vendredi 19 octobre 2018

Les trois types de respiration nasale

Dans la respiration, et dans la façon dont l'air entre et sort des narines pendant la respiration, on distingue trois types de respiration nasale : respiration par la narine droite, respiration par la narine gauche, et respiration nasale équilibrée (par les deux narines).
On doit alterner la respiration par la narine dominante, celle par laquelle l'air et l'énergie circulent, à intervalles réguliers (toutes les soixante ou quatre-vingts minutes). Cette alternance correspond au processus pour équilibrer en permanence et de façon complémentaire les aspects Yin et le Yang du système nerveux. Elle se rapporte également aux régulations spécifiques du quart gauche et du quart droit du Cerveau. Cette alternance cyclique de la respiration nasale est basée sur les biorythmes prénataux et postnataux du corps, car elle concerne les deux hémisphères du Cerveau.
Les trois types de respirations nasales sont les suivants :
       Respiration par la narine droite : quand la narine droite domine, cela est corrélé au flux des Méridiens de la partie droite du corps, ainsi qu'aux propriétés énergétiques de la conscience. Le Qi est prédominant, tandis que le Shen est affaibli.
       Respiration par la narine gauche : quand la narine gauche domine, cela est corrélé au flux des Méridiens de la partie gauche du corps, ainsi qu'aux propriétés énergétiques du subconscient. Le Shen est prédominant, tandis que le Qi est affaibli.
       Respiration équilibrée par les deux narines : quand la respiration par les narines gauche et droite est équilibrée, cela est corrélé aux Vaisseaux Pénétrants et à l'axe du Tai Ji, ainsi qu'à l'âme éternelle (Shen Xian). L'énergie de l'âme éternelle est dominante et elle harmonise les énergies du Shen et du Qi.
Le flux énergétique crée par la respiration par la narine gauche et la narine droite agit comme une alternance de circuits électriques positifs (droit) et négatifs (gauche).
On doit noter que la plupart de ces règles s'appliquent également au développement de l'énergie en position couchée, assise et en marchant.
Pendant la méditation, si la narine droite est dominante, l'individu aura des difficultés physiques et le corps sera agité. Si la narine gauche est dominante, le mental errera dans le rêve et le sommeil. Si les deux narines sont ouvertes, il sera plus facile de concentrer le mental. Les résultats de la méditation seront plus importants car les schémas énergétiques physiques et mentaux du corps seront en harmonie et en rythme, et le Shen sera apaisé.

mardi 16 octobre 2018

Les points clés de la posture juste en Qi Gong

Quand nous démarrons le Qi Gong et que nous pratiquons seul à la maison, il n’est pas toujours évident de savoir comment se positionner pour ne pas mettre son corps en difficulté et permettre à l’énergie de circuler. 
 
Quand vous devez vous tenir debout, immobile, la posture de base que vous devez adopter est la suivante :
-     le poids de votre corps est bien centré entre vos deux jambes,
Le corps doit être ressenti comme suspendu vers le haut par des fils. Cette visualisation guidant la sensation, amène une atténuation des deux courbures vertébrales et un redressement de l'axe rachidien sans tensions musculo-tendineuses.
-     le bout de la langue contre le palais,
-     le bassin en rétroversion,
-     les épaules et les coudes relâchées.
-     Le haut et le bas du corps sont reliés. 
 
Cette préparation du corps par la pensée ouvre un dégagement à la circulation du Vaisseau Gouverneur et Vaisseau Conception.  
Dans la pratique du Qi Gong on déverrouille les genoux (il existe une connexion énergétique entre les genoux et la zone lombaire) en même temps que la rétroversion du bassin, ce qui permet de relâcher le sacrum vers le bas et d'ouvrir la région lombaire. Cette traction de la zone inférieure du corps doit être combinée avec une ouverture simultanée de l'occiput. L'action conjointe de ces deux forces en opposition permet une ouverture naturelle de la région lombaire donc de Ming Men et de mettre en activité cette zone; Cette activation de Ming Men permet d'ouvrir les canaux énergétiques des jambes jusqu'au point Yong Quan (situé sur la plante des pieds) et permet ainsi d'accéder à l'énergie nourricière de la Terre. Cette méthode permet "de pomper", via un effet de piston, cette énergie pour nourrir le rein et, par conséquent, le Jing. Le Qi Gong permet d'activer ces circuits énergétiques.

Relâchement et détente des membres inférieurs

1.  Shuang Zhu Bing Li « Debout pieds parallèles »à plat

Si certaines postures peuvent être réalisées pieds joints; La posture de base la plus fréquente est le plus souvent pied parallèle.
Tenez-vous en position debout les pieds à plat sur le sol,  bords externes des pieds parallèles écartés de la largeur, soit des épaules pour les hommes, soit des hanches pour les femmes (extérieur), celle qui vous semble la plus stable et la plus aisée, regardant droit devant vous. La posture correcte dépend du rapport entre la largeur des hanches et des épaules. Une personne dont les épaules sont larges et les hanches étroites préfèrera généralement une posture  aux pieds écartés  de  la largeur des hanches, alors qu'une personne dont les épaules sont étroites et les hanches large écartera les pieds plutôt de la largeur des épaules. 

Pieds parallèles : Les pieds sont sur la même ligne. La distance entre les orteils doit être la même que celle entre les talons.
Le poids du corps est réparti sur neuf points d’appui : cinq orteils, talon, côté extérieur du pied, deux points en-dessous du gros et du petit orteils; les points R1 Yong Quan sont vides (sans appui et compression du poids du corps) afin d'enraciner fermement le corps lorsque le sacrum est basculé vers le bas. Pressez les talons, racine de l’énergie, le bord externe du pied et le gros orteil dans le sol sans les crisper afin de réaliser un travail de pompage de l'énergie terrestre par le point R1 Yong Quan. Laissez les orteils agripper doucement le sol  (comme une ventouse;  Il est indispensable de rechercher la détente dans les voûtes plantaires. Si les pieds sont rigides ou contractés, cela peut rompre le flux d'énergie montant de la Terre vers le corps. 
En plaçant le poids de la colonne vertébrale sur vos talons, vous allez ressentir la poussée du talon sur la terre et celle de la terre sur le talon (contre-force) et générer un flux libre d'énergie circulant depuis vos talons, montant le long des jambes et de la colonne vertébrale. Le poids de la colonne vertébrale doit faire pression dans les talons tandis que le poids de l'os pubien doit faire pression sur l'avant des pieds. Si l'on est correctement positionné, le poids et la pression se ressentent sur la partie centrale des pieds. Le flux d'énergie s'intensifie un peu plus tard au cours de l'entraînement, lorsqu'on commence à puiser l'énergie de la Terre. On accède à l'énergie du Rein (Eau) circulant dans les Os et dans la Mer de la Moelle en faisant passer le poids sur les talons.
Alors que le centre de votre corps descend, laissez le poids de votre corps être réparti de manière homogène sur les deux pieds, à environ quatre centimètres du bord des talons, et perpendiculairement au tibia. 
 
