sommeil en produisant également de la sérotonine.

Les effets « mystérieux » de la respiration
Quoi de plus naturel que la respiration ? Nous y sommes tellement habitués que c’est seulement quand on fait l’effort d’y penser que nous prenons conscience de son existence. On y fait attention lorsqu’on se trouve dans une situation inhabituelle :de surprise, de peur, d’angoisse, de stress, d’efforts physiques. On a le « souffle court », le « souffle coupé ». On ne survit pas si on ne respire pas pendant un temps de l’ordre de quelques minutes.

Alors qu’il s’agit d’un phénomène physiologique « naturel » ? Les pratiques récentes et contemporaines de développement personnel, de bien-être, d’épanouissement personnel, etc., …….« découvrent » l’importance de la respiration depuis le siècle dernier dans les pays développés.

Alors pourquoi faut-il se concentrer sur sa respiration dans toutes sortes de pratiques, yoga, qi gong, tai chi, méditation, sophrologie, reiki, relaxation, harmonisation du corps et de l’esprit, etc.?

A quoi sert-il de respirer ? La respiration permet de renouveler l’oxygène du sang et donc de nourrir l’ensemble de l’organisme en énergie, et d’éliminer le CO2.

La respiration inconsciente et automatique et la respiration consciente et volontaire accède à des zones et fonctions différentes du cerveau. 

La régulation de la respiration inconsciente et automatique se fait en boucle au niveau du bulbe, tandis que la respiration volontaire active le cortex sous la calotte crânienne.  

Les centres nerveux qui fonctionnent de façon autonome et automatique pour tous les contrôles de la respiration automatique (impulsions pour activer les groupes de muscles actifs pour inspirer puis expirer l'air, réseau de capteurs pour connaître la composition en oxygène et en CO2 ; coordination automatique pour modifier le débit d’air en fonction des activités physiques, des émotions, des réflexes d’éternuements, de toux, etc. ) se trouvent dans le bulbe.

En revanche, nous avons la possibilité de modifier volontairement les paramètres de la respiration, par exemple en faisant de l’hyperventilation ou en se mettant en apnée, etc. On peut donc « retenir son souffle » volontairement ou pousser un soupir de soulagement. Dans le cas d’une respiration consciente, ce sont les neurones corticaux moteurs qui vont prendre les commandes et diriger les opérations. C’est comme si un pilotage automatique passait en mode manuel ! Il n’existe pas un centre bien identifié dans le cortex, mais des zones diffuses qui sont en relation avec d’autres régions du cerveau.

Lors de l'activation de ces neurones par une intention de respiration consciente,  ils vont communiquer entre eux  et établir de nouvelles  relations, se diffuser non seulement dans d’autres neurones du cortex, mais également dans les noyaux intérieurs profonds du cerveau (système limbique, amygdale, ganglion de la base, hypothalamus, cervelet etc.),intervenant ainsi dans la régulation des glandes endocrines, des réponses immunitaires, dans les états émotionnels et dans la plupart des centres nerveux cognitifs.

Autrement dit, faire une respiration volontaire va stimuler des neurones corticaux qui sont en relation avec l’ensemble des fonctions cérébrales.

Ce n’est donc pas la respiration elle-même qui va directement produire des effets sur le système nerveux mais probablement la stimulation indifférenciée de réseaux neuronaux qui vont produire des « effets secondaires ». Ceci n’exclut évidemment pas les effets directs de l’hyperventilation sur la modification des états mentaux. On sait en effet que l’hyperventilation modifie les tracés des EEG avec apparition d’ondes lentes diffuses et une baisse générale du niveau de vigilance. Elle modifie également les états de conscience, provoque un relâchement de la pensée analytique et diminue les réflexes de défense. Le potentiel émotionnel est augmenté avec une plus grande suggestibilité et une plus grande « ouverture d’esprit ». L’ensemble de ces phénomènes permettent de comprendrepourquoi la respiration peut agir bien au-delà de ce qui est prévisible.

Ces mécanismes parfaitement identifiés permettent de comprendre certains des « effets mystérieux » de la pratique du qi gong : une démultiplication des effets secondaires de la respiration sur tous les centres de coordination du système nerveux central.

On peut comprendre que toutes les techniques sur la respiration et en particulier pour provoquer l’hyperventilation soient utilisées dans tous les cas où on cherche à provoquer une plus grande réceptivité des personnes. Ce n’est donc pas un hasard si les sectes utilisent ces techniques pour manipuler encore plus facilement des personnes déjà fragiles au départ et leur font perdre le sens des réalités.


