mardi 30 juin 2020

Traiter uniquement la Racine



De façon générale, dans la plupart des cas, traiter uniquement la Racine suffit à éliminer les manifestations cliniques. la racine peuvent être traité seule pour les pathologies internes et externes, de même que dans les pathologies chroniques ou aiguës . 

En présence d’un vide de Yang de la Rate (la Racine), traiter la Racine (c’est-à-dire tonifier et réchauffer la Rate) est une bonne approche qui va, au fil du temps, réussir à éliminer toutes les manifestations cliniques.

Pour les manifestations cliniques engendrées par le Vent-Froid ou pour celles provoquées par un vide de Yin, il suffira de traiter la Racine (c’est-à-dire chasser le Vent-Froid dans le premier exemple et nourrir le Yin dans le second) pour éliminer toutes les manifestations cliniques.

En présence d’un tableau originel (racine) et d’un tableau dérivé (branche), traiter uniquement la Racine ne convient que lorsque les manifestations cliniques de la Branche ne sont pas trop graves.Par exemple, lorsqu’un vide de Qi de la Rate (la Racine) engendre de l’Humidité (la Branche), tonifier la Rate suffit à éliminer l’Humidité uniquement si les symptômes d’Humidité sont très légers. Néanmoins, dans la plupart des cas, il va falloir s’attacher à traiter également la Branche (c’est-à-dire à éliminer l’Humidité). Si les manifestations cliniques sont graves et mettent en péril la vie de la personne, il faut adopter une autre approche

Lire aussi :

Les principes et stratégies de traitement des pathologies en médecine chinoise

L'engagement thérapeutique commence avec le diagnostic et se sert des outils que sont l’observation, l’interrogatoire, la palpation, l’ouïe et l’odorat. Ce sont eux qui nous permettent d’identifier les tableaux de déséquilibre.

 Ensuite, il faut identifier et évaluer soigneusement la Racine etl a Branche de la pathologie en faisant la distinction entre pathologie de type Plénitude et pathologie de type Vide.

Une fois le diagnostic posé et les tableaux pathologiques identifiés, l’étape suivante la plus logique est le choix des principes de traitement.

Comment localiser les points d'acupuncture

Que ce soit pour les piquer ou les masser,il faut d’abord localiser le ou les points.
Dans le cas de l'acupuncture, la détermination exacte du point est indispensable.
Dans le cas de l'acupressure et du massage, une légère approximation, due à la largeur même du pouce, est possible d'ailleurs la sensibilité du point est rapidement discernable, autant pour la personne massée que pour celle qui masse .

Pour localiser les points, il existe plusieurs techniques : 

Technique utilisant les repères anatomiques
L’une des premières techniques pour localiser un point est d’utiliser les repères anatomiques de notre corps qu’ils soient fixes ou mobiles.

Les repères fixes sont des repères qui ne « bougent » pas quelque soit la position du corps (nombril, orteils, proéminence…). Au contraire les repères mobiles seront plus ou moins visibles selon la position du corps c’est notamment le cas des plis cutanés.


De nombreux points sont situés dans des endroits ayant un ou plusieurs repères anatomiques comme par exemple: un muscle, un tendon, une dépression ou au contraire une proéminence, une articulation, un pli cutanée, le nombril

Les points peuvent être déterminés soit par la palpation soit en utilisant un engin spécifique, comme une pointe de stylo à bille.

Technique utilisant les "cun"
Les points sont tout d’abord repérés sur les planches qui indiquent les tracés des méridiens avec la situation des points par rapport à la musculature et au squelette.

Les unités de mesure qui les repèrent sont exprimées en pouce ou distance, ce qui permet d’adapter les mesures à l’anatomie de chacun

Technique utilisant un punctomètre
Enfin la variation électrique de la peau au niveau des points d'acupuncture a permis l'invention du punctomètre pour leur détermination.

lundi 29 juin 2020

Communication entre les méridiens et le système des Viscères (zangfu) : Relation Biao Li

Les connexions (anastomoses) entre les méridiens ont pour fonction de permettre la communication entre le système des méridiens, de même qu’entre les méridiens et le système des Viscères. Cette relation Extérieur-Intérieur (Biao Li) comporte les aspects suivants :

Communication centrifuge de l’Intérieur vers l’Extérieur
Les trajets internes des méridiens Yin de la main se connectent avec les Organes (zang) auxquels ils se rattachent, de même qu’avec l’Entraille (fu) Yin ou Yang avec laquelle ils sont couplés. Ils vont de la région du thorax vers l’Extérieur et se relient au méridien Yang avec lequel ils sont couplés au niveau des extrémités des doigts ou sur la main.