 Ramenez le Poids du corps à l’avant du pied puis balancez vous vers l’arrière ressentez vos appuis. Faites les plusieurs fois En bougeant le corps, faites attention à laisser tomber le poids sur la partie arrière, et non la partie avant, des jambes. Cette action permet de relâcher la pression portée sur les genoux, tout en la maintenant sur le centre des pieds. 
 On  accède à l'énergie du Cœur (Feu) circulant dans le système circulatoire et dans la Mer de Sang en faisant passer le poids sur le bout des pieds, ainsi l'énergie circule naturellement vers le centre des paumes des mains lorsqu'on presse Ming Men vers l'arrière.
 
 Le poids placé sur le centre des pieds permet d'accéder à l'axe du Taiji (Dans une posture debout correcte, les trois points - Bai Hui, Hui Yin et Yong Quan - sont alignés le long d'un axe vertical.et aux trois Dan Tian .
Pendant l'entraînement, on peut sentir ses pieds vibrer ou devenir chauds comme s'ils étaient en feu. Cette réaction est normale et elle est due à la dissolution des calcifications dans les extrémités des pieds. Si le Feu des pieds est trop intense (due à un excès du Feu du Foie), tapez les talons contre le sol et frottez-vous les lombaires et le sacrum, en vous servant de l'intention mentale pour envoyer plus de Yin du Rein (Eau) vers les pieds afin d'apaiser le Feu.

Finalement le centre de chaque pied doit être en ligne avec les méridiens des côtés droit et gauche du corps.

2.  genoux fléchis  Qu Xi

Que les pieds soient joints ou parallèles, les jambes sont droites sans toutefois verrouiller les genoux.Les genoux doivent être légèrement fléchis. Laisser les genoux naturels. Laisser les genoux naturels : ni tendus ni volontairement fléchis. Les Genoux doivent être alignées sur les chevilles et ne doivent pas dépasser le bout des orteils, le tibia être perpendiculaire au pied. Les chevilles sont détendues. 

Veillez à ne pas tourner les genoux vers l'intérieur, mais poussez les vers les côtés (ouvrez-les sans forcer), tout en maintenant la position des orteils et du pied, pour bien se relâcher dans les jambes. Chercher le relâchement du genou en avançant et reculant le centre de gravité d’avant en arrière du pied jusqu’à sentir la décontraction du mollet et la détente du genou.
Les gros orteils se trouvent à la verticale des articulations des épaules. Etirer l'arrière des genoux vers le haut. Cette action antagoniste stabilise le genou et lui permet ainsi de se relâcher sans perdre son élasticité. Une sensation de légèreté (comme si on était sur le point de bondir comme un chat) s'installe dans le bas du corps lorsque ce point est appliqué correctement.
Il ne s'agit pas de plier les genoux car alors ce serait les muscles du dessus des cuisses qui travailleraient au lieu des tendons qui assurent la structure. Les tendons s’enroulent et se tendent autour des os, ce qui donne une sensation de bonne tenue du corps.
Pour stabiliser la structure, imaginez vous comprimer un gros ballon entre vos genoux , ce qui nous contraint à tenir sur l'extérieur de la tranche des pieds.
Si vous pliez les genoux, le poids du corps descend vers le bas ainsi les bras se relâcheront plus rapidement et seront de plus en plus légers, sinon vous pourrez faire du Qi Gong pendant 20 ans sans résultats probant. Aussi relâchez-vous dans les jambes et laisser descendre le poids lourd vers le bas .
3.  Arrondissement de la partie supérieure entre les cuisses -Yuan Dang
L’arrondissement de l’intérieur de la cuisse est le plus important. Il donne une sensation de rondeur à tout le bassin et permet de détendre les articulations des hanches et du bassin sans accentuer la cambrure. Il permet de débloquer l’articulation sacro-iliaque où s’accumule les tensions dues à notre posture debout de bipède et à la force gravitationnelle.
De nombreux pratiquants ont des problèmes de genoux car ils les amènent trop vers l'avant ou bien les laissent tourner vers l'intérieur ou l'extérieur, au lieu de les aligner avec les orteils. Si vous ressentez une tension sur les côtés ou le devant des genoux, vérifiez votre posture. Lorsqu'on n'arrive pas à fléchir les genoux dans l'alignement des orteils, il s'agit le plus souvent d'un problème de l'articulation coxo-fémorale (hanches) .
Si l'énergie dans les jambes est comprimée au niveau des genoux, le flux du Qi sera très limité. Quand on réussit à détendre l'articulation du genou, le flux de Qi et de Sang augmente à travers les jambes, permettant de détendre plus facilement les hanches et d'arrondir la zone du périnée. 
Détendre les genoux permet également à l'énergie de circuler librement à travers les trois Méridiens descendants Yang sur la face extérieure des jambes, et les trois Méridiens ascendants Yin sur la face intérieure des jambes
 
 Les techniques pour détendre les genoux varient selon les trames émotionnelles et structurelles de chaque individu, car les émotions, telle la peur, ont tendance à se concentrer et s'accumuler derrière les genoux. 
Le Qi du Rein s'accumule généralement dans les genoux. La compression et la tension exercées sur les tissus qui entourent le genou créent une stagnation. Par conséquent, l'énergie du Rein peut être stimulée en détendant les tissus entourant le genou, laissant alors le flux enrichi de Qi circuler dans les jambes et remplir les Reins. Les Reins réagissant négativement aux émotions de peur ou de frayeur, les genoux sont immédiatement épuisés et ont tendance à céder.  
4.   Relaxation des hanches -Song Kua 
Il convient, après avoir harmonisé le cœur et la respiration, de libérer le corps au niveau des hanches. Cette condition est primordiale; sans elle, on aurait beau pratiquer le Qi Gong pendant des années, cela ne donnerait aucun résultat. En effet, les hanches sont au centre du corps, elles constituent en quelque sorte un nœud de communication entre la partie inférieure et la partie supérieure du corps.
À cet endroit sont rassemblés trois points dont l'importance est capitale ; ce sont :
- Le Périnée ou Hui Yin (1 VC) ;
- La Porte de la Vie ou Ming Men (4 VG) ;
- Le Champ de Cinabre inférieur ou Xia Dan Tian (5 VC). 