Les effets profonds de la respiration peuvent s'expliquer par le fait que lorsqu'on respire de façon volontaire, on communique avec le cerveau et le cerveau avec le reste du corps. 

Effets de la respiration sur les émotions
Respirer de manière volontaire fait aussi travailler le muscle du diaphragme, qui est un muscle de l'émotion. 

Si vous avez des émotions fortes, le ventre sera contracté, parce que le diaphragme est noué. C’est un fait d’observation courante que les émotions fortes, les difficultés de la vie courante, les ennuis de travail se manifestent par des troubles psychologiques mais également par la sensation d’avoir l’estomac noué. « Avoir des tripes » ne concerne pas uniquement un courage volontaire du système nerveux mais indique bien une relation entre ces deux entités? Une peur intense peut déclencher des cataclysmes intestinaux qui a priori n’ont aucune raison de se produire si une relation physiologique et une communication permanente n’existaient entre les deux « cerveaux ».

En libérant cette tension au niveau du diaphragme, vous allez libérer la tension à l'intérieur du ventre et cette libération va se communiquer au cerveau. Une partie des émotions fonctionne grâce à des muscles intérieurs du ventre, pas seulement à cause du système nerveux. 

Enormément d'émotions nous agressent tous les jours et l'intérêt est de pouvoir sentir où se trouve l'émotion et de pouvoir la contrôler.

La pratique du Qi Gong permet de gérer le stress, mais sa grande qualité est de pouvoir gérer les informations toxiques qui proviennent de l'extérieur avant que le stress ne se produise, soit en amont du stress. 

La pratique du Qi Gong permet de calmer, d'harmoniser tout ce qui nous vient de l'éxtérieur (informations visuelles, auditives, sensitives)  et notre cerveau doit les gérer avec notre vécu, notre génétique, les traumatismes vécus.  On peut être confronté à cette information extérieure qui peut être très agressive. C'est une gestion de communication entre différents noyaux de la mémoire et de ce que nous percevons comme information. La qualité de gestion de ces informations peut être amélioré par le Qi Gong, par la capacité à faire la coordination des mouvements, à gérer la séquence des mouvements que l'on doit faire, et ainsi de suite.

Le ventre et le cerveau, un duo indissociable
 Le « système nerveux entérique », ou « second cerveau », est en communication permanente avec le cerveau cérébral (encéphale) par l’intermédiaire du nerf vague [i] (ou nerf pneumogastrique ou Xème nerf crânien): Il s’agit d’un nerf qui part du système nerveux du cerveau et se dirige vers le système digestif.
Depuis, de nombreux scientifiques se sont penchés sur ce complexe nerveux surprenant. Non seulement un énorme réseau possédant seulement mille fois moins de neurones que le cerveau central serait logé au cœur de notre ventre, mais la connexion entre ces deux cerveaux serait étonnamment sommaire. «En comparaison avec le nombre de cellules nerveuses dans le ventre, le nombre de neurones moteurs qui connectent les deux cerveaux est incroyablement petit», explique le Dr Gershon, un grand spécialiste de la neuro-gastroentérologie, dans son livre The Second Brain (Le deuxième cerveau).

Le microbiote influence le cerveau.  Sur 10 communications entre le cerveau et l’intestin, 9 sont émises par le tube digestif. 80% des messages et signaux de notre corps, tels que la faim ou la douleur sont générés dans notre ventre avant de se propager jusqu’au cerveau. Le système nerveux entérique peut influencer la façon dont nous nous sentons et comment notre cerveau cérébral fonctionne.Ces messages n’atteignent pas notre conscience, mais peuvent changer la manière dont notre esprit perçoit le monde. Notre capacité à penser de façon positive, à résister à la dépression, à l’anxiété peut être influencée par les messages que le ventre envoie au cerveau. C’est dans ce sens que notre ventre contribue à notre inconscient.

Des chercheurs de l’Université Duke, aux États-Unis, viennent même de démontrer  que l’intestin se brancherait directement sur le système nerveux, transférant de l’information au cerveau en quelques dizaines de millisecondes, une rapidité qui pourrait exercer une influence importante sur le développement de plusieurs maladies et sur leurs traitements. Pour les chercheurs, cette connexion rapide et ses conséquences sur le cerveau pourraient non seulement expliquer la sensation de bien-être quand on mange, mais aussi pourquoi un grand nombre de médicaments dits « coupe-faim » sont inefficaces, ces derniers ciblant principalement une voie hormonale.