Les trajets internes des méridiens Yin du pied se connectent avec l’Entraille (fu) à laquelle ils se rattachent, de même qu’avec l’Organe (zang) Yin ou Yang avec lequel ils sont couplés. Ils vont de la région du centre du corps vers l’Extérieur et se relient au méridien Yin avec lequel ils sont couplés au niveau du pied
Communication de l’Extérieur vers l’Intérieur
Chaque méridien Yang de la main commence à la main, se dirige vers la région thoracique, pénètre dans le thorax et se relie à Intérieur du corps à l’Entraille (fu) à laquelle il se rattache et à l’Organe (Zang) Yin ou Yang avec lequel il est couplé 
Chaque méridien Yang du pied commence au pied, pénètre dans l’abdomen et atteint l’Intérieur et l’Organe (zang), de même que l’Entraille ( fu) Yin ou Yang auxquels il se rattache 

Les 12 méthodes de puncture correspondant aux 12 méridiens et leurs applications

Les piqûres ont douze modes (jie) pour correspondre aux douze méridiens. Ling Shu chapitre 7
Le premier s’appelle la piqûre ou (i.e. un nombre pair, on utilise deux points). Lorsque l’on fait la piqûre ou, on poncture un point douloureux derrière et un point douloureux devant. On l’utilise pour saigner le bi du cœur. Pour “Ou-Ci”, la plupart des acupuncteurs pensent qu’il s’agit de l’application des points Bei Shu et Mu. Pourtant, ce n’est pas la bonne explication. “Il s’agit de poncturer un point ashi sur le dos et un autre sur la face antérieure du tronc, on l’utilise pour traiter le Bi du Coeur. La technique OuCi est appelée Pangzhen . Clairement “Ou-Ci” utiise deux points pour le traitement, mais la technique de poncture est Pangzhen. Qu’est-ce que Pangzhen? la onzième méthode de puncture (voir ci-dessous).

En outre, dans le «Su Wen chapitre 43», il est dit que «les manifestations pathologiques du bi du cœur sont des palpitations en cas d’irritation, apparition soudaine d’asthme avec sensation de peur, gorge sèche, et hoquet fréquent. “Ou-Ci” ne se rapporte pas à l’application des points Bei Shu et Mu; le Bi du Coeur est le Bi de la poitrine, c’est une maladie du muscle.
 La deuxième s’appelle la piqûre bao (i.e. répéter, on traite plusieurs points). On poncture directement [dans l’endroit douloureux] et on laisse l’aiguille puis on appui au dessus et en dessous autour de l’aiguille avec la main gauche. On retire l’aiguille lorsqu’un autre point douloureux est trouvé et on répète le même procédé.
La troisième s’appelle la piqûre hui (i.e. relâcher, détendre). Lorsque l’on fait la piqûre hui, on puncture verticalement le point douloureux du muscle, puis on insère une autre aiguille à coté de la première en demandant au patient de mobiliser son corps afin de relaxer la crampe musculaire. On l’utilise pour soigner le bi des tendons.
La quatrième s’appelle la piqûre qi. Lorsque l’on fait la piqûre qi, on enfonce une [aiguille] dans le point douloureux et deux autres à côté. Cela s’appelle aussi méthode des trois aiguilles.  La méthode des trois aiguilles  [est employée pour] soigner le syndrome bi froid localisé dans les couches plus profondes et limité à une petite zone.
La cinquième s’appelle la piqûre yang. Lorsque l’on fait la piqûre yang, on enfonce [une aiguille] tout droit et quatre à côté, de façon superficielle afin de soigner le syndrome bi froid sur une zone de la peau largement étendue.
La sixième s’appelle la piqûre zhizhen. Lorsque l’on fait la piqûre zhizhen, on pince (yin) la peau et on puncture afin de soigner le syndrome bi froid de la peau limité à une petite surface.
La septième s’appelle la piqûre shu. Lorsque l’on fait la piqûre shu, on retire l’aiguille rapidement après son insertion, on utilise peu d’aiguilles et on puncture profondément. On l’applique pour traiter la chaleur excessive.
La huitième s’appelle la piqûre duan (i.e. proche, à coté). Lorsque l’on fait la piqûre duan qui traite (ci) le Bi des os (gubi), on l’enfonce profondément l’aiguille à la proximité des os et on la soulève et l’enfonce afin de frotter les os.
La neuvième s’appelle la piqûre fu, Lorsque l’on fait la piqûre fu, on enfonce l’aiguille de façon oblique et superficielle afin de soigner les contractions des muscles dues au froid (ji bi).
La dixième s’appelle la piqûre yin (On fait la piqûre yin pour traiter les maladies dues à l’excès du Yin). On poncture les points du shaoyin bilatéralement pour traiter le syndrome du jue froid.
La onzième s’appelle la piqûre pangzhen. Lorsque l’on fait la piqûre pangzhen , on puncture verticalement en visant le point douloureux avec une aiguille et on insère ensuite  une deuxième aiguille à coté de la premère afin de soigner le bi chronique.  “La onzième est appelé Pangzhen-Ci, elle consiste à poncturer directement dans le point ashi et ensuite à insérer une autre aiguille à côté de la première. Elle est utilisée pour traiter le syndrome bi qui persiste.”
Le Ling Shu 13  nous dit que “le point utilisé pour traiter les maladies du muscle est appelé  point ashi.” La méthode de Pangzhen est donc utilisée pour traiter les maladies du muscle et pas les maladies des Zang-Fu, le point ashi est situé sur le muscle et ce n’est pas un point d’un méridien.
 La douzième s’appelle la piqûre zan. Lorsque l’on fait la piqûre zan, on applique plusieurs aiguilles sur la pustule et on fait saigner, on poncture superficiellement et on retire rapidement l’aiguille. On l’utilise pour soigner les pustules. 
Le Su Wen au chapitre 62 déclare que «toutes sortes de maladies sont causées par un dysfonctionnement du Qi et du Sang». Le Qi et le Sang sont transférés par le méridien au muscle et à l’articulation puis aux Zang-Fu. Du point de vue du transfert du Qi et du sang, toutes les maladies peuvent être considérées comme un dysfonctionnement des douze méridiens.
Il existe douze méthodes de poncture qui correspondent au  dysfonctionnement des douze méridiens ce qui suggère que ces douze méthodes peuvent être utilisées pour traiter toutes sortes de maladies.