Dès l'ouverture de ces trois points, le périnée, Ming Men et le Dan Tian inférieur ,  l' "usine" à produire du Qi se mettra à fonctionner.
Les plis de l'aine ou pli inguinal (jonction du tronc et des jambes), appelé les Kuas (zones encerclées de rouge sur le schéma), doivent être rentrés et non poussés sur l'avant de la posture. Les Kuas sont les portes d'accès vers le Dan Tian inférieur.  Il convient donc de relâcher les hanches pour que les Kuas (portes d'énergie) puisse s'activer et ainsi connecter le haut et le bas du corps. Les kuas sont des zones essentielles avec une circulation énergétique vers le bas et vers le haut : action de pomper. On s'enfonce dans la terre par tout le pied.
Le bassin est positionné à peine vers l’avant et relâché de telle sorte que le sacrum soit vertical, permettant aux vertèbres lombaires d’effacer leur cambrure,  de redresser la colonne et d'ouvrir la région de Ming Men, lieu où est stockée l’énergie vitale (Jing),  favorisant ainsi l'accumulation et le stockage du Qi dans le Dan Tian inférieur (s'assoir un peu (comme sur un tabouret haut).
Relâcher les hanches facilite la descente du Qi du haut du torse vers le Dan Tian inférieur. Gardez les hanches droites, en regardant devant vous. Cela vous aidera à ressentir le relâchement des lombaires.
5.   Relaxation des lombes - Song Yao 
De la même façon que l’on peut ouvrir les Kuas (aines) on peut faire de même avec le bas du dos. Relâcher et agrandir la région de Ming Men et tonifier le Qi  (l’énergie) du Rein. 
Le relâchement des lombes est le plus important. Il permet l’ouverture de Ming Men et donc l’entrée de l’énergie dans ce point jusqu’au Dan Tian inférieur, la liaison du haut et du bas du corps. Il donne la sensation d’ancrage au sol et la sensation de force dans les jambes.
En relâchant les hanches, sans contracter les abdominaux, on a la sensation que le coccyx s’étire vers le bas, vers les talons sans contracter les fessiers. C’est un relâchement des muscles lombaires et du carré des lombes. Cet état nécessite une longue pratique. La pointe du coccyx doit se diriger sur la ligne des talons. (comme la queue du kangourou lorsqu’elle repose sur la terre). Chercher le relâchement des articulations "coxofémorales (tendons, muscles, ligaments)".  
Imaginez qu'un poids est suspendu à votre coccyx et qu' un fil imaginaire suspend votre tête du VG20 Bai Hui au firmament . Il tire le sommet de votre tête vers le Ciel comme pour une marionnette, en faisant rentrer légèrement votre menton vers la poitrine afin  d'éliminer toute  pression sur la cervicale, sentez la tête légère.
Imaginez que ce poids s'enfonce dans la Terre, tout en étant suspendu au coccyx  et que le Qi dans le Dan Tian inférieur pèse 500 kilos.  
A chaque inspiration et expiration, sentez la colonne s'allonger. Restez détendu . Le Dos est bien droit.
Alors que le poids tire vers le bas, le sacrum "s'ouvre". Lorsque l'articulation des hanches est détendue, les membres inférieurs peuvent bouger librement. Parfois il arrive que l’on sente un léger craquement à ce niveau. Tous les mouvements nés de ce poids imaginaire de 500 kilos (suspendu au corps et ancré dans le sol)  améliorent énergétiquement votre enracinement.
Le coccyx doit être perpendiculaire au sol, sans s'incliner en arrière, comme lorsque vous vous tenez debout normalement, mais sans forcer la position. 
 Le bas du dos, du coccyx aux vertèbres lombaires incluses, doit rester relativement droit. La colonne vertébrale a la forme d'une "S" avec des courbures en bas, au milieu et en haut. Dans le cas de la posture debout, sa partie inférieure se redresse en rentrant en douceur les hanches dans l'alignement et en rentrant légèrement les fesses. La façon la plus facile de vérifier si le dos d'une personne mince ou de taille moyenne est droit est de regarder si ses fesses ressortent. Dans ce cas, sa posture n'est pas correcte. L'important est que le dos et le sacrum soient droits. Le reste du dos doit rester bien droit, sans pencher d'un côté ou d'un autre, ni en avant, ni en arrière.

Relâchement et détente du tronc
1.     Arrondir la zone du périnée
Il y a trois étapes pour arrondir la zone du périnée.
Premièrement, écartez les genoux en les tournant vers l'extérieur. Une légère bascule du bassin vers l'avant comme si on voulait enrouler le bassin comme un rouleau à pâtisserie sur vous même d'arrière en avant va entraîner un alignement du bas du dos sur le haut du dos . Le bassin est comme une coupe où se déverse le Qi venant du sol par les talons, aussi garder le bassin horizontal tout en relâchant le bas du dos (3éme et 4ème lombaires ou Ming Men - porte de la vie).
Deuxièmement, ramenez les genoux l'un contre l'autre en les tournant vers l'intérieur. Cela permet de faire basculer le bassin et les hanches vers l'arrière.
Troisièmement, suspendez la zone du périnée afin de relever légèrement le périnée et l'anus. Jamais le faire avec force pour éviter de faire monter l’énergie à la tête. On peut aussi s’exercer à remonter le périnée à l’inspir et le relâcher à l’expir ce qui aide à combattre les troubles du petit bassin. Cela permet au bassin et aux hanches de trouver le centre de gravité et descendre. Arrondir la zone du périnée permet de ne pas exercer de pression sur le périnée tout en le maintenant scellé. Cela garantit un bon fonctionnement du Qi et permet que la porte inférieure (l'anus)  reste fermé pour éviter que l'énergie vitale ne s'échappe.

2.     Soulever l'anus - Ti Gang  / Tí Gāng 提肛

Appelé le « Pont inférieur », l'anus est le point de rencontre et de combinaison des Méridiens Yin et Yang. L'anus est également considéré comme la Porte du Po. Même si le sphincter de l'anus est serré, il est important que le périnée reste détendu.
Dans l'ancienne alchimie taoïste, un secret bien gardé explique que la contraction du sphincter anal et la stimulation de la zone inférieure du périnée doivent aussi être corrélées aux rythmes respiratoires du souffle de l'individu. Ce lien est influencé par le Po. Par conséquent, les rythmes péristaltiques des Poumons et du Gros Intestins peuvent, dès le départ, être influencés et contrôlés en modifiant les rythmes respiratoires, ainsi qu'en contrôlant la pression exercée sur le sphincter anal en le contractant.
Il y a quatre étapes principales pour apprendre à contrôler le sphincter anal permettant de guider et de diriger le flux de Qi et de Shen à travers le corps  :
·         concentrer le Qi des Portes Avant et Arrière dans le Dan Tian médian
·         Concentrer le Qi des Mers de Yin et de Yang
·         Concentrer le Qi des Huit Directions
·         Concentrer le Qi du Ciel et de la Terre
  3.     Rentrer le bas-ventre - Shou Fu / Shōu Fù 收腹 
Rentrez l'Estomac au-dessus de l'os pubien sans forcer tout en évitant de tendre les muscles abdominaux. Juste avec une légère tension pour permettre aux organes d’être en place. Cela permet de contenir le Yuan Qi en augmentant la pression interne et en favorisant la circulation du Qi interne à travers le corps.
En rentrant et en tirant l'Estomac et le nombril vers l'intérieur, le Ming Men et le bas du dos poussent vers l'extérieur. Dans les anciennes traditions taoïstes chinoises, on pensait que les plantes des pieds étaient régies par l'Eau du Rein, et que les paumes des mains étaient régies par le Feu du Cœur. Ensemble, ces quatre points sont appelés les «Quatre Portes », et on ne peut y accéder qu'en poussant le Ming Men vers l'arrière, ce qui augmente la circulation du Qi émanant du Dan Tian inférieur.
Le  Dan Tian inférieur correspond à la région située à l'intérieur du bassin, au-dessus de la zone périnéale (on l'appelle aussi "champ de cinabre inférieur"). Au cours de toute inspiration, on doit être attentif à cette région liée au réchauffeur inférieur, et racine du souffle. Elle représente également l'axe de gravité à partir duquel s'organisent les exercices debout et assis. En position assise, cette région représente le foyer à partir duquel se déploie la rectitude du corps.
En position debout, le champ de cinabre inférieur est prolongé par la sensation de la plante des pieds sur le sol, tantôt globale, tantôt celle du talon ou celle de la pointe.