D'une façon générale, les messages issus des neurones des intestins ont deux fonctions importantes :
1.   ils fournissent un feed back sensoriel aux réflexes locaux qui modulent en permanence l'activité motrice des différents viscères
2.   Ils informent le cerveau des conditions ambiantes.

Toutefois, le cerveau peut également avoir un impact sur le microbiote intestinal.
Après avoir perturbé la flore intestinale de souris sur lesquels ils ont provoqué un modèle de dépression, Stephen Collins a révélé que les perturbations du macrobiote intestinal sont associées à un changement de motilité du côlon. L'équipe canadienne en a conclu que  ces résultats permettent de penser que les perturbations de la chimie du cerveau observées chez les patients souffrant de pathologies neuropsychiatriques, comme l'autisme, la dépression et la schizophrénie, peuvent modifier la physiologie du côlon, en l'occurrence le transit intestinal et impacter la composition de la flore intestinale.
Pour une deuxième expérience, les scientifiques ont élevé deux souches de souris. Leurs "caractères" différaient en fonction des bactéries dont elles étaient porteuses. Les souris de la première lignée étaient introverties, anxieuses et stressées, alors que les autres étaient beaucoup plus téméraires, extraverties et exploratrices. Parallèlement, des souris dépourvues de germes intestinaux, car élevées en milieu stérile, se sont vues transplanter le macrobiote de l'une ou l'autre lignée. Et les résultats obtenus ont été sans appel : les animaux ont "hérité" des caractéristiques des souris "donneuses", preuve que le macrobiote peut influencer le cerveau.
On sait aujourd’hui que la distribution du glucose , distribué par le cerveau, dont il est un des principaux carburant, débute dans les intestins !

Le professeur Mickael D. Gershon, spécialiste d’anatomie et de biologie cellulaire, a écrit dans son livre « le second cerveau » : « Nos deux cerveaux, celui de notre tête et celui de notre ventre, doivent coopérer. Si ce n’est pas le cas, il y a chaos dans le ventre et misère dans notre tête ».
Les recherches sur le nerf vague et ses effets sur le corps et le cerveau ont révélé qu'il était important que ce nerf soit toujours en bon état, et que stimuler son fonctionnement améliore l'état de santé général. (…)

Le 2ème cerveau et la médecine du Tao
Ce que la médecine moderne découvre depuis peu, les anciens Taoïstes, il y a plus de 4000 ans, en étaient parfaitement conscients. Pour les anciens Taoïstes, le corps humain est sous le contrôle de deux cerveaux. Le cerveau cérébral et le cerveau abdominal. Ils attribuaient aux nerfs le contrôle de l’activité corporelle. Ils associaient l’activité du système nerveux principalement à la région abdominale et ensuite, dans une moindre mesure, au cerveau.

Selon la pensée Taoïste, la perception et la génération des sentiments sont des fonctions de la région abdominale et plus précisément située au niveau du ventre.

Le ventre a en effet toujours occupé une place centrale dans les médecines traditionnelles chinoises, qui le considèrent comme le haut lieu des émotions et de leurs expressions. Le nombril, au milieu de l'abdomen, est d'ailleurs chargé d'une symbolique très forte. Le nombril est considéré comme la porte de l'esprit. "En reliant l'enfant à la mère, il constitue notre lien avec l'univers" déclare Liu Bing Kai.

Le ventre affecte tous les organes de la région abdominale. Lorsque le ventre fonctionne bien, les organes ne souffriront pas du stress et des tensions. Mais lorsque l’équilibre est rompu, les problèmes se feront sentir. Le cerveau entérique est très stimulé par le stress et les événements traumatisants. Le ventre encaisse tout le stress, car il y a beaucoup de choses que l’on y met de façon inconsciente. Selon les théories Taoïste, cet équilibre sera perturbé lorsque le cérébral, (l’esprit rationnel) se développera au détriment du viscéral, par le refoulement des émotions.

Selon le Tao, en niant leurs émotions, les humains entravent les fonctions du ventre, ce qui a pour effet de perturber le fonctionnement des organes et d’écourter leur vie. Les véritables émotions se situent dans le ventre plutôt que dans le cerveau. Ce dernier ne fait qu’enregistrer le souvenir d’une émotion. La civilisation moderne préconise plus le pouvoir de la raison, le raisonnement cérébral, pour réprimer les émotions. Ce qui empêche le ventre de fonctionner et prépare le terrain à l’apparition de problèmes physiques et psychologiques.