Comparées aux neuf méthodes de poncture, les douze méthodes de poncture donnent plus de détails sur la façon de poncturer une maladie de la peau, des muscles, des tendons et des os. 
Par exemple, “Mao-Ci” consiste à poncturer la peau si le syndrome bi de la peau se produit, et dans les douze méthodes de poncture, c’est “Zhizhen-Ci” qui est appliquée pour traiter les maladies de la peau limitées à une petite zone alors que “Yang-Ci” est appliqué pour traiter les maladies de la peau dans une large zone.
Les techniques ci-dessus ont pour caractéristique que la pointe de l’aiguille atteint toujours la couche où se trouve la maladie. Par exemple, pour “Duan-Ci”, la pointe de l’aiguille atteint l’os afin de traiter une maladie de l’os. Cela reflète l’un des principes les plus importants dans les techniques d’acupuncture concernant la profondeur de poncture. En d’autres termes, il faut poncturer pour atteindre l’emplacement de la maladie.

Les neuf méthodes de poncture et leurs applications


Dans le Ling Shu chapitre 7, Il y a neuf piqûres correspondant aux neuf altérations (jiubian).Ces neuf méthodes de poncture s’appliquent à tous les types de maladies, y compris celles des Zang-Fu, des méridiens, des muscles et de la peau.
Neuf est le plus grand nombre et par conséquent, neuf méthodes de poncture et neuf types de maladies représentent respectivement toutes les sortes de méthodes de poncture et toutes les sortes de maladies. En d’autres termes, ces neuf méthodes de poncture peuvent être utilisées pour traiter toutes sortes de maladies.
La première : La piqûre shu.“Shu-Ci” consiste à poncturer le point Ying et le point Shu qui se rapporte à l’organe Zang. Ying et Shu (deux des cinq points shu) représentent en fait tous les points shu, y compris ceux des Fu. Chaque fois que Ling Shu discute des Zang, cela englobe toujours les Fu. Par conséquent “Shu-Ci” est la méthode pour traiter le  dysfonctionnement des Zang-Fu en poncturant les cinq points shu.
La deuxième: la piqûre yuandao. 
“Yuandao-Ci” consiste à poncturer un point situé sur la partie inférieure du corps lorsque la maladie est située dans la partie supérieure et à piquer les points (shu) des entrailles.  “Shu-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des Zang-Fu, et inclut la poncture des cinq points shu des Fu. D’après le Chapitre 4 du Ling Shu, «il existe un autre groupe de points autres que les cinq points shu pour traiter le dysfonctionnement des Fu connu sous le nom de« points He-Mer inférieurs ».
Tous ces points sont situés sur le membre inférieur. En revanche, les Fu sont dans la partie supérieure du corps .