4.     Relâcher la taille 

La taille est considérée comme la maîtresse du corps. L'importance de cette région apparaît dès la prime enfance avec les premières respirations puis les premiers pas. Elle est l'un des dispositifs ayant hérité de l'énergie du nombril. C'est la région du Dai Mai, le méridien ceinture, qui est régie par les reins, la vésicule biliaire et l'estomac; elle associe et équilibre les énergies innées et acquises dans leur répartition dynamique grâce à la position charnière qu'elle occupe. Elle a sa réplique interne dans le dynamisme du diaphragme lié à l'ajustement entre énergie et sang.
La taille doit être détendue et légèrement basculée vers le bas. Relâchez la taille en détendant les hanches et en fléchissant les genoux.  On peut, pour détendre la taille, imaginer une vaste couronne d'énergie entourant cette région et favorisant le libre passage des souffles. La sensation libératrice sur le bassin, l'axe rachidien et la respiration est immédiate.
Les pieds n'ont de la force et le bassin de l'assise que si l'on est capable de relâcher la taille. Les passages du "Plein" au "Vide" s'effectue à partir des mouvements tournants de la taille. C'est pour quoi il est dit "La source du commandement est la taille". Le manque de force provient de la taille et des jambes. Si la taille n'est pas détendue, le Qi ne peut pas redescendre dans le Dan Tian inférieur lors des méditations.
Quand la taille est détendue, la colonne vertébrale est droite sans être tendue. La taille et l'abdomen sont deux zones importantes pour exercer et guider le Qi. L'abdomen est considéré comme le foyer permettant d'affiner le Qi. La taille est la résidence du Feu des Reins et du Ming Men ; elle est également une jonction importante pour la circulation du Qi et du Sang.
Alors que les fesses basculent dessous et que la taille descend, de petites poches doivent se former sur l'intérieur des cuisses, à l'endroit où les Os du bassin rejoignent les fémurs. La plupart des gens ont le bassin immobile et tendu, car il est associé au choc, à la peur et au traumatisme sexuel. En relâchant cette partie, on peut libérer ce type d'émotions.  
Les mouvements permettant de détendre la taille sont les suivants : soulever les deux épaules afin d'étirer le dos, puis laissez-les tomber rapidement en expirant, détendez la taille. Pour effectuer une véritable relaxation de la taille, on doit avant tout détendre et faire basculer le sacrum, ce mouvement permet une ouverture du sacrum. Une fois le sacrum ouvert, le Dan Tian inférieur peut s'étendre et le réservoir du Yuan Qi s'élargit. Veillez à ce que la taille et les hanches soient alignées dans la même direction que les genoux et les pieds, et que vous regardez devant vous. 
5.     Rentrer la poitrine - Han Xiong  
  Han Xiong Da Bei,"arrondissez la poitrine et redressez la colonne"  est une technique fondamentale présente dans toutes les méditations taoïstes, les arts martiaux internes et les pratiques Qi Gong, quel que soit l'école. 

Le thorax rentre très légèrement vers l'intérieur en se détendant, la ceinture scapulaire et les épaules relâchent leurs tensions, transmettant toute sensation de poids ou de blocage vers les mains par l'intermédiaire des bras. On pourrait penser qu’il faille pousser la poitrine en arrière. Il n’en est rien. On laisse descendre la sternum vers le bas tout simplement et étirer le dos, c'est-à-dire relâcher la colonne vertébrale, comme si elle était tirée par le haut.  Cette action permet également de mobiliser le méridien Vaisseau Conception Ren Mai qui contrôle l’activité de l’énergie Yin (énergie terrestre). Il faut veiller à ce que le Souffle adhère au dos, pénètre dans la colonne vertébrale et s'y accumule. Lorsqu'un médecin chinois envoie de l'énergie, l'énergie part de la colonne vertébrale; il ne s'agit pas uniquement de la force musculaire des bras.  

Cette référence rappelle au pratiquant qu’il ne faut pas bomber le torse comme si on était au garde à vous. Si l'on bombe la poitrine, le souffle est comprimé à ce niveau et ne peut pas circuler dans les bras; la partie supérieure du corps est lourde, la partie inférieure légère et les pieds ne tiennent pas fermement au sol. La posture miliaire occidentale avec poitrine sortie, abdomen renté, épaules et fesses tirée en arrière est  exactement l'inverse de ce qu'on recherche.
On laisse la poitrine s'affaisser et s'arrondir en douceur. On a alors la sensation que la poitrine est légèrement rentrée, comme si on était touché au sternum par le doigt d’une personne et que l’on souhaite se soustraire à ce contact (partie sus hypocondre). Le haut du dos est légèrement arrondi et la poitrine rentrée, de manière à effacer les omoplates. Han Xiong signifie avoir une poitrine semblable à un sablier : arrondie tant sur le plan vertical que sur le plan horizontal.