Lorsque les organes qui maintiennent l’organisme en vie cessent de fonctionner normalement, les renseignements entreposés dans le cerveau deviennent confus et obscurcissent la sagesse et l’intelligence.

Finalement les découvertes du Dr Gershon et du Dr Devroede acréditent la justesse de la pensée Taoïste.

La médecine traditionnelle Maya croyait également que les pensées et les émotions étaient directement ressenties et traitées dans l’axe central de l’abdomen et du ventre. Ils pratiquaient le massage abdominal pour soulager les effets du stress sur l’organisme.

Il y a une connexion extrêmement étroite entre les neurones et les structures cérébrales qui régulent l'anxiété, la mémorisation, la prise alimentaire sont en lien direct avec notre tube digestif.

L’alimentation joue un rôle sur le fonctionnement de notre système digestif en entraînant une perturbation de la flore intestinale si elle n’est pas suffisamment adaptée. S'il ne fonctionne pas bien, ces zones ne fonctionnent pas et on peut avoir des troubles du comportement et de l'humeur.

Pour les Taoïstes, une région de l’abdomen, le Dan Tian est un centre énergétique important et a été considéré comme étant un second cerveau depuis plus de deux millénaires.La conception des taoïstes sur le Dan Tian pourrait s’expliquer par le rôle central de l’état des « viscères » sur le fonctionnement des autres organes internes avec lesquels ils ont de très nombreuses connexions.

 La prise de conscience de l’existence de ce centre et de son fonctionnement est une donnée importante pour le qi gong. 

 Ainsi, les effets du Qi Gong sur les « viscères » peuvent avoir des conséquences directes sur le fonctionnement du cerveau dit « supérieur » et influer sur les états émotionnels et psychologiques.

Les Taoïstes étaient bien des précurseurs pour avoir découvert empiriquement des fonctions que l’étude superficielle de l’anatomie ne pouvait pas laisser imaginer.


                  Les dysfonctionnements du deuxième cerveau
                  Comment fortifier le deuxième cerveau ?

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[i] Le nerf vague,  10ème paire des nerfs, est un nerf mixte  qui convoie en continu des informations  motrices, sensitives,sensorielles, et surtout végétatives ortho et  parasympatiques entre le cerveau et l'intestin.les informations provenant des viscères via le nerf vague sont traitées au niveau du tronc cérébral et sont ensuite transmises à l’hypothalamus puis à l’amygdale et enfin au cortex. 
Il contrôle vos cordes vocales, vous permet d'avaler, maintient votre larynx ouvert pour la respiration et la phonation, ralentit le rythme cardiaque (quand c'est nécessaire), démarre et contrôle la digestion, provoque les réactions d'inflammation, influence de nombreuses glandes endocriniennes, c'est-à-dire les glandes qui produisent des hormones, ces précieux liquides qui influencent les fonctions vitales : glandes surrénales (hormones du stress), thyroïde, pancréas, qui produit l'insuline qui régule le sucre sanguin et le stockage des graisses. Le nerf vague joue un rôle prépondérant dans la régulation végétative.Le nerf vague gère la liaison entre le cerveau et le système digestif avec des ramifications vers le coeur,la trachée et la thyroïde. La branche afférente (sensitive) du nerf vague renseigne le cerveau ou système nerveux central sur ce qui se passe dans l'intestin, tandis que la branche éfferente (motrice) envoie des ordres aux muscles intestinaux.
Quand on stimule le nerf vague, une action sur les intestins se fait avec une accélération du transit et un ralentissement du rythme cardiaque.
[ii] En 2006, à Nantes , les neurologues démontrent  qu’on peut diagnostiquer la maladie de Parkinson avec une simple biopsie des intestins du patient.Bientôt, les médecins analyseront nos selles pour connaître la composition exacte de notre microbiote.
On s'est aperçu que la maladie de Parkinson, qui s'attaque aux neurones du cerveau, s'en prend aussi à ceux du ventre. Cette maladie démarre longtemps avant que les premiers troubles moteurs n'apparaissent. Quand les tremblement surviennet, 70 % des neurones sont déjà détruits. Un diagnostic dix à vingt ans plus tôt par une simple biopsie intestinale de routine, permettrait d'anticiper la destruction des neurones. A Nantes, une équipe de chercheur vise à permettre de remplacer le même examen au cerveau, très riqué, par celui d'une biopsie intestinale.Des scientifiques ont également montré que l'analyse de la flore intestinale pourrait aider au diagnostic de maladies telles que l'obésité ou la maladie de Crohn.         

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