Le chapître 1 du Ling Shu dit que les cinq points shu représentent tous les points des méridiens, “Shu-Ci” et “Yuandao-Ci” sont donc des méthodes pour traiter toutes sortes de maladies liées au dysfonctionnement des Zang-Fu et des méridiens.
La troisième : la piqûre jing.  “Jing-Ci” consiste à poncturer le point où le grand collatéral diverge du méridien. Selon le chapitre 10 du Ling Shu c’est le point Luo. Par conséquent “Jing-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement du grand collatéral en poncturant le point Luo.
La quatrième : la piqûre luo. “Luo-Ci” consiste à poncturer les collatéraux superficiels (Xiao Luo). C’est la méthode pour traiter la dysfonction des collatéraux mais pas des grands collatéraux. Le Chapitre 3 du Ling Shu nous dit : «La piqûre consiste à éliminer la stagnation du sang», ce qui signifie donc que la stase de sang est l’indication de l’application de cette technique de poncture. Le Su Wen chapitre 62 déclare, «piquer le collatéral si l’on observe un dysfonctionnement du sang».
Le Su Wen chapitre 24 déclare également qu’il faut piquer d’abord s’il y a stagnation du sang avant de traiter le méridien.
En outre, le Ling Shu 10 explique comment l’appliquer dans la pratique clinique : “Piquer les collatéraux à l’endroit où ils sont bizarres (où ils montrent une couleur anormale ou une apparence anormale). Piquer les collatéraux si un Qi pathogène les attaque. Sinon, le Qi pathogène se transformera en syndrome Bi”. 
«Jing-Ci» et «Luo-Ci» sont les méthodes pour traiter toutes sortes de dysfonctions des collatéraux.
La cinquième:  la piqure fen“Fen-Ci” consiste à poncturer entre les muscles. C’est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des muscles.La piqûre fen, c’est la poncture dans le plan de séparation tie la chair.
La sixième: la piqûre daxie. La piqure daxie c’est la poncture des grandes suppurations avec l’aiguille-poignard. “Daxie-Ci” consiste à poncturer la pustule en appliquant “Pizhen”. C’est la méthode pour traiter les pustules dues à la chaleur et à la stagnation du sang dans les muscles.
La septième :  la piqûre mao. La piqûre mao, c’est la poncture des bi superficiels de la peau. “Mao-Ci” consiste à poncturer la peau si le syndrome bi de la peau se produit. C’est la méthode pour traiter toutes sortes de maladies de la peau.
La huitième :  la piqûre ju. 
La piqure ju, c’est pour la gauche traiter à droite et pour la droite traiter à gauche.“Ju-Ci” consiste à poncturer le côté gauche du patient lorsque la localisation de la maladie est du côté droit du patient, et vice versa. “Ju-Ci” est une méthode spéciale de poncture car dans la plupart des cas nous devrions poncturer le côté où apparaissent les symptômes.
Le Su Wen 62 indique que si le patient a un symptôme sur le côté gauche alors que son pouls est anormal est du côté droit, il faut appliquer la technique Ju-Ci.”
La condition d’application de« Ju-Ci » est que le côté du pouls anormal est contraire au côté où le symptôme apparaît.
“Ju-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des Zang- Fu ou des méridiens en poncturant un point situé à l’opposé de l’endroit où le symptôme apparaît.
La neuvième: la piqûre cui. La piqûre cui, c’est le traitement du bi’ au moyen de l’aiguille de feu (fanzhen). “Cu-Ci” consiste à poncturer le syndrome bi en appliquant l’aiguille chaude. Le Ling Shu 13 indique que “les crampes du muscle sont dues au froid: la flaccidité est due à la chaleur …”
«Cu-Ci» est la méthode pour poncturer les crampes.
«Fen-Ci» est la méthode générale pour traiter les maladies musculaires par poncture du muscle mais “Cu-Ci” s’applique particulièrement aux crampes dues au froid. 