Cela rejoint l'idée taoïste que le corps doit être aussi relâché que celui d'un bébé au commencement de la vie. Pour les taoïstes, les enfants et les animaux ont quelque chose en commun. Les deux respirent à partir du ventre, en gardant la poitrine détendue, de sorte que les organes internes descendent et sont massé par chaque souffle et mouvement du corps. La posture est similaire à la posture d'un bébé, la poitrine très détendue, les épaules relâchées,  le ventre rond affaissé et relaxé (mais on n'exagère pas non plus). Le bébé possède un corps relâché et une grande vigueur qui disparaît lors de la croissance.  
En affaissant la poitrine, Le buste doit être relâché à l'intérieur afin que l'air puisse circuler librement et que le Qi puisse descendre dans le Dan Tian inférieur. Elle suscite la sensation de couler, de tomber et de s'ouvrir de haut en bas à partir du bord interne des épaules situé au-dessous de l'extrémité de la clavicule - (ce que les chinois appellent le nid de l'épaule) et à travers l'abdomen jusqu'aux hanches. Latéralement, une sensation d'assouplissement et de dilatation des côtes et de la poitrine permet à celle-ci d'atteindre sa taille plénière sans être comprimée.
Cette action est basée sur l'idée que le Dan Tian, zone de la région inférieure de l'abdomen où est emmagasiné le Qi, ressemble à un réservoir et qu'en détendant la poitrine de haut en bas  le Qi s'écoulera depuis la partie supérieure du corps dans le Dan Tian inférieur. Si la poitrine est bombée, le Qi montera au lieu de descendre, ce qui suscitera généralement une humeur coléreuse, trop dynamique ou agressive.
Remplissez l'abdomen d'air tout en détendant la poitrine à l'intérieur. Le dos doit être ouvert et en expansion.  
Evitez de prendre une position où vous forcez pour vous tenir droit et ne contractez pas l'abdomen pour étirer le bas du dos. L'abdomen doit rester détendu. Quand le poids du corps vous fait descendre, essayez de ressentir la pression de la colonne dans les talons. 
Dans la posture taoïste, la poitrine détendue et affaissée est arrondie en demi-lune, le dos est plat, le bassin incliné en avant.  La posture taoïste rend aussi plus facile la respiration naturelle à partir du diaphragme, pareille à celle des chanteurs d'opéra et des bébés.  Pour les taoïstes, c'est la façon idéale de respirer pour les adultes. 
Ne poussez pas les épaules vers l'intérieur et ne fermez pas volontairement la cage thoracique. Il est important de comprendre qu'il ne faut absolument pas creuser la poitrine, ce qui comprimerait le diaphragme ou les poumons.  Pour rentrer le buste, il faut ouvrir les côtes vers l'extérieur et étirer les muscles intercostaux. L'action d'ouverture de la poitrine vers l'extérieur, puis de rétraction vers l'intérieur, favorise la détente de la cage thoracique et permet d'éviter les tensions des muscles du thorax.   
6.     Etirer le dos •   Bá Bèi拔背
 Pour étirer le dos, on doit suspendre les épaules et « ouvrir les omoplates ». Relâchez les omoplates et laissez-les tomber jusqu'à leur point le plus bas, cela permettra de descendre les épaules.
Faites rouler les omoplates en les poussant sur les côtés et vers l'intérieur afin de donner une ouverture et une expansion au dos. Lorsque le dos se redresse et que les omoplates s'écartent, cela offre un massage interne aux organes amplifié par la respiration qui va descendre dans l'abdomen (Dan Tian Inférieur).  
Quand les deux épaules tombent de la même façon, les vertèbres lombaires se redressent. La colonne vertébrale est suspendue aux tissus conjonctifs, donnant à chaque vertèbre la possibilité de résonner et de transférer des vibrations énergétiques dans la colonne vertébrale. colonne vertébrale droite et verticale.
On doit ressentir un étirement de celle-ci dans les deux directions. Haut et bas en même temps. Omoplates un peu étirées sur l’extérieur, on « ouvre le dos » comme la carapace de la tortue mais sans fermer la cage thoracique pour autant.
 Pour respirer, les poumons doivent se gonfler et s'ouvrir.  Tout d'abord, la colonne vertébrale se redresse comme si elle était tirée vers le haut, ce Qi efface quelque peu la courbure du haut du dos.
En chinois, Ba / Bá signifie déraciner. Quand la poitrine descend, le dos et la colonne vertébrale se redressent, ce qui laisse sur le plan vertical beaucoup d'espace aux poumons. Ensuite, sur le plan horizontal, le dos s'arrondit complètement, les omoplates se détendent en descendant et en s'écartant autant que possible, ce qui permet aux poumons de se dilater en arrière, vers la colonne vertébrale.
 Si on applique Han Xiong; on active automatiquement Ba Bei qui est la face Yang de Han Xiong. On dit du dos qu’il est étiré comme une peau d’animal qu’on aurait mise à sécher. Le haut du dos s’ouvre dans toutes les directions. Cette action est bénéfique pour l’activation du méridien Vaisseau Gouverneur Du Mai qui contrôle l’activité de l’énergie Yang (énergie céleste).
Rentrer le buste et étirer le dos calme également le Cœur et les Poumons. Le Cœur contrôle les activités mentales et émotionnelles et régit aussi la circulation du Sang. " Quand il y a de l'espace dans la cage thoracique, le dos est droit, le Cœur et le mental sont apaisés et on évite la Chaleur dans les Poumons", Ces mouvements sont également un moyen de détendre le dos et la poitrine, permettant aux Vaisseaux Gouverneur et Conception de communiquer entre eux et améliorer les flux d'énergie dans le corps. 

Relâchements  et détente des membres supérieurs
Le buste, le dos et les épaules sont relâchés, dirigez la base du sternum vers le bas
1.     Abaissement des épaules - Chui Jian
Monter, puis tirer les épaules en arrière en inspirant, laisser retomber les épaules en expirant. Pas exagérément.
On lâche en conscience les épaules (sans fermer complètement les aisselles) vers le bas pour que les tensions présentes dans celles-ci puissent se dissoudre vers le bas, avec l’action conjuguée des coudes qui descendent également. 
Si vous détendez les articulations des épaules et que vous les laissez tomber naturellement, toute la zone des épaules, du cou et de la nuque va se détendre.
Cela permet de creuser la poitrine tout en faisant une ouverture et une expansion du dos pour laisser l'énergie parcourir les bras. Lorsque les clavicules poussent vers le bas, essayez de ressentir la façon dont vos bras sont rattachés aux omoplates. Les omoplates doivent être orientées vers la terre et rapprochées  pour ouvrir les clavicules. Vos épaules doivent rester très souples et sans tension.
Si vous haussez vos épaules en étant debout ou assis, l'énergie ne pourra pas descendre ; les épaules étant tendues et le flux du Qi et du Sang étant bloqué, vous vous sentirez vite fatigué. 
Dans la pratique du Qi Gong, il convient d'employer la pensée créatrice et non la force musculaire. S'il y a le même écart entre les deux épaules et les deux coudes, l'énergie commence à pouvoir circuler dans les mains et être émise.

2.  Laisser tomber les coudes

La position des bras est variable selon la posture, mais toujours avec un peu d’ouverture des coudes qui restent à l’extérieur des poignets et des épaules ; ainsi les aisselles sont « aérées » et le Qi peut circuler librement dans les bras. On laisse un léger espace sous les aisselles pour faciliter la sortie des énergies du réchauffeur supérieur... comme si l'on tenait un œuf sous chaque aisselle.
Dans le même temps, où le dos est étiré et la poitrine relâchée, il faut relâcher les épaules et laisser tomber les coudes le long du corps, sinon les poumons sont comprimés et le processus physiologique gêné.

Les coudes ne sont pas  verrouillés, restent détendus; on ne doit sentir aucune tension dans le coude. Veillez toutefois à ne pas laisser s'affaisser les coudes ou au contraire ne pas les placer en angle droit.

3.     Vider le creux de l’aisselle  - Xu Ye

Les aisselles  libres, Imaginez que vous placez des œufs  imaginaires sous vos aisselles sans les écraser et avancez légèrement  les épaules pour élargir le dos. Cela permet au Qi et au Sang de circuler librement dans les membres supérieurs et d'augmenter le potentiel énergétique des bras .
Le relâchement des aisselles est très important. Il permet la détente des muscles intercostaux et favorise la respiration ainsi que la détente, évite les crampes à ce niveau (si on garde la posture très longtemps). 
4.     Détendre les poignets - Song Wan
Pour détendre le poignet, il faut creuser la paume et courber les doigts sans les crisper. La détente du poignet permet aux points Rivière Shu, situés dans le poignet, de communiquer avec les doigts. Creuser la paume et courber les doigts permet à la main de s'étirer et de s'incurver pour éviter que le Qi se diffuse dans l'air. Veillez à ne pas être tendu, ni à plier délibérément les doigts, car toutes les positions des mains affectent le Cerveau et la circulation du Qi dans le corps. Les poignets et les doigts relâchés pour que la détente et le QI arrivent aux extrémités.

Détendre les poignets aide à réguler les trois Méridiens Yin et les trois Méridiens Yang qui traversent les mains afin de faire circuler librement le Qi et le Sang. 

5.  Vider la nuque
La nuque doit être libre et détendue, très souple, sans aucune tension, la tête et le cou droits, car la nuque représente un lieu essentiel de passage des énergies (méridiens curieux).  Elle doit donner une sensation de présence et de vacuité. Dans les exercices dynamiques au cours desquels on tourne la tête, on demande de détendre les points d'acupuncture situés à la racine de la nuque. Dans certains exercices, on peut détendre cette région par une percussion de la nuque avec les index après avoir obturé les oreilles avec les paumes; Cela s'appelle "battre le tambour céleste".

 Il est également important de lever doucement l'occiput au-dessus de l'atlas (c'est à dire décoller doucement le crâne du cou pour diminuer la compression des vertèbres cervicales; Selon les chinois, c'est comme retirer un chapeau d'un porte-manteau. Cela étire la moelle épinière dans la région du cou, s'assurant  que le poids du crâne  :
ü  ne comprime pas les vertèbres cervicales, ni ne les fait sortir de leur alignement
ü   ne ferme pas définitivement le courant de Qi et /ou d'énergie nerveuse allant du cerveau postérieur à la moelle épinière. De telles fermetures se produisent si une pression appuie sur l'Atlas, la première vertèbre de la base du crâne. Ce principe doit être respecté au cours de toutes les pratiques de Qi Gong debout, assises ou en mouvement.

 6.     Xuan Ding « Tête suspendue »

 Les textes classiques affirment que « la tête est maintenue droite non par la force, mais comme si un pouvoir dirigeant l'avait placée ainsi ». Tenez votre tête bien droite en gardant la zone du Bai Hui en direction du Ciel, comme si le sommet du crâne était suspendu par  un fil qui tire la tête vers le ciel (comme si on était une marionnette). Il ne faut toutefois pas sentir de contraction dans les muscles trapèzes. On a la sensation que la tête flotte, comme un ballon. Positionner la tête de cette façon étire la moelle épinière, ne comprime pas et ne désaxe pas les vertèbres cervicales. Celui qui peut maintenir l'énergie au sinciput (partie supérieure du crâne) commence à être capable d'exécuter les mouvements correctement, son énergie spirituelle étant alors reliée au sommet de la tête. Il convient de ne pas employer la force musculaire qui raidirait le cou, gênant la circulation du sang et du souffle. Pour vider la nuque, il faut chasser toute pensée ordinaire de sorte que le souffle pur monte et le souffle impur descende. Si l'on peut vider la nuque et maintenir l'énergie au sinciput, la force vitale se met en branle d'elle même.

Afin d’éviter de lutter avec la force de gravité, il faut en contrepartie créer une force d’étirement en sens opposé du recul du menton. Il convient donc de « pousser » délicatement le sommet de la tête vers le ciel durant la posture et d'allonger la colonne vertébrale en maintenant l’axe à la verticale. Cette élongation de la colonne augmente aussi le flux de Qi dans les Vaisseaux Pénétrants (Chong Mai), entraînant une résonance vibratoire accrue dans le corps.
Quand elle est suspendue, la tête doit rester droite et positionnée au centre de la poitrine et des épaules. Le sommet de la tête est à la verticale, de sorte qu'une ligne imaginaire tracée à partir de ce point est perpendiculaire au sol.  Tout le corps peut ainsi rester droit.
Cette méthode fortifie le Jing et le Qi . Elle active le Shen  (qui contrôle toutes les activités physiques et mentales) en amenant le Qi et le Sang au Cerveau pendant la pratique et évite la somnolence. Pour y parvenir, on peut visualiser sa tête s'élever très haut dans l'espace, la taille est située au niveau des nuages et les pieds sont profondément enfoncés dans la Terre.   
 A mesure que le cou et les épaules se détendent, la tête tend normalement à s'incliner; Une légère inclinaison en avant est acceptable au contraire d'une inclinaison en arrière

 
 7.  Détendre la gorge, les mâchoires et le visage tout entier
En Qi Gong, on n'utilise jamais la force dure, seulement la souplesse, donc il faut s'assurer de ne pas créer de tensions ou raideurs dans la mâchoire, le cou, la tête, les épaules.

8.  Rentrer le menton Gou Sai
Afin de bien placer le point Bai Hui au sommet de la tête, rentrer légèrement le menton vers l'arrière de telle sorte que les yeux soient parfaitement parallèles au sol pour bien ouvrir la colonne cervicale, entre  VG14 Da Zhui et Yu Zhen le coussinet de jade (Imaginer tenir une balle légère entre le menton et la base du cou). Cette action doit être effectuée de façon à ne pas susciter une tension ou une raideur dans la mâchoire, le cou, la tête ou les épaules. Inclinez-vous légèrement vers l'avant pour étirer et allonger la colonne. L'étirement doit se faire sentir dans tout le dos, jusqu'au coccyx. Faites ensuite passer doucement le poids vers l'arrière, en empilant les vertèbres les unes sur les autres, en commençant par le bas du coccyx et du sacrum et en remontant vers le haut de la colonne.
Cet étirement de la nuque se fait dans 2 directions en même temps. Vers le haut et légèrement vers l’arrière. Cela permet de placer correctement le point Bai Hui situé au sommet de la tête, tout en dégageant les voies respiratoires nasales, d'étirer les vertèbres cervicales dans tout le dos jusqu'au coccyx et d'amener une  bonne circulation d’énergie dans cette zone souvent trop tendue. Faites ensuite passer doucement le poids du corps vers l'arrière, en empilant les vertèbres les une sur les autres, en commençant par le bas du coccyx et du sacrum et en remontant vers le haut de la colonne.
Cette méthode libère les tensions de la nuque et ouvre le méridien Vaisseau Gouverneur Du Mai, ce qui permet l’ascension du Qi vers le sommet de la tête. Cette zone est considérée comme zone de blocage du Qi dans la tradition taoïste

9.     Fermer les yeux pour les visions intérieures ¨(Paupières mi-closes)

Tourner le regard vers l'intérieur afin de trouver le calme et la détente et élargir le champ de conscience à l'univers. Les Chinois utilisent l'expression «tirer les rideaux bì mù 闭幕», pour se référer aux paupières fermées qui favorisent la vision intérieure et facilitent la concentration sur une zone spécifique où le Qi circule. S'il vous est trop difficile de vous détendre ou de vous concentrer au départ, alors on gardera les yeux ouverts, mais l'attention sera tournée sur les sensations internes du corps.
Les yeux ont un place importante dans les exercices de Qi Gong. On dit que les yeux déterminent les activités fonctionnelles du Qi; qu'ils sont les messagers du mental; qui est lui-même la résidence du Shen.  
Le regard est sensiblement sous la ligne d’horizon, oblique vers le bas, pointé au loin.
De tous les viscères, c'est le Foie qui a la plus grande influence énergétique sur la vision, car les veines qui approvisionnent les yeux sont des branches collatérales du Méridien du Foie. Ainsi fermer les yeux produit également un effet apaisant sur le Foie et facilite l'accès au Hun. 
Entrer dans un état de tranquillité (Yin)
Fermer complètement les yeux pour entrer dans un état de Yin absolu est généralement utilisé en méditation pour apaiser le Qi du patient. Toutefois, quand il est utilisé en excès (avec toute l'énergie Yin et aucune énergie Yang), le Qi du patient peut devenir trop inactif ou inerte. Dans certaines prescriptions de Qi Gong médical, en association avec la thérapie des couleurs, on ferme complètement les yeux pour tonifier des états déficients.  
Entrer dans un état actif (Yang) Ouvrir grand les yeux pour entrer dans un état de Yang absolu, est généralement utilisé en méditation pour stimuler le Qi. on regarde droit devant soi, sans se concentrer sur un point précis. Toutefois, si ce type de méditation est trop pratiqué, le patient peut devenir trop agité et actif. Dans certaines prescriptions de Qi Gong médical, en association avec la thérapie des sons, on ouvre grand les yeux pour disperser les états d'excès. 