Les 5 méthodes de puncture selon les cinq organes

Il y a cnq piqûres pour correspondre avec les cinq organes.
La première :  la piqûre ban [demi-piqûre]. Lorsque l’on fait la piqûre ban, on enfonce superficiellement l’aiguille et on la retire rapidement, comme si on arrachait un cheveu, pour qu’elle ne blesse pas la chair. On s’en sert pour traiter le souffle de la peau. Cette piqûre correspond au poumon.

La deuxième :  piqûre baowen [en taches de léopard]. Lorsque l’on fait la piqûre baowen, on pique à gauche et à droite, devant et derrière. Elle a pour but d’atteindre les vaisseaux et on s’en sert pour traiter le sang des méridiens et des luo. Cette piqûre correspond au coeur.

La troisième : la piqûre guan [articulaire]. Lorsque l’on fait la piqûre guan, on puncture verticalement à gauche et à droite sur les extrémités des tendons. On s’en sert pour traiter le bi des tendons (jinbi). Il faut prendre garde de ne pas faire saigner. Cette piqûre correspond au foie. Elle s’appelle aussi la piqûre yuan ou encore la poncture qi.
La quatrième : la poncture hegu. Lorsque l’on fait la piqûre hegu, on pique dans le plan de séparation de la chair à gauche et à droite en forme de patte de coq. On s’en sert pour traiter le bi de la chair (jibi). Cette piqûre correspond à la rate.
La cinquième : la piqûre shu. Lorsque l’on fait la piqûre shu, on enfonce et on retire [l’aiguille] verticalement et on pénètre profondément jusqu’aux os afin de traiter le bi des os (gubi). Cette piqûre correspond au rein.
Ling Shu chapitre 7
Dans le Su Wen chapitre 10  il est dit que« la fonction du cœur se rapporte au vaisseau, la fonction du poumon se rapporte à la peau, la fonction du foie au tendon, la fonction de la rate au muscle, la fonction du rein à l’os.”
Cette affirmation révèle les relations physiologiques particulières entre les cinq Zang et les vaisseaux, la peau, le muscle, le tendon et l’os. Les cinq méthodes de poncture sont le reflet de cette théorie. On devrait utiliser les cinq points Shu des méridiens Yin pour traiter les dysfonctionnements des cinq Zang.
Les cinq méthodes de poncture traitent la peau, les vaisseaux, le muscle, le tendon et l’os. 
Le Su Wen au chapitre  50 stipule que “celui qui pique la peau ne doit pas léser le muscle. Si le muscle est blessé il affectera la fonction de la rate et le patient souffrira de ballonnements avec agitation durant la période qui correspond à la rate. Le chapitre 50 du Su Wen indique également que «la poncture profonde ou superficielle doit correspondre à la profondeur ou se trouve la maladie».  La pointe de l’aiguille doit atteindre la couche où se trouve la maladie.
Les cinq méthodes de poncture sont les mêmes que les neuf méthodes de poncture et que les douze méthodes de poncture.
D’autre part, lors du traitement d’un dysfonctionnement des méridiens ou des Zang-Fu, nous devons traiter les points et la profondeur de poncture dépend de la saison.
Dans les 9, les 12 et les 5 méthodes de poncture, certaines techniques portent le même nom, mais traitent des problèmes différents. Par exemple, “Shu-Ci” des neuf  méthodes est utilisée pour poncturer les points Ying et Shu et traiter les Zang, alors que “Shu-Ci” des douze méthodes de poncture consiste à retirer l’aiguille juste après l’insertion, à appliquer plusieurs aiguilles et à poncturer profondément pour traiter une chaleur excessive. Enfin, le “Shu-Ci” des cinq méthodes de poncture insère l’aiguille de façon à ce que sa pointe  atteigne l’os et est utilisée pour traiter le syndrome bi des os. 
La différenciation détermine la méthode de poncture à utiliser. Par conséquent, une différenciation correcte est la condition préalable à l’application de la poncture. Si par exemple la maladie est dans le muscle alors on peut appliquer “Fu-Ci” des douze méthodes ou “Hegu-Ci” des cinq méthodes.
La méthode de puncture n’est pas seulement le reflet de la différenciation, mais aussi la conclusion de la différenciation.

https://lesouffledumenhir.blogspot.com/2019/04/le-sang-xue-xue-etymologie-definition.html