Atteindre un état équilibré (régulé)
Quand on souhaite réguler l'énergie du corps, les yeux doivent être légèrement ouverts afin de laisser un mince filet de lumière parvenir jusqu'à eux. Cela permettra de garder le Yang (lumière) dans le Yin (sombre), afin que le Qi soit plus équilibré. Comme l'énergie quitte le corps par les yeux, après avoir effectué des exercices ou prescriptions de Qi Gong médical, il est important de garder vos yeux mi-clos afin de continuer à cultiver l'énergie de force de vie.
 
Utiliser les yeux pour calmer le Shen
Fermer les paupières doucement en pratiquant des exercices ou méditations de Qi Gong permet de restreindre la vision et aide à calmer le Shen. Il faut veiller à ne pas fermer les yeux trop forts car cela peut créer des tensions en haut et en bas des paupières ainsi que dans les yeux.
Dans une ancienne méditation taoïste « secrète », on se sert des yeux pour observer et diriger le flux interne de Qi tout en effectuant l'Orbite microcosmique. Pour pratiquer, il faut imaginer que le souffle et le Qi sont comme un ruisseau de lumière éclatante ou d'eau fraîche. Les yeux mi-clos, le pratiquant suit le souffle qui circule en baissant d'abord les yeux pour suivre le mouvement du Qi dans le Vaisseau Conception, puis lève les yeux pour suivre le mouvement du Qi dans le Vaisseau Gouverneur.
Après avoir pratiqué la méditation, il faut ramener le Qi des yeux en excès vers l'arrière de la surface orbitale, en envoyant l'énergie vers le Dan Tian inférieur par l'axe du Tai Ji. Cela empêchera les yeux de surchauffer et de s'assécher, et aidera à apaiser le Shen.
De plus, en pratiquant une méditation où l'on doit fixer l'horizon, on ne doit pas laisser ses yeux se poser sur un objet en particulier, mais plutôt regarder avec intensité et douceur dans l'infini. Cette technique de visualisation relaxante est connue sous le nom du « Regard de Trois Mille Pieds » et aide à réguler la pression veineuse dans la boîte crânienne.
Dans la Chine antique, après s'être entraînés ou avoir médité, les moines taoïstes ramenaient le paysage lointain dans leur corps par l'intermédiaire de la lumière de leur Shen via le point Yin Tang (au niveau du troisième œil). Puis ils laissaient l'image distante pénétrer plus profondément leur mental et les chambres supérieures de leur Dan Tian supérieur. Les moines se servaient ensuite de la lumière accumulée de leur Shen pour projeter rapidement l'image absorbée vers l'horizon. Après avoir répété l'absorption — en effectuant plusieurs fois la technique de projection - les moines laissaient la lumière de leur Shen refléter intérieurement l'image dans les confins du Dan Tian supérieur. Cette technique permettait de développer les « Yeux du Ciel » et conférait aux moines la capacité à projeter et à recevoir des pensées, des formes, la lumière et l'esprit.   
Mouvements oculaires rapides
Certains maîtres de Qi Gong pensent que le flux en résonance créé en dormant par les mouvements oculaires rapides (REM en anglais) permet au subconscient de « télécharger » l'expérience quotidienne de l'individu. Les clignements, les tics nerveux et les mouvements oculaires rapides observés pendant un traitement de Qi Gong médical sont considérés comme les systèmes énergétiques et nerveux qui s'alignent selon les nouveaux schémas déclenchés. Les tics, les secousses et les mouvements oculaires rapides permettent au Shen et au Hun du patient de traiter à nouveau le « message » de guérison qui a été projeté dans le corps par le thérapeute, envoyé par des schémas chaotiques en résonance.

La fonction énergétique des yeux 
La pupille foncée au centre de l'œil, considérée comme la lentille physique de l'œil, garde toujours la même taille. L'iris, pourtour de la pupille, se dilate et se contracte autour de la pupille selon les diverses stimulations énergétiques   

 

Les pensées, les émotions, la lumière et l'obscurité affectent chacune le Jing, le Qi et le Shen de l'individu, entraînant une dilatation ou une contraction de l'iris. En état de profonde méditation, l'iris se dilate pour permettre à la pupille de « s'ouvrir ». Ce degré d'ouverture correspond au degré de la lumière spirituelle intérieure de l'individu ; d'où l'expression «les yeux sont le miroir de l'âme».   
Selon les enseignements taoïstes chinois, la dilatation de l'iris dote l'individu d'une porte d'entrée dans le Wu Ji. Si, par exemple, le regard est dirigé vers la Chambre de Cristal du Dan Tian supérieur, le Qi du corps va fondre dans le Shen et se projeter dans l'espace infini du Wu Ji et fusionner avec l'énergie du divin (localisée dans l'axe du Tai Ji). La fonction énergétique du regard qui se dirige du haut vers le centre du Cerveau force les yeux à se croiser, entraînant l'union des énergies de l'Elément Bois (œil gauche) et de l'Élément Métal (œil droit). Dans les transitions alchimiques chinoises, la combinaison de ces deux éléments est nécessaire pour augmenter le développement de l'énergie psychique. Cette augmentation est due à l'union énergétique du Hun (Elément Bois : âme éthérée) et du Po (Elément Métal : âme corporelle) dans le corps, et on dit qu'elle connecte le méditant avec son Yuan Shen (esprit originel).  
Chaque œil possède un rôle spécifique selon sa fonction énergétique.
       L'œil droit est généralement utilisé pour projeter le Shen et le Qi hors du corps (projeter les pensées, les images, les intentions, les désirs et les émotions). Selon l'ancienne alchimie chinoise, l'œil droit se rapporte à l'Eau du Rein, au Yin, au Qi, à la Terre, à l'Élément Métal, à la Lune et au Po (âme corporelle).
       L'œil gauche est généralement utilisé pour recevoir le Qi et le Shen dans le corps (attirer les pensées, les images, les intentions, les désirs et les émotions). Selon l'ancienne alchimie chinoise, l'œil gauche se rapporte au Feu du Cœur, au Yang, au Shen, au Ciel, à l'Élément Bois, au Soleil et au Hun (âme éthérée).
Avoir les yeux mi-clos favorise le relâchement des muscles orbiculaires. On dit que l’on harmonise le Yin et Yang, la lumière n’est ni trop forte, ni pas assez. Cela permet à l’esprit de ne pas être distrait. Si des idées passent dans la tête, pour ne pas se fixer dessus, il faut :
  • Soit  imaginer les idées comme des nuages que l’on regarde passer sans y prêter d’attention
  • Soit se concentrer sur le bout de son nez au point Su Liao
  • Soit, on compte ses respirations à l’expir de 1 à 9
  • Soit, on pense que son bassin est un chaudron rempli de braises incandescentes et que dès qu’elles passent au-dessus, elles sont brûlées.
  • Pendant l’exercice, détendre l’intensité du regard, essayer d’avoir un regard très doux. Même avec les paupières mi-closes. Le regard doit rester horizontal ou posé à 5 mètres devant soi
8.  He Chun « La connexion des lèvres » 
Libère le sourire intérieur
Afin d'améliorer la concentration de Yang pendant les exercices et les méditations de Qi Gong , fermez la bouche, les lèvres en contact, les dents se touchent sans serrer. En fermant les lèvres on empêche le Qi interne accumulé de se disperser hors du corps. Veillez à ne pas serrer les dents, car la tension peut bloquer le flux interne du Qi du Rein.

Lorsqu'on ferme la bouche, il faut adoucir son visage avec un demi-sourire. Le demi-sourire permet de détendre les muscles maxillaires et de faciliter l'augmentation du flux de Qi dans la zone de la tête. 

9.     Ouvrir le nez

 Dans la Chine antique, le nez était considéré comme un «organe mâle» pendant le processus d'affinement énergétique. Les anciens taoïstes se référaient au nez en tant que « Mystère du Ciel », nourrissant l'homme des cinq souffles qui entrent et circulent dans les Poumons et dans le Cœur. On pensait également que le nez avait l'action d'un soufflet qui capte le Vent et le souffle pour attiser ou « ventiler le Feu » dans le foyer de l'abdomen inférieur. 

La bouche, qui reste fermée, est considérée comme un « organe femelle ». Souvent appelée le « Mystère de la Terre », elle nourrit l'Homme des cinq saveurs qui entrent et circulent dans l'Estomac et les Intestins. La bouche fournit la salive (issue des vapeurs colorées des Cinq Organes Yin) pour le foyer de la partie inférieure de l'abdomen.
Une fois emmagasinés, les cinq souffles s'unissent avec les cinq saveurs, générant de la salive et des sécrétions. Alors que le souffle et les sécrétions interagissent entre elles, le Shen naît spontanément. En réagissant les unes en fonction des autres, les souffles et les saveurs forment aussi une base énergétique pour les cinq viscères (Foie, Cœur, Rate, Poumons et Reins).
Dans la Chine ancienne, on respirait par le nez pour activer également la partie supérieure du palais mou dans la bouche (considérée comme le « diaphragme du Cerveau ») et pour que le Qi et le Sang circulent mieux dans le Cerveau. La recherche scientifique moderne a démontré que de nombreuses fonctions autonomes et volontaires sont liées à la respiration et aux composants nerveux spécifiques situés à la naissance du nez, et que la muqueuse nasale est connectée aux Organes chargés des fonctions excrétoire et reproductive. Par conséquent, si l'on ne respire pas bien (respiration nasale irrégulière), cela peut entraîner des perturbations dans un de ces systèmes organiques et vice versa (par exemple, une voie nasale obstruée peut ralentir le rythme cardiaque et la circulation sanguine, empêchant ainsi une bonne oxygénation des tissus).
 Les anciens Chinois croyaient que tous les souffles avaient une signification sous-jacente et contenaient un message encodé. Ainsi, on distinguait trois aspects dans le souffle : le souffle physique, le souffle énergétique et le souffle spirituel.
Dans la plupart des exercices et des méditations de Qi Gong , on inspire et expire par le nez .
Lire aussi :  "Les trois types de respiration nasale"

    

10.     Se boucher les oreilles

 

Pour les anciens taoïstes, toutes les parties du corps fonctionnant par paire (le Cerveau, les oreilles, les yeux, le nez, les seins, les mains, les testicules, les ovaires et les pieds), correspondent aux influences célestes du Soleil et de la Lune. Les anciens Chinois utilisaient l'expression « se boucher les oreilles » pour parler des pratiquants taoïstes qui se concentraient sur l'écoute intérieure, cherchant à se libérer des interférences extérieures. Les anciens taoïstes croyaient qu'en « se bouchant les oreilles », ils pouvaient internaliser les influences du Soleil et de la Lune, en les laissant se manifester à l'intérieur de leur corps physique.
Dans les temps anciens, on enseignait aux pratiquants à «fermer les neuf portes principales de l'éveil» pendant la méditation, de sorte que leurs yeux ne voient plus (et que le Hun reste dans le Foie), que leurs oreilles n'entendent plus (et que le Jing reste dans les organes génitaux), que le nez ne sente plus (et que le Po reste dans les Poumons), et que leurs quatre membres ne bougent plus (et que le Yi reste dans la Rate).
On distinguait alors une technique Yin et une technique Yang pour « se boucher les oreilles ».
       Technique Yin : le thérapeute retire complètement l'ouïe de son mental, se ferme à tous les sons et ne s'engage plus dans aucune distraction audible.
       Technique Yang : le thérapeute concentre son attention pour éliminer un son à la fois, enregistrant, reconnaissant, relâchant et se fermant aux distractions sonores. Le thérapeute procède ainsi jusqu'à ce qu'il ait éteint tous les sons et qu'il ne s'engage dans aucune distraction audible.
11.   Appliquer la langue au palais supérieur She Di Shang E
 On utilise traditionnellement le demi-sourire pour détendre les muscles du visage et la mâchoire, puis le bout de la langue doit toucher le palais supérieur derrière les  incisives, jà la jonction du palais avec les dents du maxillaire supérieur,  juste à la racine des dents. cela forme « le Pont de Pie ». La connexion de la langue relie le flux externe du Qi Yang du Vaisseau Gouverneur (qui se termine au niveau du nez et du palais supérieur) à celui Yin du Vaisseau Conception (qui se termine dans la bouche). Quand la langue touche le palais supérieur, le flux de Qi du corps augmente et les trois champs du Wei Qi se déploient. La langue agit comme un interrupteur de courant.
Lorsqu'on ferme la bouche, il faut adoucir son visage avec un demi-sourire. Le demi-sourire permet de détendre les muscles maxillaires et de faciliter l'augmentation du flux de Qi dans la zone de la tête. Pour éviter de perdre le Qi. Sans force. Les lèvres en contact. Les mâchoires desserrées et les dents, soient qui se touchent très légèrement, soit qui ne se touchent pas.

Cela permet d'éliminer les maladies et de prolonger la durée de vie. On croit d'ailleurs que la déconnexion des Vaisseaux Conception et Gouverneur est une des causes de la maladie. Cette action complète l'orbite microcosmique de l'énergie dans le corps. 
Certains thérapeutes de Qi Gong testent le progrès de leurs patients en les faisant méditer la langue en suspension dans la bouche. Quand le thérapeute l'ordonne, ils touchent leur palais supérieur avec la langue. Il est alors facile d'observer une augmentation soudaine de l'expansion et de la force du Wei Qi du patient, indiquant une nette progression dans la guérison. 
Cette action permet de saliver pendant la pratique de la posture  et de déglutiner de temps en temps. La chaleur (Yang) générée durant la posture sera ainsi rafraîchie par la salive (Yin) : l’eau céleste. La langue sert également de connecteur entre les méridiens Ren Mai (méridien Yin) et Du Mai (méridien yang) afin de créer un circuit d’énergie majeure : la petite circulation céleste.
La bouche représente un lieu d'intense activité et de transformation. La langue est liée au cœur et à l'élément Feu. La cavité buccale, le palais et les lèvres sont liés à la rate et à l'élément Terre. Les dents sont liées aux reins et à la jonction entre le Vaisseau Conception, le Vaisseau Gouverneur et le Vaisseau d'attaque. 

Lire aussi: La salive (article à venir)
                Créer la pilule d'immortalité (article à venir)
                     les cinq positions de la langue